Un vent de fronde souffle sur le RND à Béjaïa    Deux jeunes citoyens arrêtés, puis relâchés    Le maire de Chemini devant la cour d'appel de Béjaïa aujourd'hui    Rompre avec le statu quo    De l'eau trouble et malodorante dans les robinets    "L'ouverture du capital d'entreprises publiques n'est pas un dogme"    Condamnations en série après un appel à la normalisation avec Israël    "Je suis au CRB pour gagner des titres"    Le NAHD en réel danger    Des attestations pour une cinquantaine de chasseurs formés    Pas de changements pour la rentrée universitaire    "De l'importance de la littérature postcoloniale pour le vivre-ensemble"    Rabat s'est fourvoyé dans le choix de son nouvel allié    62 listes ont retiré le dossier de candidature à Oran    Au-delà des grandes formules...    Islam Slimani : «Les deux derniers matchs avec les Verts m'ont fait du bien»    Real : Courtois analyse le match nul face à Villareal    Ayoub Ferkous 77e et Abdelkrim Ferkous 81e    Six sports de combat domiciliés au Centre des conventions    L'ANPHA renouvelle son engagement à contribuer au développement du secteur pharmaceutique    Tayeb Louh face à ses juges    Sensibilisation sur la vaccination en Algérie    Tebboune rassure les responsables locaux    Sachez que...    2 244 écoles fermées en raison des menaces terroristes    Inauguration de la saison culturelle    Mondial 2022 : Un trio sénégalais pour Niger – Algérie    Flux migratoires : Cinq pays appellent à une juste répartition dans l'Union européenne    7es Journées nationales du monologue    Agressions et vols, un mandat de dépôt    Essais nucléaires français en Algérie: Faire appel aux obligations du Traité de non-prolifération    Face aux salaires, la circonspection    Djelfa: Une fillette tuée et un garçon blessé par un poids lourd    La sculpture est-elle «maudite» ?    En perspective des JM 2022 d'Oran: Des instructions pour la réhabilitation du Théâtre de verdure    Des retards qui font mal    Feu sur les spéculateurs!    Retrouvailles chaleureuses entre Lamamra et lavrov    Au moins huit militaires tués dans une embuscade    La vie a repris ses droits    Une saga diplomatico-judiciaire    Brèves    Le MAE chinois appelle à promouvoir le processus de règlement politique    Les indépendants à l'assaut des communes    L'Algérie renforce son dispositif de contrôle des voyageurs    L'Algérie face au triangle hostile    Reprise du programme culturel et artistique    Journée portes ouvertes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les habitants tirent la sonnette d'alarme
Vieille ville
Publié dans El Watan le 13 - 10 - 2011

Des familles vivent depuis trop longtemps avec la peur au ventre de voir leurs toits s'effondrer sur leurs têtes.
Ces derniers jours, le retour des intempéries dans la wilaya de Annaba a davantage nourri les appréhensions des occupants des habitations précaires notamment ceux de la vieille ville (Place d'Armes). Plusieurs familles se sont rassemblées hier devant la daïra pour signaler aux autorités locales les risques d'effondrement de leurs vielles maisons. Elles craignent de revivre encore le cauchemar de l'écroulement dramatique de plusieurs bâtisses qu'a connu cette vieille cité qui remonte à l'époque ottomane. Ces habitants dénoncent ce qu'ils estiment être du mépris de la part des autorités locales vis-à-vis de leur situation. Ils revendiquent l'affichage immédiat des listes d'attribution des logements qui leur seraient destinés.
Ils ont exhibé des rapports d'expertise attestant formellement que le risque d'effondrement est bien réel au vu des débris se détachant de ces maisons, des fissurations verticales, des cages d'escalier effondrées, du fléchissement différentiel du sol au 1er étage, des fissures profondes dans les murs de soutènement, de l'affaissement, l'humidité… Sans parler de la prolifération des rongeurs. Un père de famille, Kellah Mostapha, habitant une buanderie sur la terrasse d'une de ces habitations menaçant ruine, sise à la rue Philippe, et dont la demande de logement date de plus de 15 ans, témoigne, non sans peine: «Nous sommes plusieurs familles avec des enfants, à occuper un immeuble datant de la période ottomane. La dégradation des murs, de la cage d'escalier et de la toiture est visible. La masure représente un risque d'effondrement latent. Nous sommes inscrits sur les listes des demandeurs de logement depuis plusieurs années, et nous attendons toujours une hypothétique attribution, en espérant que nous serons de ce monde lors des futures attributions de logement.»

Toutefois, il est permis d'espérer eu égard aux programmes qui sont mis à contribution pour éradiquer l'habitat précaire. Les autorités locales restent optimistes quant à la conduite de cette opération d'autant plus, dit-on, que les projets finis et ceux réceptionnés, permettront de venir à bout du phénomène. La problématique de l'habitat précaire est appréhendée dans toutes ses dimensions quand on sait qu'une partie considérable de ses occupants est constituée de ruraux installés dans des zones éparses. Et c'est d'autant plus handicapant que les équipements et les infrastructures des différentes communes subissent une forte pression. Pour rappel, en février 2010, 153 familles habitant des demeures menaçant ruine à la vieille ville de Annaba ont fait l'objet d'une opération de relogement dans des bâtiments neufs, situés à Bouguentas, à la cité Bouhdid.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.