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Habitudes de consommation durant le ramadhan à Constantine : Quand la galette fait de l'ombre au pain
Publié dans El Watan le 08 - 05 - 2021

De nouvelles habitudes de consommation deviennent plus remarquables durant le Ramadhan de cette année à Constantine. Face à une diminution considérable de la consommation du pain durant ce mois, on note une hausse importante de la demande sur la galette, toutes formes confondues.
Des chaînes se forment chaque jour, notamment dans l'après-midi, quelques heures avant la rupture du jeûne devant les lieux de vente de galette, dont la fabrication a pris les allures d'une importante activité commerciale.
Pour cela, il n'y a qu'à voir les grossistes des produits alimentaires de la cité populaire des Frères Abbas (Oued El Had), où la galette se vend en gros au même titre que les autres produits.
D'ailleurs, elle trône en bonne place à côté des feuilles de khatfa (dioul) et du raghif. Interrogés devant les files d'attente, plusieurs clients affirment avoir banni le pain durant le Ramadhan, malgré la différence de prix. Précisément, le prix d'une baguette de pain varie entre 10 et 20 DA, contrairement à la galette qui coûte entre 60 et 80 DA.
«La qualité de la baguette du pain rotatif est complètement différente de celle des années précédentes. Non seulement il n'a aucun goût, mais il est dangereux pour la santé à cause des produits ajoutés, dont l'améliorant. Les gens commencent à prendre conscience du risque de ce pain.
C'est pourquoi ils préfèrent se diriger vers les vendeurs de galette, qui ont l'embarras du choix», a déclaré Mouna. Hamid ajoute : «Pour moi, le pain vendu actuellement est une arnaque. Même les gens qui ne l'achètent plus le préparent actuellement à la maison.»
De leur côté, nombreux sont les vendeurs de galettes qui ont enregistré une importante hausse de la demande durant ce mois, précisément par les couples de vieux ou les femmes qui travaillent. Un vendeur exerçant au boulevard Boudjeriou au centre-ville de Constantine affirme que la demande sur la galette a doublé, de même aussi pour le fameux khobz dar (Pain maison).
Mais il faut noter que cette hausse de la consommation de la galette durant le Ramadhan est temporaire. Elle est due essentiellement aux habitudes alimentaires des Constantinois qui préfèrent de loin ce produit sur leur table aux côtés de la traditionnelle chorba.
C'est différent par rapport au pain qu'on consomme les autres périodes de l'année. Pour sa part, Abdelaziz Bougarne, président de l'union des boulangers de la wilaya de Constantine, n'était pas du même avis. Cette réduction, selon ses dires, est liée à plusieurs facteurs, dont la baisse du pouvoir d'achat. En termes de chiffres, M. Bougarne affirme qu'au début du mois de Ramadhan, les boulangers jetaient quotidiennement environ 7000 baguettes non vendues. «Nous avons remarqué cette baisse de consommation, avant le mois de Ramadhan, mais elle n'était pas si brutale.
Durant les dix premiers jours du Ramadhan, un seul boulanger produisait environ 700 baguettes/jour et jetait environ 500, cela sans compter le gaspillage des citoyens. Ce pain invendu est orienté vers les étables comme nourriture pour le bétail.
Ce qui nous a poussés à réduire la production, le nombre de travailleurs et fermer temporairement 35 boulangeries, surtout celles situées dans les zones rurales», a regretté M. Bougarne. Et de poursuivre que même les vendeurs de galette ont connu une baisse de 40 %, à cause de la Covid et de la baisse du pouvoir d'achat.
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