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Constantine tourne le dos au tourisme
en l'absence d'infrastructures d'accuiel
Publié dans La Tribune le 26 - 07 - 2008

De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi
En l'absence d'infrastructures d'accueil, Cirta cumule un tourisme de transit. La ville n'a pas les moyens d'hébergement nécessaires pour espérer «rafler» un quota touristique d'été ni de printemps d'ailleurs ! En effet, avec deux grands hôtels datant de la période coloniale, Cirta et Panoramic qui sont malheureusement réquisitionnés à chaque occasion officielle ou autre, la cité tente de camoufler son image d'«hôte» sans toit. Excepté l'Hôtel des princes, une bâtisse trois étoiles appartenant à un privé et située avenue Abane Ramdane, en plus d'une autre résidence dans la banlieue de la commune d'El Khroub, la capitale de l'Est demeure en attente de la concrétisation de tels projets d'envergure qui ne pourront être que bénéfiques au plan comptable pour une ville à l'histoire chargée. Actuellement, il n'en est rien.
Si la réalisation des deux futurs hôtels (Ibis et Novotel) de la chaîne Accor au centre-ville
bat son plein avec un taux d'avancement appréciable, ce n'est pas le cas pour les travaux au niveau du chantier du grand hôtel 5 étoiles prévu à Aïn Smara.
Pour rappel, au moment où des Sheraton prenaient naissance à Oran, à Alger, et à Hassi Messaoud, il était question d'en implanter un au niveau du 7e km. Or, le projet s'est métamorphosé et Constantine aura un substitut loin … du Sheraton… D'aucuns estiment que les choses traînent en anticipant même sur les délais de sa réalisation… C'est dire que le tourisme en général dans la ville des Ponts requiert des bases infrastructurelles capables de motiver les visiteurs et de pérenniser le séjour. Beaucoup de choses sont à apprendre sur cette terre millénaire. Des touristes rentrent chez eux, qui avec une photo furtive au niveau du pont, qui avec un livre d'histoire sur la ville, qui avec un plateau en cuivre …
Tout se passe assez vite et les «voyageurs» laissent pour la majorité d'entre eux une «vaste culture» non explorée, faute de temps, devrions-nous dire pour absence de commodité d'accueil ? Il faut ajouter à cela l'impression de Camus sur cette municipalité dans l'Algérie de Camus, paru aux éditions, EDISUD (1987). «Constantine a un pont suspendu où l'on se fait photographier. Les jours de grand vent, le pont se balance au–dessus des profondes gorges du Rhumel et on y a le sentiment du danger.»
Clic-clac, on s'en va !
Cette notion sur Constantine demeure de mise dès lors que le tourisme local ne semble «aiguillonner» les pouvoirs publics que sur papier en mettant en relief les richesses culturelles et patrimoniales de la ville. Selon la direction de la culture, «l'urgence serait d'offrir dans un avenir proche les moyens nécessaires d'accueil pour attirer plus de monde à Constantine. Il y a tant de choses à visiter. Evoquer le tourisme culturel, c'est interpeller la conjugaison d'efforts de plusieurs secteurs en même temps. Sa promotion commence à sa base par inculquer préalablement la notion du tourisme dans son sens le plus large. A mon sens, on n'est pas encore arrivés au stade du tourisme culturel». En fait, le directeur illustre son interprétation par le manque d'hébergement, notamment au cours de la tenue des festivals, dont celui du malouf, du 4 au 10 du mois dernier. Ainsi, certains professionnels du tourisme attestent que «le manque flagrant d'infrastructures hôtelières à Constantine retarde considérablement le développement de ce créneau». Contrairement à l'année écoulée où l'on voyait beaucoup de visiteurs sillonner les ruelles de la médina et autres passages «obligés» pour les plus intellectuels d'entre eux, avec des haltes au TRC, au musée, aux éditions et librairie Média Plus, cette année, le nombre de visiteurs n'a pas encore atteint son summum, alors que la situation sécuritaire est maîtrisée. Toutefois, pour certains émigrés, l'approche du mois de Ramadhan a retardé leur voyage. «Des familles préfèrent réserver quelques jours de leur vacances au mois de septembre pour mieux profiter des soirées ramadhanesques du bled», avance un père de famille vivant en France. Concernant les touristes au sens propre du mot, leur nombre est faible cette saison. Seuls quelques travailleurs d'origine asiatique de la société COJAL, chargée de l'ouvrage de l'autoroute Est-Ouest trompent souvent l'œil du Constantinois en débouchant au centre-ville en temps de récupération. «Elle est un chef-d'œuvre, elle a du talent», disait Malek Haddad à propos de sa ville natale, Constantine.
Une esquisse cependant en quête d'objectivité sur le terrain pour la tourner en pôle d'attraction, non éphémère par souci d'ennui, mais en cité captivante qui donnerait toujours l'envie de visiter et de revisiter. A Constantine, on aurait toujours oublié quelque chose : le pèlerinage semble être éternel ! Qui est mieux placé que Malek Haddad pour exhumer les valeurs de cette ville ? «Lorsque vous partirez, s'il vous plaît, ne vous retournez pas. Mais, je vous assure, on ne quitte jamais Constantine tout à fait.» Les dires de cet auteur serviront-ils d'un autre point de départ aux pouvoirs publics pour savoir ce qu'ils font rater aux «touristes avides d'histoire, de culture,… » et d'enclencher les machines infrastructurelles touristiques ?


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