La Chine va cesser les prélèvements d'organes sur les prisonniers exécutés, a rapporté jeudi un journal, mais Pékin a déjà maintes fois promis d'abolir cette pratique condamnée par les défenseurs des droits de l'homme. A partir du 1er janvier, le pays «va définitivement mettre fin» au recours aux détenus mis à mort pour alimenter les hôpitaux pratiquant les greffes médicales, a affirmé le chef du Comité chinois du don d'organe, cité par le quotidien Nanfang Dushibao. Le don volontaire sera, selon lui, l'unique moyen de transmettre un organe, et ce, même si le pays en manque cruellement. M. Huang a estimé que chaque année en Chine 300 000 personnes avaient un besoin urgent d'une greffe, mais que seulement 10 000 opérations étaient réalisées. Sur chaque million de Chinois, seuls 0,6% acceptent de faire don d'un organe. Un nouveau système a toutefois déjà permis d'obtenir en 2014 quelque 1 500 dons, soit plus que le total de ces quatre dernières années, selon lui. Dans ce pays, une bonne partie des opérations de greffe en Chine sont faites avec des organes prélevés sur les condamnés à mort ou les prisonniers après leur décès, souvent sans l'accord des familles, selon les organisations de défense des droits de l'homme.