Les militants de RAJ réclament la réhabilitation    Rumeur et inquiétude : le convalescent et le syndrome du prédécesseur    Spectre ou menace réelle ?    Seulement 8 députés pour 5 ministres    Yacine Mebarki se pourvoit en cassation    Le militant écologiste Karim Khima acquitté    Les «qui-tu-quistes» aux abois    Quand le Parlement européen secoue le cocotier    Le niveau des barrages en nette hausse    Une récolte de 372 000 quintaux attendue    Ouverture d'un tronçon de 10 km aux véhicules légers    Incident à la station-service du Caroubier    Ferhat Aït-Ali Brahim montre la voie bancaire    Saidal signe un nouveau mémorandum    Fragile consensus politique en Libye    «Le Maroc dissimule ses pertes»    «Nous sommes en Europe, au milieu de deux extrémismes, qui, d'ailleurs, se nourrissent mutuellement»    La Chine, "plus grande menace pour la démocratie"    Vers un dénouement de la crise du Golfe    Rencontre entre les ministres des Affaires étrangères jordanien et israélien    LDC. MC Alger – Buffles FC (Bénin) : Le Doyen l'emporte sur tapis vert !    ES Sétif : Le retour de Fahd Halfaïa    Js kabylie : Mellal parle des objectifs du club    Benaraïbi, Baup et six joueurs atteints de coronavirus    USMBA-MCA mardi    Résultats Ligue 1    La CAF veut-elle reprogrammer le match ?    Fin tragique pour le petit Yanis    7 arrestations pour trafic d'armes et de stupéfiants    Le président de l'APW interpelle le ministre de la Santé    "Le vaccin pour tous"    Air Algérie dévoile son programme de vols    Plus de 200 locaux fermés    Situation des artistes au temps du coronavirus : Les temps sont durs !    Un hymne à l'amour et à la jeunesse    Une expérience unique dans le monde arabe    L'observation des oiseaux à Central Park, rare loisir en temps de Covid    Une «Histoire du fils» qui dure un siècle    Le théâtre britannique s'invite virtuellement au TNA    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce samedi    Sit-in annoncé devant les directions de l'éducation: Les directeurs des écoles en colère    Ils ont été débarqués au port de Ghazaouet: Près de 100 harraga expulsés d'Espagne    Construction automobile: «Aucun changement n'est prévu dans le cahier des charges»    Chômage et système «D»    LE LONG TUNNEL NOIR    Mgr Henri Teissier sera inhumé le 9 décembre à la basilique de Notre Dame d'Afrique    Les unités de l'APLS continuent de viser des positions militaires de l'occupation marocaine    6e session du Forum parlementaire euro-méditerranéen : le Parlement algérien réaffirme le rejet de la résolution du PE    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Quel retrait, pour quel Irak ?" Gérard Challiant. Spécialiste des relations internationales et de l'étude des conflits armés, auteur de Guérillas. Du Vietnam à l'Irak.
Publié dans El Watan le 20 - 08 - 2010


Les forces de combat américaines ont quitté l'Irak hier, en retirant leur dernière brigade de combat. De nombreux Irakiens accueillent ce retrait avec méfiance et se demandent si les forces irakiennes seront capables d'assurer la sécurité du pays où les violences persistent. Alors même que cinq mois après les élections législatives, il n'y a toujours pas d'accord en vue pour désigner un Premier ministre. -Le retrait des dernières troupes de combat en Irak était fixé avant le 31 août 2010, ce qui ramène la présence militaire américaine en sol irakien à 50 000 hommes. Qui sont ces derniers soldats à rester sur place ? Ces 50 000 soldats peuvent parfaitement devenir des troupes de combat. Les troupes de combat n'étaient déjà plus utilisées pour combattre depuis cinq mois, mais pour maintenir une paix précaire. Ces forces qui restent en Irak servent de forces d'interposition, dans certaines zones du Nord, notamment. Par exemple, entre les Kurdes du Nord et les Arabes sunnites. Le retrait de l'ensemble des troupes américaines est annoncé pour la fin de l'année prochaine. En Irak, toutes les conditions d'une guerre civile sont aujourd'hui réunies. On attend déjà la désignation d'un Premier ministre depuis 5 mois. Les sunnites sont frustrés et se sentent laissés dans la partition du pouvoir. Différentes factions, au nombre de trois chez les chiites, ne sont pas d'accord entre elles. De plus, la prospérité des Kurdes au Nord, qui semblent avoir trouvé un moyen de se gouverner, dérange les majorités arabes. -Barack Obama avait annoncé un retrait complet des forces américaines en Irak, au plus tard au 1er janvier 2012. Peut-on s'attendre à un respect de cet objectif ? C'est une échéance qui ne sera pas tenue. Selon moi, le Premier ministre irakien à venir demandera, en 2011, aux Américains, de laisser derrière eux une force résiduelle, car leur départ laisse se profiler des choses très incertaines. Cette force résiduelle servira à pousser plus loin la stabilité du pays. Comme l'avait demandé récemment un général de l'armée irakienne, les Américains resteront, semble-t-il, plus longtemps qu'avant la date annoncée par Barack Obama. Selon ce scénario, le président américain sera dédouané du manquement à ses objectifs en Irak, en disant qu'on lui demande de rester pour assurer la protection d'un Etat en construction. -Quel est donc l'intérêt stratégique supérieur américain qui mènerait à un retrait plus tardif ? Cet intérêt est celui de ne pas laisser un pays en état de guerre civile, qui serait alors l'expression du fiasco complet de l'invasion irakienne. Le tout, pour que les Américains arrivent à s'extirper de cette situation est de laisser un Etat boiteux, mais pas déchiré.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.