Alarmant !    Ce qu'il faut retenir du dernier Conseil des ministres    "Le contribuable doit payer le juste impôt"    Le pays prêt à transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem    Mobiliser les efforts internationaux    Tebboune présente ses condoléances aux familles des victimes    Les délais prolongés    "La belle au bois dormant    Président Tebboune : l'Algérie prête à abriter le dialogue escompté entre les frères libyens    Violences nocturnes, appels à de nouvelles manifestations    Handball/CAN-2020 (3e journée): les résultats complets    Sahnoun et Medjahed réalisent les minimas des Championnats d'Afrique    3 milliards de dinars pour des opérations d'aménagement en vue des JM    Bilan et perspectives de leur dynamisation dans le cadre d'une vision stratégique    Le Président Tebboune ordonne la rupture avec les pratiques du passé    Le président de la République présente ses condoléances aux familles endeuillées par l'accident de la circulation survenu à El-Oued    Rapport de la première quinzaine du mois de janvier :    L'Algérie regrette les décisions du Gabon et de la Guinée    Aghribs commémore son enfant, le chahid Didouche Mourad    LF 2020: l'importance des dispositions encourageant de l'investissement mise en exergue    Examens de promotion aux grades d'enseignant principal et enseignant formateur: les résultats lundi    Irak : nouvelles manifestations réclamant une refonte du système politique    Foot/Mercato d'hiver : le mouvement des entraîneurs supplante celui des joueurs    SITUATION FINANCIERE : La commune d'Oran peine à retrouver ses entrées    REVISION DE LA CONSTITUTION : Talaia El Hourriyet exige ‘'la parole au peuple''    NOMINATION DE CERTAINS CADRES DE L'ETAT : Le président transfert le pouvoir au premier ministre    Le Président de la République reçoit à Berlin le président du Conseil européen    Football/CAN-2021 et Mondial-2022: des changements au programme de la sélection algérienne    Belkaroui interdit d'entraînement    Le duo Chay-Karouf bien parti pour rester    La quadrature du cercle    Desertec veut renaître de ses cendres    Attentat déjoué contre la veuve du militant Brahmi    Le PAD appelle à une adhésion massive    Sit-in aujourd'hui au tribunal de Sidi M'hamed    Le PT exige la libération des manifestants du hirak    15 militants devant le juge ce matin    Non, le Hirak n'a pas échoué !    ACTUCULT    Une exposition de photographies d'art sur le site de Séfar dans le Tassili N'Ajjer à Alger    Tizi Ouzou : coup d'envoi de la 12e édition du salon du livre    Et zut ! C'est raté pour cette année ! Tant pis ! L'année prochaine, inch'Allah, pitet' !    La FAF s'oppose à la domiciliation du tournoi dans la ville de Laâyoune occupée    La pièce GPS du TNA primée    Ouverture en présence de nombreux intellectuels    NCA Rouiba conclu un accord avec le groupe français Castel    El-Bayadh: Enfin la liste des logements sociaux    Bouira: De 3 ans de prison à la perpétuité pour trafic international de drogue    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La descente aux enfers
Edito : les autres articles
Publié dans El Watan le 18 - 09 - 2013

Acte 2 du «plan de bataille pour 2014». Après la distribution des portefeuilles-clés du gouvernement aux fidèles du clan présidentiel, commencent à s'agiter les partis politiques sous le slogan d'«un quatrième mandat» pour Bouteflika. Deux ont déjà annoncé la couleur : le FLN version Amar Saadani, secrétaire général parachuté à la tête du parti, et la formation Tedj de l'islamo-soft Amar Ghoul, qui pourraient être rejoints par le MPA de Amara Benyounès, ex-opposant, devenu fidèle du chef de l'Etat.
Sur les cendres de la défunte Alliance présidentielle incarnée par le trio Belkhadem-Ouyahia-Soltani, se dessine une nouvelle coalition que Amar Ghoul entend élargir à la pléthore de partis islamistes nés ces deux dernières années. Une aubaine pour les formations islamistes, livrées à elles-mêmes, sans ancrage populaire et incapables de s'entendre entre elles sur un programme commun, encore moins sur une candidature unique à la présidentielle 2014. Bouteflika serait de ce fait leur candidat, somme toute un retour d'ascenseur pour le maître d'œuvre de la loi sur la réconciliation nationale, qui a donné un second souffle à l'islamisme dans le pays. A ce plan de bataille 2004, a été adjoint un volet propagande pour contrer les hommes politiques, analystes et médias qui usent de leur fonction d'alerte de la population sur les graves dangers pour le pays de l'appropriation, par le clan présidentiel, de tous les leviers de décision au bénéfice exclusif du chef de l'Etat.
Il s'agit d'attaquer, par le dénigrement, le déni des faits (pourtant têtus) et la menace, tous ceux qui s'émeuvent des conséquences du piétinement continuel de la Constitution ainsi que des dangers d'un quatrième mandat pour Bouteflika ou d'une prolongation de son troisième mandat par un des artifices constitutionnels dont le pouvoir possède toute une panoplie. L'autre but de cette campagne politico-médiatique (appelée à monter en puissance durant les six mois à venir) est de remodeler l'image de Bouteflika, de gommer celle d'un homme totalement usé par le pouvoir et la maladie et au bilan politico-économique désastreux, pour lui substituer l'image d'un sphinx renaissant de ses cendres, partant à la conquête «d'autres victoires». Ni plus ni moins.
Cela augure d'une ambiance préélectorale bien plus dangereuse que celle des autres mandats, notamment du second avec sa justice de nuit et son harcèlement des opposants politiques et des médias indépendants. Les risques lourds viennent du fait que le régime est agonisant. Le principal pilier, le chef de l'Etat, est terrassé par la maladie et le pouvoir est exercé par son frère, comme dans une république bananière. Plus grave encore, toutes ces dernières années, des fortunes considérables ont été amassées et des situations d'autorité se sont constituées dans l'impunité la plus totale, au vu et au su de tout le monde, et cela à l'ombre du régime. Beaucoup d'enrichis et de promus dans la hiérarchie sociale et politique, ils sont nombreux, useront de tout, y compris de la terreur, pour que rien ne change et rien ne bouge. Les quelques affaires de corruption révélées à ce jour en sont un des indices. L'Algérie risque d'aller à sa perte, car rien ne vient arrêter la descente aux enfers. Et cela, dans le silence le plus total.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.