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Palestine : la résistance par la faim
Après 40 jours de grève, les prisonniers suspendent leur action
Publié dans La Tribune le 30 - 05 - 2017

La grève de la faim des prisonniers palestiniens aura finalement réussit à mettre en lumière les mauvais traitements et les conditions inhumaines de détention dans les prisons israéliennes, mais aussi d'obtenir une victoire symbolique très forte sur l'occupant. Cette grève a également confirmé la stature de leader de Marwan Barghouthi qui reste la personnalité politique la plus populaire parmi les Palestiniens. Il est toujours considéré comme le successeur logique de Yasser Arafat. Les Israéliens ont compris la stature de l'homme et de ce fait l'ont privé de liberté sous des prétextes fallacieux. Durant ces dures semaines de grèves les machiavéliques autorités israéliennes ont tenté de l'écarter en négociant avec d'autres leaders au sein du mouvement de prisonniers, afin de le discréditer. Sans résultats.
Les prisonniers palestiniens ont mis fin à leur grève de la faim pour alerter le monde sur leurs conditions carcérales et celle du peuple palestinien incarcéré dans un système colonial inique. Malgré les tentatives des Israéliens d'en minimiser la portée et l'impact international, cette action politique a débouché sur une victoire symbolique : les prisonniers ont arraché une grande partie de leurs exigences concernant les conditions de détention. Grace à la détermination et à l'unité, ainsi qu'aux actions de solidarité dans la rue palestinienne et dans le reste du monde, les prisonniers ont donné une leçon de sacrifice. Le système colonial israélien refuse toujours d'admettre que des négociations ont été menées avec le mouvement de prisonniers en grève. C'est pourtant au terme de tractations qu'un accord a été possible afin de mettre fin à la grève de la faim de quelque 1 500 prisonniers politiques palestiniens. L'Autorité palestinienne estime qu'une bonne partie des demandes des prisonniers ont été arrachées : entre autres ; davantage d'accès à des téléphones publics, levées de certaines restrictions de visite pour les membres de la famille, réduction de l'intervalle entre deux visites pour les prisonniers de Ghaza, amélioration des conditions de détention pour les prisonniers malades. Première grève unitaire de longue durée, cette action a été menée par la figure de la résistance palestinienne, Marouane Barghouthi. Elle a été suivie par environ 1 500 personnes parmi 6 300 détenus. Ses leaders symboliques appartiennent à l'ensemble des partis et mouvements palestiniens : aux côtés d'Ahmed Saadat, secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et d'Ahmed Abou Ghoulmeh se trouvent Abbas Sayyed, membre du bureau politique du Hamas ainsi qu'Ibrahim Hamed et Hassan Salameh, Zaid Bseiso du Djihad islamique, Wajdi Jawdat du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) et Bassam Kandakji du Parti du peuple ainsi que le doyen de la détention Karim Younès du Fatah. Cette grève de la faim aura finalement réussi à mettre en lumière les mauvais traitements et les conditions inhumaines de détention dans les prisons israéliennes, mais aussi d'obtenir une victoire symbolique très forte. Des manœuvres ont visé à discréditer le mouvement de grève (comme le montage vidéo montrant Barghouthi en train de manger) et à le diviser en tentant des négociations séparées, en parallèle d'une politique répressive (isolements, amendes, privations de visite, transferts incessants, harcèlements).
Barghouthi, le Mandela palestinien
Cette grève a confirmé la stature de leader de Marwan Barghouthi qui reste la personnalité politique la plus populaire parmi les Palestiniens. Il a été considéré comme le successeur logique de Yasser Arafat, mais les Israéliens ont compris la stature de l'homme et de ce fait l'ont privé de sa liberté sous des prétextes fallacieux. Durant ces dures semaines de grèves les machiavéliques autorités israéliennes ont tenté de l'écarter en négociant avec d'autres leaders au sein du mouvement afin de discréditer le mouvement. Mais toutes les factions se sont rangées derrière le leader du Fatah. Cette victoire des prisonniers est par ricochet celle du peuple palestinien resté uni et mobilisé derrière ses résistants de la faim. Les mobilisations ont à nouveau montré la centralité de la question des prisonniers dans la lutte du peuple palestinien pour ses droits. Rares étaient les Etats dotés pourtant de systèmes démocratiques qui ont soutenu ce mouvement de grève légitime. Pourtant depuis 1967, le système carcéral israélien, arrimé à une justice militaire, n'a pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés. Il a criminalisé toute activité politique contestant l'occupation et tissé une véritable «toile carcérale» sur les territoires palestiniens. Elle permet d'arrêter et d'inculper un très grand nombre de Palestiniens, hommes et femmes à partir de l'âge de 12 ans. D'ou la présence de centaine de mineurs dans les geôles israéliennes. Seul le mouvement international de solidarité a répondu présent, comme d'habitude, pour soutenir les prisonniers palestiniens dans leur grève. Une victoire sur laquelle il s'agit désormais de capitaliser pour avancer. Vers la fin de l'occupation.
R. I.


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