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SIDI AÏSSA
M'SILA Une réalité amère
Publié dans El Watan le 26 - 10 - 2004

A la faveur des visites de prise de contact entreprises par Menaâ Mohamed Salah depuis son installation à la tête de la wilaya de M'sila dans différentes contrées, il nous a été donné l'occasion d'appréhender les distorsions entre la réalité du terrain et le bilan chiffré de la période 1999-2004.
Il a été constaté sur le terrain, l'ampleur des frustrations des populations en matière d'eau potable, d'assainissement, d'électrification, d'habitation, exprimées de vive voix aussi bien en milieu rural qu'urbain. L'autosatisfaction débordante, traduite dans le bilan 1999-2004 à travers des indicateurs exprimant l'évolution des taux de satisfaction des utilités, est aussitôt battue en brèche, entamant de fait la crédibilité des auteurs de ce bilan dès lors qu'il est confronté à la réalité du terrain, loin des couloirs feutrés du siège de la wilaya. L'évolution positive du taux de satisfaction en matière d'alimentation en AEP et dotation en réseau d'assainissement est un leurre pour les 80 000 habitants de la ville de Sidi Aïssa, lesquels n'ont cessé, des années durant, d'être confrontés au problème d'approvisionnement en eau potable et à la précarité, voire l'inexistence de réseau d'assainissement. « Le problème d'alimentation en eau potable demeure vital pour la population de Sidi Aïssa, qui redoute une prise en charge effective, tant les promesses ayant été proférées à profusion durant ces dernières années sont demeurées lettre morte et le calvaire n'a fait que s'intensifier », dira un citoyen lors de la réunion de prise de contact qu'a eue le wali de M'sila avec les représentants de la société civile, le 17 octobre dernier au siège de l'APC de Sidi Aïssa. Et d'enchaîner qu'une dizaine de quartier souffre de défaillance du réseau d'AEP. Egalement, pour la dizaine de quartiers où il est enregistré un déficit en matière d'assainissement. Le plus grave, a-t-il ajouté, est que des quartiers anciens ne sont pas raccordés au réseau d'assainissement et utilisent des fosses septiques. Chose inadmissible en 2004. Rappelons que l'alimentation de Sidi Aïssa en eau potable se pose avec acuité, à ce jour, par le fait que la population est approvisionnée à partir de Birine (wilaya de Djelfa), à 120 km de Sidi Aïssa. Distance qui rend le transport de ce précieux produit aléatoire, eu égard aux différents aléas qui font que l'eau soit détournée à d'autres fins comme l'abreuvement du cheptel ou d'autres destinations, voire des pertes dans la nature, de sorte que l'alimentation de la population en eau potable demeure inévitablement problématique pour quelqu'un qui a visité la ville de Sidi Aïssa depuis deux ans au plus. En s'y rendant aujourd'hui, il a l'impression que le temps s'est figé et la situation n'a substantiellement pas évolué pour les citoyens de cette ville,qui, outre les problèmes d'eau potable et d'assainissement, demeurent confrontés au déficit en logements sociaux par le fait que la ville de Sidi Aïssa de par la forte demande en logements a été victime d'une certaine politique égalitariste qui a caractérisé la répartition des logements sociaux à travers les communes de la wilaya. De sorte que les communes rurales bénéficiant de logements sociaux se trouvent aujourd'hui avec ce qu'ils appellent un fardeau, car personne ne veut y habiter et le cas de la commune de Bir Faddha est édifiant où le P/APC de cette commune dira qu'on a besoin plus de réhabiliter les maisons du village que de logements sociaux tels que conçus présentement. Cette vision explique que les 95 logements sociaux fraîchement achevés sont boudés par les villageois. Plusieurs logements sociaux réalisés dans les communes rurales sont dans la même situation que Bir Faddha, situation qui explique l'incohérence des autorités de wilaya qui ont initié cette approche qui n'a réglé en fait aucun déficit en logements sociaux dans aucune commune où le besoin se fait sentir notamment à Sidi Aïssa qui a été foncièrement marginalisée en la matière.

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