De notre correspondante à Tlemcen Amira Bensabeur Malgré l'informatisation de certains services de l'état civil à travers quelques APC, et qui a été mise en place depuis presque deux années, ce qui constitue le principal instrument de l'amélioration du service rendu aux usagers et de la lutte contre la fraude documentaire, il est à noter que dans d'autres communes relevant de la wilaya de Tlemcen, c'est la galère et l'unique arme est la patience pour retirer le document demandé. Certes là où l'informatique est disponible, les actes que détient le service d'état civil sont numérisés, indexés et mémorisés dans une base informatique. L'extrait de naissance, l'acte de mariage et celui de décès sont de livrés immédiatement. Au niveau de l'état civil, les opérations ont mis fin au calvaire vécu par les citoyens, marqués par de longues chaînes, surtout en période de rentrée scolaire et universitaire. Aujourd'hui, un seul clic permet de résoudre le problème. Même le personnel a subi une formation dans ce domaine et ce n'est plus le temps des ruées, marquées par la tension, et les actes délivrés par le biais du réseau comportent une signature digitale. Cependant, pour mieux gérer la situation, les décideurs opteraient pour la création d'un site web afin de commander des actes via Internet. Selon les élus, cette action évitera de pénibles et coûteux déplacements. Mais la situation n'est pas toujours la même partout. Au niveau des APC ne disposant pas encore de l'outil informatique, c'est la galère sur toute la ligne. Le personnel dépassé cherche à liquider les citoyens. Des documents rédigés à la main, parfois illisibles, surtout lorsqu'on utilise le papier calque. Dans certaines APC visitées, il faut s'armer de patience et supporter les bousculades. Un véritable casse-tête pour les citoyens. Les Assemblées populaires sont prises d'assaut dès le début de la matinée par des dizaines de citoyens qui viennent demander des extraits de naissance et autres documents pour la confection de la carte d'identité, pour les inscriptions à l'université, au lycée ou autres. Ce qui complique la situation, c'est l'exiguïté des locaux, le manque de personnel, trop de paperasse, selon les employés qui ne savent où donner de la tête. «Ces problèmes sont enregistrés entre juin et octobre, soit la période des inscriptions». A cela s'ajoutent le manque d'imprimés et le travail à refaire en cas d'erreur, signalent nos interlocuteurs, qui n'ont pas manqué de confirmer la tension vécue à travers plusieurs services de la wilaya de Tlemcen. L'élimination de la bureaucratie doit passer par l'innovation de l'administration publique à travers la gouvernance et l'administration électronique. En effet, pour mieux gérer la situation, il est indispensable de généraliser le système de gestion électronique des actes au service de l'état civil des mairies qui gèrent des millions de documents. Cette action vise à, rationaliser le travail administratif, d'une part et améliorer le service rendu aux administrés, d'autre part, tout en protégeant les registres originaux de manipulations fréquentes risquant, à terme, de provoquer d'irrémédiables dégradations. Il est temps de promouvoir l'innovation de l'administration publique par la gouvernance et l'administration électronique, afin d'instaurer la confiance vis-à-vis des pouvoirs publics. Donc, il est nécessaire, entre autres, de rendre disponibles les informations sur les intentions des pouvoirs publics, leurs actions, leurs performances ainsi que les bénéficiaires de ces actions, et sur la vitesse d'exécution desdites actions. L'utilisation des technologies de l'information et des communications (TIC) sous diverses formes peut grandement influencer la façon dont les pouvoirs publics et le public génèrent, acquièrent, gèrent, diffusent et utilisent l'information, les connaissances et le savoir pour réaliser ce dont ils auront convenu. Ainsi, les TIC peuvent être de puissants outils pour la gouvernance engagée, inclusive et participative pour parer à la bureaucratie.