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Vers un renouveau du dialogue méditerranéen ?
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Publié dans El Watan le 24 - 11 - 2017

Plus de 900 acteurs publics et privés – entre ministres, élus locaux, chefs d'entreprise, représentants de la société civile, experts et chercheurs – ont participé au lancement du tout nouveau cadre de dialogue régional baptisé «Méditerranée du Futur», dont la première édition a été tenue mardi dernier à Marseille.
Initié par la région française Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), le premier acte de ce programme a été consacré à la discussion et à la réflexion autour de projets politiques et économiques pouvant concrétiser l'«engagement commun» des pays du pourtour méditerranéen pour les accords internationaux sur le climat, notamment ceux signés à la Conférence de Paris en décembre 2015. L'objectif final de cet événement, c'est d'élaborer une feuille de route négociée par l'ensemble des pays méditerranéens, mettant en place des mécanismes et des initiatives plus efficaces en faveur de la lutte contre le changement climatique et l'atténuation des effets du réchauffement de la planète.
C'est pourquoi les initiateurs, à leur tête Renaud Muselier, député européen et président de la région PACA, ont reçu le soutien de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l'Union européenne, de l'Union pour la Méditerranée (UPM) et, évidemment, celui de l'Etat français.
Dans un message envoyé aux participants, le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est félicité de ce projet qui permettrait aux Méditerranéens de prendre en main eux-mêmes le destin de cet espace géopolitique «au cœur des préoccupations des Nations unies en matière d'environnement (préservation de nos richesses naturelles), de droits humains (migrants et réfugiés) ou de sécurité (lutte contre le terrorisme)». Selon M. Guterres, le fait de «réfléchir ensemble à l'avenir de la Méditerranée, espace de fractures mais aussi de rencontres, est la clef pour un dialogue des cultures et une paix durable.»
Défis multisectoriels !
Dans ce sens, M. Muselier a déclaré, lors de son allocution d'ouverture, que «notre responsabilité est bien sûr politique, économique et culturelle, mais elle est aussi morale» dans la mesure où il ne faut plus accepter qu'au même moment où des gens se baignent en Méditerranée, d'autres s'y noient, fuyant la guerre et la misère économique ; qu'au moment où certains pays ont été ravagés par des tempêtes, «toute notre Méditerranée a brûlé !» par des incendies de plus en plus dévastateurs.
Pour ce faire, «il nous faut, dit-il, un engagement commun qui nous rassemble là où tant de sujets pourraient nous diviser afin de pouvoir répondre aux défis de la préservation de notre cadre de vie et de notre biodiversité ainsi que ceux de la croissance verte et de l'économie durable.»
Comptant apporter l'appui nécessaire au projet de «Méditerranée du Futur» sur les plans politique et financier, l'UPM, représentée par son secrétaire général adjoint, Ihab Fahmy, veut faire des questions environnementales et économiques un tremplin pour se relancer à l'approche de son dixième anniversaire. «Il s'agit d'un appel remarquable à l'action pour protéger et unir notre Méditerranée, confrontée à des défis multisectoriels (démographie, urbanisme, énergie, économie, etc.) que nous devons prendre en charge.
Nous devons apporter des réponses coordonnées à ces problématiques en élaborant une feuille de route commune au profit d'un développement régional durable, une économie innovante respectueuse de l'environnement et d'un taux d'intégration régionale plus important», a expliqué M. Fahmy.
Quant à Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, il a axé son intervention sur l'importance de ce genre d'initiatives pour relancer «le dialogue politique méditerranéen» (notamment au sein de l'UPM et le Dialogue 5+5), condition sine qua non pour faire de l'«espace de civilisation» qui est la Méditerranée «à la fois un carrefour, une transition et un passage» au service de toutes les populations du bassin méditerranéen. Le représentant du gouvernement français a appelé aussi à la mise en place d'une «politique méditerranéenne de la jeunesse» qui sera déterminante «dans ce que seront les nouvelles conditions du futur et du progrès dans notre région».
La base d'une telle politique, à en croire M. Le Drian, serait la création d'un réseau méditerranéen ambitieux en matière de l'éducation, de la formation professionnelle et la recherche universitaire. Dans ce cadre, la France va proposer d'élargir l'Erasmus (programme d'échanges universitaires jusque-là destiné aux étudiants des pays européens, ndlr) aux pays méditerranéens de la rive sud : «Erasmus pour tous».
A ce sujet, Yvon Berland, président d'Aix-Marseille Université, a évoqué, lors de sa prise de parole, l'existence d'un projet de création d'une grande université méditerranéenne dont l'objectif est de proposer les mêmes cycles de formations aux étudiants de la Méditerranée et leur délivrer ainsi les mêmes diplômes, reconnus dans tous les pays de cet espace géographique.


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