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Développement économique à Oum El Bouaghi
Les jeunes attendent du concret
Publié dans El Watan le 17 - 01 - 2006

La wilaya d'Oum El Bouaghi, issue du découpage de 1974, forte de quelque 600 000 âmes et dont la vocation économique reste dominée par l'agro-pasteuralisme, pourra-t-elle aspirer avec l'année qui commence à voir grand, d'autant que ses atouts plaident en faveur d'un développement plus conséquent.
Un développement qui demeure tributaire d'un essor franc du secteur agricole, notamment par l'apport d'investissements plus importants pour le hisser au rang qui lui échoit, c'est-à-dire le faire accompagner de l'industrie agro-alimentaire comme cela se fait ailleurs. Car, disons-le, certains fellahs sont découragés de vendre à perte leurs produits, notamment le maraîchage. A F'Kirina, une région sur laquelle repose l'espoir d'étendre les parcelles affectées au maraîchage, les fellahs ont, au cours de l'été dernier, proposé la tomate à des prix éminemment concurrentiels. Peut-être ont-ils consenti une perte sur la vente de leurs produits, de peur qu'ils ne leur reviennent. Avec 361 688 ha de surface agricole utile, plus de 100 000 ha de pacage et parcours steppiques et 75 035 ha de forêts, la wilaya d'Oum El Bouaghi est à même de relever les défis qu'impose la conjoncture actuelle. Justement, tout est focalisé sur le secteur pour un réel et durable développement, lequel se traduit sur le terrain par la plantation d'arbres fruitiers, tant à l'Est qu'à l'Ouest, par la mise en valeur des plaines, principalement celles proches des cours d'eau. Ainsi, pour concrétiser certains projets, il s'est avéré nécessaire d'édifier des retenues collinaires à Sigus, F'Kirina, Aïn Fakroun, Rehia et Griguer (Meskiana). Rien que pour cette dernière, il a été alloué une enveloppe de 10 milliards de centimes, cela en attendant la réalisation de barrages moyens. On compte exploiter judicieusement les eaux des oueds que compte la région ou qui la traversent, comme Fezguia, Aïn Kercha, Dahmane, Medfoune, Meskiana, El Hassi, Boulfreïs et Maârouf. Autant dire que les ressources hydriques sont suffisantes pour servir à l'irrigation des terres. Par ailleurs, le système goutte à goutte a été adopté par de nombreux maraîchers et cultivateurs de la région. Si le secteur agricole connaît ces derniers temps un regain de vitalité grâce aux plans initiés par le ministère de tutelle, notamment le FNRA et FNDRA, il n'en est pas de même pour l'industrie qui, au lieu de décoller, commence à battre de l'aile. Cela concerne en particulier l'industrie textile, tant à Aïn Beïda qu'à Meskiana, qui est en nette perte de vitesse. La conjoncture qui a prévalu au cours de la décennie écoulée, ajoutée à la non-compétitivité face aux industries textiles des autres pays, dont les produits sont nettement concurrentiels et d'autres facteurs ont fini par provoquer son naufrage de façon irrémédiable. Pourquoi naufrage, parce que les deux unités en question employaient un grand nombre d'ouvriers. Leurs effectifs ont été dégraissés jusqu'à l'os, si bien qu'aujourd'hui, elles « roulent » au ralenti. Sur tout le territoire de la wilaya, il n'existe que deux zones industrielles, la première à Aïn M'lila où est implanté la Cabam, une usine spécialisée dans la fabrication des cabines sahariennes, de Aïn Beïda où un embryon d'industrie résiste à tous les vents. Signalons quand même la mise en service de la centrale électrique de F'Kirina, d'une capacité de production de 292,41 MW inaugurée en octobre 2004. Elle constitue un joyau de la technologie moderne. Les unités existantes et disséminées surtout dans les grandes zones urbaines, à l'instar de l'EMAB (menuiserie) de Aïn Beïda, Eriad (semoulerie) d'Oum El Bouaghi, n'emploient guère plus d'ouvriers, étant vu que les compressions d'effectifs les ont touchées. Le secteur privé compte quelques petites entreprises, spécialisées dans la transformation ou le montage. Ce sont surtout des limonaderies, des minoteries, une laiterie, Sopel spécialisée dans le montage des appareils électroniques. De tout ce lot se détache la Sarl Dar el houda, une maison d'édition établie à Aïn M'lila et qui emploie 80 personnes. En tous les cas, c'est l'industrie qui occupe le bas du tableau avec un taux de moins 5%, loin derrière le secteur de la construction qui, lui, dépasse la barre des 12%. Administrations et services ont atteint le taux de 27 %. Durant l'année écoulée, le taux de chômage a été estimé à 25,62%, alors qu'en 2000, il était de 29%. Malgré une baisse sensible du taux de chômage, la wilaya d'Oum El Bouaghi n'en continue pas moins de vivre un retard dans le développement industriel. Comment se fait-il que l'investissement tarde à venir, en dépit de la disponibilité de terrains d'assiettes pouvant servir à la création de petites unités ? N'y a-t-il pas certaines lenteurs bureaucratiques qui font que les investisseurs potentiels refusent de se manifester ? En outre, à quoi servent les zones d'activité, sises à Oum El Bouaghi, Meskiana, Ouled Hamla et Aïn Fakroun, si elles ne favorisent pas l'emploi de jeunes ? Ne se peut-il pas qu'elles soient à long terme transformées en cités résidentielles ? Le domaine le plus pourvoyeur d'emplois pour le moment est celui des travaux du bâtiment et publics. En effet, la construction de nouvelles cités résorbe quelque peu une partie du chômage. Aussi, le lancement de grands projets par le secteur des travaux publics a ouvert de nombreuses perspectives. Elargissement et revêtement des routes, tant nationales que de wilayas, modernisation du réseau, réalisation d'échangeurs, de ponts et de maisons cantonnières ont permis de débloquer de nombreuses enveloppes. Reste la ligne de chemin de fer, reliant Tébessa-Aïn M'lila et passant par Aïn Beïda-Oum El Bouaghi, qui est encore en voie de réalisation. On compte beaucoup sur cette ligne pour amorcer un réel développement dans le transport et des voyageurs et des marchandises. Le secteur de l'éducation, lui, s'est renforcé par l'acquisition de plusieurs infrastructures, pour répondre à la demande sans cesse croissante de la population scolarisée. Ainsi, le nombre de collèges est passé de 68 à 73 et celui des lycées de 23 à 27, en attendant l'inauguration de nouveaux établissements. Rien que pour la prochaine rentrée, il est prévu l'ouverture de 6 collèges. La wilaya d'Oum El Bouaghi a bénéficié durant la période allant de 2001 à 2005 de 43 milliards de dinars pour la réalisation de plusieurs projets. Concernant la première tranche du nouveau plan quinquennal, la wilaya s'est vu octroyer une enveloppe de 26 milliards de dinars. Cela pourra-t-il insuffler une dynamique à tous les secteurs et surtout participer à la création d'emplois dans une wilaya où le potentiel jeunesse est le plus important ?... L'espoir est permis. Plus, tous les rêves sont permis !

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