La ligne de fracture avec les catégories jeunes est tellement ténue qu'il y a peu de chances que la discipline nourrisse un quelconque espoir de la voir retrouver les valeurs qui en ont toujours constitué le socle Lors du dernier quart de finale du tournoi des jeunes organisé par l'Office des sports, culture, loisirs et tourisme, un Epic relevant de la commune du Khroub, l'ambiance a été désagréablement faussée par le responsable d'une association sportive, une figure connue sur la place publique et dans les travées de toute activité qui serait en relation avec le sport et plus particulièrement le football. En fait, depuis quelques jours déjà, une rumeur faisant état de licences trafiquées circulait à chaque fois que la compétition reprenait car il faudrait effectivement souligner que celle-ci avait commencé lors de la dernière décade du mois de Ramadhan, couvrir la fête de la jeunesse et prendre fin dans les jours à venir, probablement mardi avec la finale. Une équipe, celle du lieudit Baâraouïa avait été citée en premier comme une association qui recelait en ses rangs des éléments qui dépassaient largement l'âge maximum prévu (moins de 14 ans) et vraisemblablement si cela se confirme, cette équipe ne serait pas la seule à faire évoluer des joueurs qui, déjà, par leur physique étonneraient n'importe qui et qui dans la réalité serait effectivement proche d'un footballeur de la catégorie junior première année. Plutôt surréaliste la démarche consistant à maquiller l'âge des enfants ? mais paradoxalement compréhensible à la seule idée que les combines en question ne font que contribuer à un désir irrésistible des responsables d'association de vivre par procuration des sensations qu'en d'autres temps ils auraient personnellement rêvé d'éprouver. Plus particulièrement que le football-spectacle est aujourd'hui à portée de tous les foyers grâce à la retransmission par satellite. Cette perception d'un tournoi dans lequel 12 équipes se disputaient des rencontres entre elles jusqu'à ce que la décantation prévue permette de voir qui finirait dans le dernier carré a, selon ce qui se dit et au vu surtout des colères homériques de certains entraineurs à l'encontre des arbitres (bénévoles) notamment et leurs jeunes joueurs, effectivement perverti les règles du jeu ou sinon la raison chez les responsables d'association soudainement gagné par le seul désir, voire la rage, de voir leur équipe remporter la finale. Vendredi dernier, M. Moussa, le représentant de l'Oscult et président de la commission d'organisation s'est emporté quand l'un des responsables d'association , l'USK pour ne pas la nommer, s'est pointé à la table pour demander à ce que 5 joueurs de l'équipe adverse soient pris en photos parce qu'il avait la ferme intention de déposer des réserves quant à leur âge. Grande anarchie donc sur le terrain et l'arbitre refusant de se plier à cette mascarade a été traité de tous les noms par ledit président-coach-soigneur et a menacé de mettre fin au tournoi au motif qu'avant d'entamer «cette fête au profit des enfants, nous nous sommes tous réunis, discutés et convenus qu'il ne s'agit que d'un moyen de leur éviter l'ennui, l'oisiveté...et que peu importaient les résultats finaux ou encore qui gagnerait le tournoi», rappellera-t-il aux personnes qui l'entouraient. En fait, il est aisé de pleinement saisir qu'extrêmement pollué aux étages supérieures, la ligne de fracture avec les catégories jeunes est tellement ténue qu'il y a peu de chances que la discipline nourrisse un quelconque espoir de la voir retrouver les valeurs qui en ont toujours constitué le socle en ce sens que même les enfants se sont mis à «jouer» aux délateurs en dénonçant certains de leurs camarades évoluant avec une équipe adverse. A. L.