Djerad pose la 1e pierre d'un projet de réalisation de logements AADL à Alger    L'UE ne reconnait pas la marocanité du Sahara Occidental    Accidents de la circulation : 10 morts et 357 blessés en 48 heures    Skikda: "la récupération du crâne du chahid Bensaâd, permettra d'enseigner l'Histoire aux nouvelles générations"    Le nouveau tsar    Les candidats à l'instance présidentielle connus mardi prochain    Un geste d'apaisement qui en appelle d'autres    Les citoyens ferment le siège de l'APC    Deux navires de Sonatrach mis sous séquestre    Les Syriens et les Français en tête    Disponibilité d'Android 11 Beta sur OPPO Find X2 Series    Chanegriha confirmé au poste de chef d'état-major de l'ANP    Le Mali à la croisée des chemins    Ce que risquent l'Algérie, le Maroc et le Rwanda    Le bilan s'alourdit à 89 morts    Le chef du gouvernement tiendra-t-il le coup ?    La Corée du Nord contre tout assouplissement «prématuré» du confinement    Le Président proroge de trois mois le recours à l'armée pour la mise en œuvre du confinement    Les clubs de la Ligue 1 ont cumulé un déficit estimé à 1 000 milliards de centimes    Zidane ne souhaite pas un départ de Messi du Barça    Mohyiddine Kerrache signe pour quatre ans    L'épreuve    Débat virtuel sur le hirak avec Bouchachi et Belkaïd    28 décès dus à la Covid-19 en 48 heures    Les médecins critiquent la gestion de la crise    9 décès et 413 nouveaux cas en 24 heures    «L'obstination de certains pour un projet inutile»    LE HIRAK EST UN MOUVEMENT DE PROTESTATIONS, DE REVENDICATIONS ET NON UN PARTI POLITIQUE OU UNE COOPTATION DE CERTAINS INDIVIDUS.    Décès du poète et parolier Mohamed Angar    Un guerrier, un homme d'Etat, un apôtre de la paix    Biskra : La Casnos active un portail électronique pour ses affiliés    Chanegriha: le rapatriement des crânes des résistants, un complément aux fondements de la souveraineté nationale    Brèves    Chlef : Le projet des deux trémies toujours en souffrance    Session de l'APW d'Oum El Bouaghi : Radioscopie du secteur éducatif    JSMB : Nacer Yahiaoui n'est plus    Mouloudia d'Alger : La direction fustige la FAF    Taleb Omar appelle à davantage de mobilisation contre l'inaction de l'ONU face aux dépassements de l'occupant    Poésie. Agarruj Yeffren de Mohamed Said Gaci : Un trésor caché    Agression de l'éditeur Karim Chikh : Vague d'indignation sur la toile    Paléontologie : Le jurassique au pied de la cite Malki    Ligues 1 et 2: Encore des divergences sur la reprise    En dépit d'une décision de l'UE: L'Espagne ne rouvrira pas ses frontières aux Algériens    Non respect des mesures préventives contre le Covid 19 : 1034 infractions en un mois    De l'eau pour tous...    L'INDEPENDANCE, LE HIRAK ET LE MAL PROFOND    Adrar: L'ex-député Mohamed Guerrot n'est plus    l'Algérie a honoré sa dette    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





A l'abordage !
Conférence. Histoire des corsaires d'Alger
Publié dans El Watan le 11 - 03 - 2017

Que n'a-t-on pas écrit à propos des corsaires ? Qu'ils soient considérés comme des pirates sanguinaires ou des héros des mers, la légende et l'exagération l'emportent souvent sur les faits historiques. Il faut dire que la figure des raïs qui dominaient la Méditerranée a de quoi nourrir l'imaginaire.
Des récits de captifs aux dessins animés en passant par les opéras de Rossini, les corsaires ne cessent de fasciner et d'inspirer. Mais qu'en est-il de leur réalité ? C'est la question à laquelle a tenté de répondre l'historien Ismet Touati dans une série de cours au Centre d'études diocésain des Glycines (Alger). Le conférencier, chercheur au CNRPAH et enseignant à l'université Abou Bakr Belkaïd de Tlemcen, a d'abord rappelé quelques définitions de base.
Par exemple, la différence entre un pirate qui sévit en dehors des lois et du corsaire qui œuvre pour le compte d'un Etat. A l'aide d'une riche iconographie, Touati a également évoqué quelques grandes figures de corsaires algériens qui étaient de diverses origines (Albanie, Hollande, Majorque…), à l'image de Mourad Raïs ou Hussayn Mezzo Morto. S'ils étaient au service de l'Etat, les raïs avaient tout de même un pouvoir important.
Après une première période (1520-1580) au service des Ottomans dans leur guerre contre les Habsbourg, la marine algérienne développera l'activité de la course qui marque l'autonomisation de la Régence d'Alger. La course connaîtra son apogée jusqu'à la moitié du XVIIe siècle. Avec des chiffres sur le nombre et la valeur des prises, Touati illustre le développement de cette activité fort lucrative.
La course déclinera par la suite pour être remplacée par les exportations de blé au cours du XVIIIe siècle. Ayant consacré son doctorat à ce sujet (Paris IV Sorbonne en 2009), Ismet Touati a longuement développé les implications de cette exportation au plan économique mais aussi politique.
Des traités de paix sont signés avec plusieurs pays européens, dont l'ennemi juré espagnol mettant fin à une «guerre de 300 ans» ! Après le siècle de la course, le siècle du blé se prolongera jusqu'à l'aube du XIXe siècle. Toutefois, la marine algérienne n'arrivera pas à se convertir en marine marchande et le blé était le plus souvent transporté par des bâtiments européens.
A la faveur des guerres qui suivent la Révolution française en Europe, la course connaît un nouvel essor entre 1792 et 1815 avec une augmentation de 250%.
Touati évoque également d'autres facteurs de ce «baroud d'honneur» de la course, à l'image de la sécheresse qui réduit les récoltes de blé.
Le raïs Hamidou personnifie ce rebond de la course. Il est l'un des rares raïs algériens natifs d'Algérie. Ce fils de tisserand originaire des Issers a, selon l'expression de Salah Guemriche, renoncé à coudre pour en découdre. Il sera le dernier grand raïs algérien qui écumera la Méditerranée jusqu'en 1815.
Un documentaire de 15 minutes sur Raïs Hamidou, réalisé par Mohammed Yahiaoui pour Canal Algérie, a été projeté à la fin de la conférence.
Les communications d'Ismet Touati ont été organisées dans le cadre de «L'université pour tous» qui propose au grand public des cours sur diverses thématiques tous les jeudis et samedis. 
Informations : www.luniversitepourtous-alger.org


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.