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Sous le vernis un talent est tapi
Mizo expose à la galerie d'art Issue 98
Publié dans El Watan le 25 - 02 - 2018

Connu dans le milieu artistique algérien et étranger depuis quelques années déjà, Mizo est un artiste qui a su donner de la visibilité à son travail.
Ce grand perfectionniste et connaisseur à la fois a toujours présenté des œuvres philosophiques, posant des problématiques et suscitant des débats.
Il se veut, pour ainsi dire, un porte-parole, transposant, sur ses œuvres, avec art et manière, les préoccupations de la société dans laquelle il ploie. Une société algérienne, certes en pleine mutation, mais cependant, sujette à un mal de vie. Ainsi à travers son exposition intitulée «Under the rug» ou «Sous le tapis», Hamza Aït Mékidèche, dit Mizo, présente une douzaine de grandes œuvres. Bien mises en valeur sur des murs blancs, les œuvres en question se déclinent sur la forme d'un questionnement certain.
En effet, chaque œuvre est la résultante d'un constat suivi d'une philosophie très poussée. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Mizo est un artiste qui délivre, dans chacune de ses collections des messages, émanant, du bouillonnement de la société algérienne. Qu'il soit profane ou esthète, le potentiel visiteur est comme hypnotisé devant ces œuvres, résultant d'un alliage entre la photographie et la peinture. L'esprit est comme trituré devant ces sujets certes figés mais ô combien parlants par la suite.
La valeur humaine et tout ce qui se cache dans le fond intérieur de l'être est disséqué, à savoir, le rêve, la frustration et la perversité… Si certains n'arrivent pas à dire à haute voix certaines préoccupations de l'heure, Mizo le fait à travers une approche picturale à large échelle.
Un même et unique modèle féminin occupe l'espace de l'ensemble des tableaux. Manière singulière de prouver que dans une personne, il y a, énormément, de choses qui se passent. Dans le tableau «Funk of propheties» (La fausse prophétie), une belle femme, drapée d'un tapis au niveau des membres inférieurs, émerge tel un ange d'un nuage. Du sang dégouline de son nez. Mizo explique qu'il y a actuellement, de la frustration chez les gens.
«C'est la séparation que les gens d'aujourd'hui veulent avoir avec la tradition. J'ai choisi de faire évoluer mon sujet dans un fond bleu, c'est justement, pour dire que chez, nous, même si tout est chaotique, on est toujours là à adoucir la réalité amère. D'où cette palette heureuse et en même temps trompeuse», précise-t-il. «Voudou plastique» est une œuvre intriguant, toute déchirée et recollée avec des épingles à nourrice où l'on aperçoit une femme au regard audacieux.
Des Barbies dévêtues sont éparpillées dans l'espace d'une manière anarchique. Ce tableau, en fait, pointe du doigt la nouvelle génération qui pour se transformer, adhère à la chirurgie esthétique. Les selfies sont légion. «Dans un passé récent, rappelle Mizo, dans un foyer algérien, quand la fille se maquillait ou mettait un soupçon de vernis à ongles, la maman faisait un drame. Aujourd'hui, les filles ne font pas face uniquement à la maman mais à toute la société.
Elles veulent toutes ressembler à ces Barbies en plastique». «La famille surréaliste» est un tableau en rapport avec la lecture. Cette fois-ci, le modèle aux yeux masqués se tient debout avec de part et d'autre des flancs, des baguettes de pain et des brioches. A ses jambes, sont entassés les uns sur les autres des livres.
On devine en filigrane que c'est le digestif qui prime au détriment de la lecture. Le tableau «Je m'en fou» montre une femme de dos avec une longue chevelure, enroulée dans un ruban renseigne sur lequel une poupée en plastique est bien accrochée, renseigne sur la condition féminine. «On l'a trouve partout en train de faire beaucoup de choses. Elle se met toujours la dernière sur la liste des besoins. Les femmes d'aujourd'hui commencent à avoir un éveil de conscience.
C'est toujours l'homme qui l'a tire derrière elle.» «L'esclavagisme moderne» dévoile une femme, les mains ligotée au dos par des bracelets et des chaînes en argent.
De l'avis de Mizo, les gens préfèrent accumuler des choses au lieu de passer du temps avec leurs amis et famille. «Fragile» est une femme portant un masque phénicien, ligotée avec des bandes adhésives sur lesquelles on peut lire en rouge «fragile». En somme, si Mizo utilise avec brio cet alliage de la photographie et de la peinture, c'est justement pour donner cette possibilité aux spectateurs de pousser sa lecture et à avoir ce qu'il n'arrive pas à avoir dans la vie de tous les jours.
Mizo est avant tout un artiste, voulant marquer l'actualité et son temps. S'il pousse à la réflexion, il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas de régler les problèmes de la société. Parmi les nouvelles résolutions de Mizo pour cette année 2018, c'est d'exposer en Algérie chaque mois dans des endroits différents.


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