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«Sétif, mai 1945 : massacres en Algérie» de Roger Vétillard : Un livre pour blanchir les pages sombres de l'histoire
Publié dans Horizons le 07 - 05 - 2011

Il ne se passe pas un jour sans que l'on assiste à de nouveaux témoignages sur la guerre d'Algérie, des deux côtés de la Méditerranée. Les événements du 8-Mai 1945, de par l'ampleur des massacres, le poids des accusations qui pèsent sur leurs auteurs, leurs commanditaires — la responsabilité de la France aussi — ne sont pas en reste. Livres, films documentaires apportent leur part de contribution au débat. Roger Vétillard, un médecin français est de ceux-là. Il est, de plus, une sorte de témoin direct puisqu'il a, alors, vécu à Sétif, la ville martyre. L'auteur n'est pas du tout modeste. Dans un livre qui se veut «un moyen de rétablir la vérité» (sic), il décide de «mettre un terme à la manipulation» car, selon lui ce qu'il est convenu d'appeler, les massacres de Sétif et de Guelma ne sont que «le récit d'une histoire falsifiée à force de manipulation politique et d'occultation idéologique». Il va en consultant les archives françaises et anglo-saxonnes essayer de nous présenter dans "Sétif, mai 1945 : massacres en Algérie" édité à Paris, ses propres impressions, «loin des polémiques de ces dernières années». Roger Vétillard commence d'abord par un morceau dur, disculper la responsabilité des autorités françaises dans ces massacres.
Pour lui, la «répression» du 8-Mai 1945, c'est le terme qu'il préfère résulte «du massacre d'Européens par les manifestants indépendantistes».Un élément que «l'on a tendance à occulter» précise t-il. La réaction de M. Vétillard à cet épisode de la colonisation fait suite à la programmation par la chaîne franco-allemande Arte, en 1995 du film documentaire de Mehdi Lallaoui et Bernard Langlois "Les Massacres de Sétif, un certain 8-Mai 1945", qu'il n'a pas du tout appréci&. C'est son droit. Mais ses expli cations aux événements trahissent un souci tenace de dédouaner la France tout simplement .Peu importe la manière et surtout la rigueur et l'objectivité dont il se prévaut. Et il faut dire que ce livre — seuls les historiens peuvent en juger — a eu, en 2008 le prix de l'Académie des sciences d'Outre-mer. Les événements du 8 mai 45, pour l'auteur, auraient été préparés à l'avance, suite aux manifestations nationalistes du 1er mai à Annaba, Constantine et Alger. Ce sont des «manifestations non pacifiques» dit-il. Il nous apprend aussi que les Algériens répondaient via le Consul américain, à Alger, à une sorte de consignes des USA dont le président Roosevelt n'appréciait guère la légalité du gouvernement provisoire du Général De Gaulle. Et puis, les Américains n'ont-ils pas toujours rêvé de «reprendre les territoires à l'empire» argumente-t-il.
Quoique tentant par ci par là des explications ,M Vétillard ne nous aura pas convaincu sur bien des aspects, surtout lorsqu'il emprunte à son argumentaire des outils de propagande pour nous ramener sur un terrain encore plus polémique de l'histoire. L'auteur veut ni plus ni moins séquestrer les Algériens dans le camp adverse de l'humanité. Les nationalistes du PPA algérien seraient l'émanation du «Comité d'action révolutionnaire nord africain des services nazis» (sic) M. Vétillard ne pourra pas nous convaincre davantage lorsqu'il dit aussi qu'il «n'y a pas eu de provocation de la part de la police» ou encore les coups de feu «venaient des deux côtés», les manifestants n'étaient pas désarmés.
Plus encore, pourquoi à Guelma, le sous-préfet Achiary, s'est autorisé à créer sa propre milice qui aura une grande responsabilité dans les massacres ? Et pourquoi encore l'armée était en alerte avec la mobilisation de «trois compagnies du 7e RTA (tirailleurs algériens). M. Vétillard, enfin, pense rétablir une autre vérité à lui, celle relative à l'ampleur des massacres. Il réfute les chiffres officiels qui parlent de 45.000 morts .Selon lui «il y aurait à peine à 10.000 morts ». M. Vétillard ne se contente pas des témoignages, il veut voir des «charniers» (sic) pour y croire.


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