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La date butoir du retrait de l'agrément aux concessionnaires automobiles approche
Projets industriels liés à l'activité de vente de voitures
Publié dans La Tribune le 03 - 11 - 2016

Tous les concessionnaires automobiles en activité et qui n'auront pas en janvier 2017 apporter la preuve concrète de leur soumission à l'article 52 de la loi de Finances pour l'année 2014 les obligeant à mettre en chantier des projets d'investissements industriels liés à leurs activités, feront l'objet d'un retrait de leur agrément par la commission de contrôle interministérielle constituée à cet effet. Or, jusqu'ici, à deux mois de la date butoir, seulement cinq concessionnaires (Renault, Hyundai, Iveco Fiat, Cima Motors et Nissan) se sont soumis à ce cahier des charges dicté par l'article de loi 52 , les autres, c'est-à-dire le gros de la troupe, ont tout l'air de trainer le pas pour des raisons difficiles à cerner, d'autant que le retrait d'agrément est brandi comme possible sanction à l'égard des importateurs de véhicules qui ne se seront pas soumis à la loi qui leur accorde un délai de trois années à compter du 1er janvier 2014, date de promulgation de la loi de Finances en question, pour entamer l'industrialisation de leurs filières.
Il faut croire que la liste citée plus haut reste figée pour des raisons qui ne sont pas déclarées, mais qu'on peut d'ores et déjà attribuer au manque évident de savoir-faire industriel et managérial des concessionnaires car étant mal préparés au montage d'une industrie et, surtout, à la gestion d'une activité impliquant plusieurs segments, de l'approvisionnement et la gestion des stocks à la vente, en passant par la sous-traitance, le Service après-vente, le marketing, la direction client. En effet, de nombreux concessionnaires, récemment entrés dans la profession, éprouvent des difficultés à impulser de la valeur ajoutée à leur activité qui est maintenues dans l'archaïsme. Ils vendent des voitures comme on vendrait des légumes. Les rares qui ont fait l'effort de réaliser des ateliers de maintenance au démarrage de leurs activités n'ont malheureusement jamais opéré de mises à niveau ni de modernisation des équipements, que requièrent les avancées des technologies de l'automobile. En effet, certains ateliers de maintenance que nous avons visités se trouvent dans un état de déclassement avancé avec, de surcroît, des pénuries récurrentes de pièces de rechange et, pis, de mécaniciens qualifiés.
Devant cet état des lieux, la commission interministérielle, qui entamera les contrôles dès le début de l'année 2017, «aura la prérogative de retirer les agréments aux concessionnaires qui n'auront manifestement pas appliqué la disposition législative en question», averti le ministre du Commerce. C'est à croire que le gouvernement, qui peine à faire respecter la loi, paraît cette fois bien décidé à sévir contre les concessionnaires récalcitrants. Ce qui du reste l'arrangerait eu égard au déclin des recettes d'hydrocarbures qui a considérablement réduit les disponibilités en devises du pays. Il faut dire aussi que l'application à la lettre de l'article de loi 52 va permettre une restriction drastique des importations de véhicules qui engloutissent bon an, mal an, entre 3 et 4 milliards de dollars, sans compter le coût des pièces de rechange y afférent. C'est pourquoi, il était effectivement temps que le gouvernement réagisse énergiquement contre certains concessionnaires automobiles qui jusqu'ici n'ont eu de cesse de se complaire dans leurs confortables activités de revendeurs en l'état de véhicules importés en refusant d'appliquer les lois de la République (article 52 de la LF 2014 et disposition de la loi sur la monnaie et le crédit relative aux concessionnaires) qui font expressément obligation aux importateurs de véhicules neufs de promouvoir des activités industrielles ou non industrielles, au maximum trois années après l'obtention de leurs agréments. Ce refus de développer des activités industrielles, après trois années d'importation est heureusement l'apanage des seuls concessionnaires automobiles. Et pour preuve, les importateurs de produits pharmaceutiques, qui n'avaient pourtant pas autant de facilités à écouler les médicaments importés, n'ont posé aucun problème à se mettre en conformité avec cette disposition de la loi de Finances 2014 et, pour certains, bien avant avec la Loi sur la monnaie et le crédit de 1991. Les opérateurs en pharmacie ont, à titre d'exemples, pratiquement tous investi dans la réalisation d'unités industrielles qui permettent aujourd'hui de produire environ 65% de la demande nationale en médicaments génériques. Cette logique d'industrialisation salvatrice est également perceptible dans différentes filières de l'économie nationale, à commencer par la filière agroalimentaire où de nombreux importateurs ont investi dans la réalisation de chaînes d'emballage et de conditionnement. Il en est de même dans celles de l'électronique et de l'électroménager où une multitude de chaînes de montage et de production de pièces sont entrées en production. Elles ont incontestablement accru la production locale en appareils électroménagers et électroniques au point où l'exportation d'une part de ces articles est devenue un objectif vital. Disons enfin qu'il y a fort à parier que d'ici la date butoir de janvier 2017 les concessionnaires automobiles vont se compter sur les doigts d'une seule la main.
Z. A.


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