Un arrêt de travail de deux heures sera observé au niveau des agences Casnos sur tout le territoire national. Les travailleurs de la Caisse nationale de sécurité sociale des non salariés (Casnos) montent au créneau. Dans un communiqué rendu public hier, le syndicat de cette structure, affilié à l'UGTA, appelle à une action de protestation lundi prochain. Un arrêt de travail de deux heures sera observé au niveau des agences Casnos sur tout le territoire national. Cette protestation sera suivie d'une grève nationale de deux jours à partir du 18 février, et ce, dans le cas où l'administration de la Casnos ne répond pas favorablement à leurs doléances. Ces dernières se résument essentiellement en revendications socioprofessionnelles et en la contestation du mode de gestion de la Casnos. Le syndicat de la Casnos pointe du doigt accusateur le directeur général de cette institution qui, d'après le communiqué, fait traîner l'application des protocoles n°7 et n°9 relatifs respectivement à la prime de stimulation et de coordination ainsi que les postes des corps communs. A ces deux protocoles s'ajoute la non-application de l'annexe du protocole n°5 signé en 2006. Le secrétaire général du syndicat dresse un tableau sombre de la situation dans laquelle évoluent les travailleurs de la Casnos. «Les travailleurs sont traités différemment. A titre d'exemple, deux ingénieurs d'Etat sont classés dans la catégorie 17, tandis qu'une autre est classée à la 13, alors qu'elle détient le même diplôme», dénonce-t-il. Le problème de la promotion des travailleurs revient au-devant de la scène. Le syndicat revendique la promotion des travailleurs dans le cadre de la commission paritaire avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2012. Les travailleurs de la Casnos se plaignent de la charge de travail quotidienne. Leur syndicat exige le renforcement des services, notamment au niveau des agences régionales. Les pratiques des directeurs régionaux ont été vivement critiquées par les syndicalistes. D'après ces derniers, les directeurs régionaux procèdent à la baisse de la prime de rendement sans consulter les responsables directs. Une pratique qualifiée d'«irresponsable» par le syndicat.