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L'art et son «Sous-marin» culturel au Télemly !
Publié dans La Tribune le 05 - 05 - 2016

Alger, la ville blanche coincée entre bleu du ciel et de la mer, étouffe. Pas seulement des effets pervers du dioxyde de carbone, mais aussi de la désertification culturelle dans une ville qui souffre par ailleurs du manque cruel d'espace de respiration conviviale. Toutefois, et fort heureusement d'ailleurs, il y a de temps à autre des nouvelles rares mais réjouissantes qui vous apprennent que des moudjahidine de l'art, de la culture et de la convivialité, résistent à la sinistrose ambiante. Et le font d'autant mieux en installant dans la ville des espaces culturels. A l'image de Picturies animé par trois jeunes Algérois, rue Didouche Mourad. En fait, un atelier d'exposition acheté par le milliardaire Issad Rebrab. De même que La Baignoire, un autre espace d'exposition géré non loin du Lycée Emir Abdelkader à Bab El Oued par l'auteur du sublime Le Cri. Peinture romanesque assez sombre d'un Alger en décrépitude architecturale et en décadence culturelle où l'auteur Samir Toumi semble avoir perdu son latin et son moral. Il y a également, surtout dirions-nous, Le Sous-marin au Télemly. Rue Lafayette précisément, cette pente en escalier arborés, cette éblouissante coulée de lumières qui permet de rejoindre le Boulevard Mohamed V, ex-Camille Saint-Saëns, en traversant une partie de la rue Daguerre à partir du boulevard Krim-Belkacem, anciennement Télemly. Ah le nom de Télemly ! Pris à tort pour un toponyme colonial pour être injustement débaptisé. Et quoi de mieux alors comme lieu choisi par Younes Merabet et Farés Kader Affak - gens de cinéma, l'un acteur-réalisateur et l'autre acteur et ingénieur de son, deux universitaires de solide formation - pour installer ce futur submersible de la culture ! Télemly, nom typiquement algérien en fait, dérivé du berbère dans lequel on reconnaît le premier terme «tala», la source, la fontaine. Quant au second élément «mely», il provient soit de «amalu», l'ombre ou le versant ombragé, soit de «umlil», le blanc ou bien «tumlilt», l'argile ou le kaolin. D'où le nom final de Télemly qui signifierait «la source ombragée» ou bien «la source de kaolin». Et déjà que le Sous-marin est dans son élément naturel : l'eau désormais souterraine. Installé qu'il sera rue Lafayette (qui n'a pas été débaptisé depuis l'Indépendance), au flanc du pittoresque immeuble éponyme, édifice de 16 étages en courbure, construit en 1954 par l'architecte André Cazalet. C'est un projet de café littéraire moderne, voué à la découverte artistique. C'est aussi un café culturel thématique, un espace littéraire, un endroit de rencontres et de débats, dans un vaste local mis gracieusement à disposition par le MDS qui est aussi un parti de militants pour la culture. Il est alors réjouissant d'entendre Farès Kader Affak dire qu'il sera «un vecteur de l'invention et de l'expérimentation». Un «lieu d'art et de culture, collaboratif et expérimental, alternatif et indépendant» que feront notamment vivre des animations et des ateliers dans un café de 60 places, adossé à un hall d'exposition de 60 m2 et une salle pour l'image et la musique. Le Sous-marin culturel de Farès et de son pote Younès est certainement le bienvenu dans un quartier conçu à l'origine pour la résidence paisible et la promenade bucolique, à travers une longue venelle qui est aussi un belvédère surplombant la mer. Il sera au final un espace interactif et collaboratif. N'est-ce pas ses animateurs qui ont cette volonté de «bâtir une passerelle avec le voisinage pour le faire participer au succès de l'expérience», en se basant sur «les possibilités de dynamique» avec le tissu associatif local et en particulier avec les étudiants de l'école des Beaux-arts et de la Faculté centrale, ainsi qu'avec les lycéens d'Oum El Massakine, l'ancien bahut Saint-Elisabeth ? Gageons-donc que Le Sous-marin sera un lieu plaisant et surprenant, intergénérationnel et ouvert aux quatre vents culturels. Un lieu de promotion de la culture populaire, avec des rencontres autour d'une personnalité culturelle, mais non sans cette indispensable promotion des noms de la littérature algérienne et universelle. Pour vous convaincre encore de cette volonté d'assurer le bien-être artistique et le mieux-être culturel, suivez de votre mieux le rêve de Farés et de son copain Younès : week-ends d'évasion littéraire sur une thématique et, chaque mois, des concerts-rencontres autour de la guitare contemporaine, des formes de théâtre ludique, des présentations de revues, des lectures littéraires, des ateliers de performances artistiques, des expositions. Bref, une certaine idée du partage culturel citoyen. De la poésie, de la magie, du plaisir en perspective. Autour des effluves d'un arabica de bon cru. Merci les gars et bon vent !
N. K.

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