La 6ème édition des journées internationales du cinéma a été inaugurée, mercredi à la salle The Dome de Sétif, avec la participation de 10 pays et en présence d'une nombreuse assistance constituée d'artistes, de réalisateurs et d'acteurs du domaine. La cérémonie d'ouverture de cette manifestation culturelle annuelle, organisée par l'Office de la culture et du tourisme de la commune de Sétif sous le slogan « Un film pour demain », a été marquée par une grande affluence de jeunes férus de 7ème art et de familles. Le président de l'Assemblée populaire communale (APC) de Sétif, Hamza Belayat, a souligné dans son allocution d'ouverture que cet événement international est « un rendez-vous culturel important qui démontre que le cinéma porte la mémoire de la nation et reflète sa conscience vivante, tout en reflétant la réalité de la société et ses aspirations ». M. Belayat a ajouté que ces journées « contribuent à la promotion de la culture dans la région en mettant en exergue son patrimoine culturel, tout en renforçant son rayonnement en tant que destination accueillante pour l'art et la créativité ». De son côté, le directeur de l'Office de la culture et du tourisme de la commune de Sétif, Khaled Mehennaoui, a considéré que les journées cinématographiques internationales « constituent un espace de rencontre des cultures et une tribune pour célébrer la créativité, tout en illustrant la puissance du cinéma en tant que langage mondial qui rassemble les peuples et exprime leurs préoccupations ». Il a souligné que la 6ème édition de cet événement se distingue par la diversité des films en compétition, a fait savoir que le comité d'organisation a » réceptionné 206 films de plusieurs pays dont 23 ont été sélectionnés pour participer à la compétition ». La manifestation qui se poursuivra durant 5 jours, mettant en lice 23 films de 10 pays concourant pour le prix de l' »Epi d'Or », est marquée également par la présence de figure cinématographiques algériennes et arabes connues, telles qu'Abdelbasset Benkhelifa, Hassan Benzerari, Lydia Chebout, Mohamed-Tahar Zouaoui, Selma Ghazali, Rabie Adjaout, Djafar Kacem et Yasmine Amari, ainsi qu'Aida Riad et Hend Sabry d'Egypte, Sofiane Dahech de Tunisie, et Souad Yarbi de la République arabe sahraouie démocratique. L'ouverture de la manifestation a également été caractérisée par un hommage au long-métrage « Kahla ou Beida » du regretté Abderrahmane Bouguermouh qui a marqué la mémoire culturelle de la région de Sétif, et par la projection du film Ahmed Bey de Jamel Choorjeh. Un jury composé d'artistes et de réalisateurs d'Algérie, de Turquie, d'Espagne et d'Egypte, désignera parmi les 23 œuvres en lice le gagnant de « l'Epi d'Or ». Les court-métrages en compétition varient entre drames, comédies et documentaires qui reflètent l'expérience cinématographique de nombreux réalisateurs et acteurs algériens, tunisiens, égyptiens, français, soudanais, palestiniens et jordaniens. La compétition accompagnant ces journées organisées par l'Office du tourisme et de la culture de la commune de Sétif, sous le slogan » Un film pour demain « , a débuté à la maison de la culture Houari-Boumediene par la projection de 4 courts-métrages, en l'occurrence » Nia « , de la réalisatrice algérienne Imane Ayadi, » Miraïti Ya Miraïti » du réalisateur égyptien Tarek Al Dewiri, » Mima » de la réalisatrice tunisienne Dourra Zarrouk, et » Rendez-vous amoureux » de la réalisatrice syrienne Belkis Al-Tala. Les films en compétition seront départagés par un jury constitué des artistes et réalisateurs Youcef Mahsas et Khaled Benaissa, d'Algérie, Hani Abdelatif, d'Egypte, Ali Nuri Turkoglu, de Turquie et Marco Magua, d'Espagne. Le président du jury, Khaled Benaissa, a déclaré à l'APS que le fait que le jury soit formé de spécialistes de différents pays, » permet un échange d'idées, d'expériences et de visions ». Ces journées cinématographiques internationales se poursuivront jusqu'au 12 avril prochain, permettant au public de découvrir, en parallèle, cinq longs-métrages algériens tels que » Souvenirs du spectateur » d'Abderrahim Alioui, » Zighoud » de Mounès Khammar, » La gare-Ain Lahdjar » de Lotfi Bouchouchi et » Hadda » d'Ahmed Riad.