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A Chlef... le fonds routier n'est jamais utilisé pour la réfection des routes
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Publié dans El Watan le 02 - 03 - 2018

A Chlef, le problème de la défectuosité des voiries s'explique autant par l'ouverture anarchique de chantiers sur la chaussée que par l'insuffisance des crédits destinés à l'entretien et la maintenance des routes.
Outre le tronçon de l'autoroute de 52 km, la wilaya compte 304 km de routes nationales, 560 km de chemins de wilaya et 2800 km de chemins communaux. Il faut reconnaître que de 2015 à 2016, des efforts gigantesques avaient été consentis par la wilaya pour la réfection du réseau routier en mauvais état et l'entretien des différents axes routiers, que ce soit dans les centres urbains ou les zones rurales. Ce qui faisait jalouser pas mal de responsables d'autres wilayas. On sait que pour la seule commune du chef-lieu de wilaya, pas moins de 300 milliards avaient été dépensés à cette fin, ce qui avait métamorphosé complètement le visage de la ville.
Et ce ne sont pas les Chélifiens qui diront le contraire, eux qui ont dû pousser un grand ouf de soulagement en voyant la problématique de la voirie urbaine totalement changer de face. Cependant, depuis le changement intervenu à la tête de la wilaya en octobre 2016 et la valse des walis qui s'en est suivie, c'est presque le retour à la case départ.
Des entreprises de réalisation intervenant sur les différents réseaux ont systématiquement défoncé rues et trottoirs sans procéder à la remise en état des lieux, laissant des routes dégradées et des tranchées ouvertes en travers de la chaussée. Le spectacle s'est, malheureusement, généralisé dans tous les grands centres urbains de la wilaya, à cause de l'absence, nous dit-on, de coordination entre les services et entreprises concernés par les travaux de voirie et de réseaux divers.
La carence des communes dans le suivi et le contrôle de ces opérations n'a fait qu'encourager, selon nos sources, ces pratiques récurrentes et dangereuses qui entravent sérieusement la circulation et souille le paysage urbain par la présence en permanence de gravats et d'autres objets encombrants sur la voie publique. «L'APC délivre l'autorisation de voirie et c'est elle qui doit veiller à l'obligation de remise en état de la chaussée de la part des différents intervenants sur la voie publique», nous dira un professionnel du secteur qui connaît parfaitement le dossier.
Mais il n'y a pas que ce problème, le manque de budgets consacrés à l'entretien et la maintenance a également contribué à aggraver la situation que connaissent certains axes routiers. «Les plus affectés sont les chemins communaux à cause de l'étendue de ce réseau routier. A ceux-là s'ajoutent les chemins de wilaya Sidi Akkacha-Benairia et Oued Sly-Ouled Ben Abdelkader, qui souffrent de glissement de terrain. En 2016, nous avons toutefois traité le maximum de ces points noirs, dont l'état nécessite des opérations de réfection massives et régulières.
Malheureusement, depuis 2015, les budgets réservés à ce volet ont subi une coupe draconienne tant sur les programmes communaux de développement et du FCCL que sur les programmes sectoriels de développement», ont précisé les chefs de service de la DTP de la wilaya, Latrèche Sofiane et Ayach Abdelkader, chargés respectivement du développement et de l'entretien au niveau de cette direction de l'exécutif.
Et le Fonds national routier et autoroutier, à quoi sert-il ? A-t-il été mis à contribution, sachant que ce dispositif, institué en 2013 par arrêté interministériel, est financé par les contribuables au titre des recettes fiscales destinées spécialement à l'amélioration de l'état de nos routes.
Nos interlocuteurs de la DTP sont formels à ce propos : «Ce fonds n'a jamais fait l'objet d'affectation de crédits destinés aux travaux de renforcement et de réhabilitation des routes. Les deux opérations qui ont été accordées à la wilaya sur ce fonds concernent seulement des projets de réalisation de deux trémies et le dédoublement du pont de Hai Zeboudj, au centre-ville de Chlef». Donc, la solution tant espérée pour lutter efficacement contre ce phénomène n'est pas pour demain, au grand dam des usagers...
... Et un réseau routier encore impraticable à Bouira
Les routes desservant les communes rurales de la wilaya de Bouira sont dans un état de délabrement avancé. Cette situation est due essentiellement aux glissements de terrain devenus récurrents. Des affaissements importants survenus depuis plusieurs années ne sont pas encore pris en charge, et ce, en dépit des fortes enveloppes injectées par les pouvoirs publics au profit du secteur des TP de la wilaya de Bouira. Près de la moitié du réseau se trouve dans une situation impraticable à la circulation automobile, sur un total de 1820 km de routes communales.
Les chantiers de réhabilitation engagés et qui ont mobilisé des budgets conséquents n'ont pas été réalisés dans les normes, ont attesté des citoyens et même des ingénieurs dans le domaine. «Des entreprises non qualifiées ont bénéficié de plusieurs projets dont les travaux ont été tout bonnement bâclés », a précisé un ex-élu à l'Assemblée populaire de la wilaya (APW), qui a cité plusieurs exemples illustrant parfaitement la défaillance des pouvoirs publics et surtout des responsables du secteur en question appelés à veiller à une bonne gestion des deniers publics.
Le CW n05 reliant le chef-lieu de wilaya à la commune d'Ath laâziz démontre le laxisme des services techniques de la DTP de Bouira. Une enveloppe dépassant les 7 milliards de centimes avait été consommée dans le cadre d'un projet visant la réhabilitation de la voie longue de 15 km. Le passage récent des réseaux de distribution de gaz naturel et des conduites d'eau ont aggravé les dégâts en rétrécissant sensiblement une partie de la chaussée.
Dans la wilaya de Bouira, le trafic routier s'avère difficile et parfois dangereux au niveau de certains endroits. C'est le cas de la RN-15 reliant les deux wilayas de Bouira et de Tizi Ouzou, complètement détériorée, en raison des passages des différents réseaux de gaz, de fibre optique et d'AEP. Des glissements menaçants enregistrés depuis plusieurs années n'ont pas été encore traités par les services concernés.
L'autre exemple illustrant le bâclage des opérations de réhabilitation concerne le projet de mise à niveau du tronçon autoroutier reliant Lakhdaria à Bouira, long de 33 km dont les travaux ne sont pas encore achevés. Lancé à la fin de l'année 2013, le projet attribué à un groupement d'entreprises nationales, dont le groupe ETRHB Haddad, pour un montant dépassant les dix milliards de dinars, a accusé des retards importants.
L'entreprise détentrice des chantiers n'a jamais respecté le délai imparti pour la réalisation du projet qui ne devait pas excéder les 18 mois. Les ministres s'étant succédé à la tête du secteur des Travaux publics, pourtant censés garantir et veiller au respect des règles régissant le code des marchés publics, ont toujours fait état de l'aspect et de la difficulté du terrain qui, selon eux, ont freiné l'avancement des travaux.


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