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Le coup d'arrêt de la mondialisation pèse sur la croissance
Impact moins fort que prévu du Brexit
Publié dans La Tribune le 22 - 09 - 2016

La croissance de l'économie mondiale tombera cette année et l'an prochain à ses plus bas niveaux depuis la crise financière, victime d'un coup d'arrêt de la mondialisation, estime l'Organisation de coopération et développement économiques.
La croissance de l'économie mondiale tombera cette année et l'an prochain à ses plus bas niveaux depuis la crise financière, victime d'un coup d'arrêt de la mondialisation, estime l'Organisation de coopération et développement économiques.
Le commerce, son principal moteur des deux dernières décennies, a vu sa croissance amputée de moitié depuis 2008 et restera à la traîne de l'activité cette année, prévoit l'Ocde dans ses perspectives économiques mondiales actualisées publiées hier.
«On est bien en dessous des normes passées et cela signifie que la mondialisation, mesurée par le niveau des échanges, a peut-être calé», soulignent les économistes de l'organisation.
L'Ocde ne table plus que sur une croissance mondiale de 2,9% cette année, contre 3,0% dans des précédentes prévisions publiées avant l'été, soit le rythme le plus faible depuis la crise de 2008-2009.
Elle voit des facteurs à la fois conjoncturels et structurels derrière ce ralentissement.
«Après la crise, les chaînes de valeur mondiale se sont détendues et le commerce chinois et asiatique a ralenti, les deux phénomènes étant peut-être liés», note-t-elle.
«Ces changements structurels ont été aggravés par une faible demande due à une croissance anémique de l'investissement international et du commerce intra-européen».
La montée des oppositions à la libéralisation du commerce et les récessions en cours chez de grands pays producteurs de matières premières contribuent aussi à ce ralentissement des échanges qui, s'il perdure, «aura des conséquences fâcheuses pour la croissance de la productivité et du niveau de vie», avertit l'Ocde.
«Si on pouvait retrouver le rythme de croissance des échanges des années 1990 et 2000, on reviendrait aux niveaux de croissance de productivité d'avant-crise», a déclaré à Reuters Catherine Mann, chef économiste de l'Ocde.
«La productivité a chuté depuis de moitié», ajoute-t-elle, soulignant que, avec cette situation, les gouvernements ne pourront plus tenir les promesses faites à leurs citoyens, notamment en matière d'emploi.
Dans ce contexte, on assiste actuellement dans plusieurs grands pays à une montée des sentiments anti-mondialisation, souvent exacerbés par l'approche d'échéances électorales.
Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, affiche ainsi sa volonté de revenir sur des accords de libre-échange et des dizaines de milliers de personnes ont manifesté le week-end dernier en Europe, notamment en Allemagne, contre le projet de traité transatlantique.
Pour Catherine Mann, il est plus facile pour les électeurs de voir les inconvénients du développement des échanges, sous forme de pertes d'emplois, que ses avantages, des prix bas et un plus grand choix pour les biens de consommation.
Mais la croissance de l'économie mondiale entrevue pour l'an prochain, que l'Ocde a ramenée à 3,2% (contre 3,3% auparavant), sera insuffisante pour générer les emplois que les jeunes attendent et le maintien des niveaux de retraites promis aux plus âgés, estime l'économiste.
«Ce n'est pas un tableau de la croissance mondiale rassurant. Un taux de 3%, ce n'est pas assez pour tenir les promesses faites aux citoyens», dit-elle encore.
Pays par pays, l'Ocde revoit en nette baisse ses attentes pour les Etats-Unis cette année, avec une croissance de 1,4% contre 1,8% encore prévu en juin.
Mais elle estime que la Réserve fédérale ne doit pas pour autant renoncer au relèvement de ses taux, afin que les prix des actifs ne continuent pas à évoluer en déconnexion avec l'économie réelle, au risque de créer des bulles financières.
Pour l'an prochain, l'organisation anticipe une croissance américaine accélérant à 2,1% (2,2% précédemment).
S'agissant de la Grande-Bretagne, elle pense que l'impact du Brexit sur l'économie sera moins fort qu'estimé initialement, au moins à court terme. Elle revoit ainsi en légère hausse à 1,8% (contre 1,7%) sa prévision pour 2016 mais ampute d'un point entier celle pour 2017, à 1,0%.
Elle change peu ses chiffres pour la zone euro cette année (-0,1 point à 1,5%) mais est bien moins optimiste pour l'an prochain (-0,3 point à 1,4%).
L'Ocde abaisse ses prévisions pour la France à 1,3% pour cette année (-0,1 point) comme pour l'an prochain (-0,2 point), alors que le gouvernement vient de confirmer son scénario de croissance de 1,5% pour le projet de loi de finances 2017.
Reuters.


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