En dépit d'un décret de 2007 interdisant les dons d'organes de personnes sans relations familiales ou affectives avec le greffé, le quotidien China Daily constate que 65% des organes proviennent des condamnés à mort. Le journal cite le vice-ministre de la Santé, Huang Jiefu, qui rappelle que le consentement écrit des prisonniers condamnés est requis, mais reconnaît qu'ils ne sont «manifestement pas une source convenable pour les greffes d'organes». Un nouvel organisme chargé de gérer le don d'organes de manière moins critiquable a été mis en place mardi avec l'appui de la Croix-Rouge, d'après le journal. La Chine avait déjà admis que les reins, les foies, les cornées et d'autres organes étaient prélevés couramment sur des prisonniers exécutés, mais sans chiffrer le nombre d'organes ainsi récupérés. Les dons volontaires ne répondent pas à la demande en Chine. Seul 1% environ du million de personnes nécessitant une greffe obtient l'organe attendu. En revanche, le marché noir est prospère, avec des personnes contraintes à donner ou abusées par les trafiquants, qui fabriquent les documents adéquats illégalement.