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L'Algérie opte pour l'importation de la matière première
La culture de la betterave sucrière consommant beaucoup d'eau
Publié dans La Tribune le 04 - 08 - 2013


Par Bahia Aliouche
Pour la seconde campagne consécutive, le bilan sucrier mondial 2012/2013 devrait être significativement excédentaire, selon l'ISO (Organisation internationale du sucre). En effet, la production mondiale atteindrait, selon les dernières prévisions de l'ISO, 182 millions de tonnes (Mt) soit 10 Mt de plus que le niveau de la consommation mondiale (en hausse de 2,2%).
En conséquence les disponibilités à l'exportation (61 Mt) dépasseront largement la demande mondiale d'importation (51,6 Mt, en réduction pour la 3e campagne consécutive). Inévitablement ce surplus mondial conduira à une hausse des stocks en fin de campagne, qui pourraient atteindre 74 Mt, soit 43% de la consommation mondiale 2012/13.
Ce retour à des niveaux de stocks plus importants depuis deux campagnes a permis aux cours mondiaux de se détendre. Ainsi, après avoir atteint un niveau élevé en janvier 2012, les cours mondiaux du sucre suivent une tendance baissière. Le cours du sucre brut à New York est passé de 415 €/t à la fin de la campagne 2010/2011 à 294 €/t en mars 2 013.
Pour ce qui est de la prochaine campagne 2013/14, elle a toutes les chances de connaître à nouveau une situation excédentaire, prévoit l'Organisation internationale du sucre.
«Quand bien même la production mondiale diminuerait de 3 à 4 Mt par rapport à 12/13, il y aurait toujours un excédent mondial de 3 à 4 Mt, qui s'ajouterait au niveau élevé des stocks pour entretenir une pression baissière sur les cours mondiaux», note le rapport
de l'Iso.

L'Algérie, gros importateur de sucre
Néanmoins, en dépit de l'effondrement des prix du sucre à leur niveau le plus bas depuis 3 ans, l'Algérie demeure l'un des plus importants importateurs de sucre dans le monde.
Durant les cinq premiers mois de 2013, les importations algériennes de sucre ont fortement augmenté, selon les Douanes algériennes. Elles ont ainsi atteint 469,03 millions de dollars, contre 343,67 millions de dollars à la même période en 2012, soit une hausse de 36,47%, précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis).
A fin mai 2013, l'Algérie a importé 883 005 tonnes de sucre contre 545 755 tonnes à la même période en 2012, en hausse également de plus de 61,7%.
Ces statistiques illustrent bel et bien la forte dépendance de l'économie nationale aux marchés internationaux de sucre. Une dépendance porteuse de dangers pour l'avenir du pays, selon les économises pour qui «tout renversement de tendance sur le marché international de sucre comme beaucoup d'autres produits alimentaires pourrait provoquer des bouleversements désastreux pour
l'économie et la société algériennes». D'autant que l'Organisation internationale de sucre envisage de réaliser une stabilisation de la production mondiale pour la campagne 2014/15. «Pour éviter la prolongation de la tendance baissière des cours de sucre en 2014/15, il faudrait une stagnation de la production mondiale en 2014/15, de manière à ce que la consommation mondiale soit au même niveau», souligne l'ISO dans son dernier rapport.
Ainsi, l'Algérie devra revoir sa copie pour engager une véritable politique multisectorielle (agriculture, industrie, etc.) de nature à assurer sa sécurité alimentaire. Une politique qui pourrait libérer l'Algérie de sa dépendance de l'étranger et éviter ainsi que le scénario des émeutes de janvier 2011 ne se répète. Ces émeutes de 2011 ont été déclenchées en Algérie, entre autres, en raison de la forte hausse des prix de certains produits alimentaires de base tels le sucre et l'huile. Ce bond des prix, faut-il le rappeler, était à l'origine de la flambée des cours des produits alimentaires de base sur les marchés internationaux.

Le sucre importé subventionné, après les émeutes de 2011
Pour gagner la paix sociale, le gouvernement s'est ainsi précipité à lancer des mesures visant à juguler la hausse des prix du sucre et de l'huile. Ces mesures portaient sur une suspension et une exonération des droits de douane, de taxes et d'impôts représentant un total de charge de 41% qui vient en déduction des prix de revient.
Selon le décret exécutif n°11-108 du 6 mars 2011, un prix plafond au consommateur a été fixé ainsi que les marges à la production, à l'importation et à la distribution, aux stades de gros et de détail, de l'huile alimentaire raffinée ordinaire et du sucre blanc. Ce texte a fixé, ainsi, les prix plafonds en TTC, des bidons d'huile ordinaire raffinée de 5 litres, 2 litres et 1 litre respectivement à 600 DA, 250 DA et 125 DA, alors que les prix du kilogramme de sucre blanc vendu en vrac et préemballé sont fixés respectivement à 90 DA et 95 DA.
«C'est pour avoir une certaine paix sociale que le gouvernement algérien continue de subventionner les produits de première nécessité.» Mais jusqu'à quand s'interrogent certains économistes, qui tiennent à préciser que ces subventions coûtent au Trésor public des sommes faramineuses. Des sommes qui devraient être injectées dans la relance de l'Industrie sucrière.
Actuellement, l'Algérie produit chaque année 950 000 tonnes de sucre, entièrement destiné au marché local dont les besoins annuels avoisinent le million de tonnes. Notons que l'Algérie n'étant pas un pays producteur de sucre, la matière première est donc totalement importée par des opérateurs qui la transforment et la commercialisent.
Outre Cevital qui, à lui seul, a installé des capacités de transformation dépassant 1,5 million t, l'Enasucre (entreprise nationale de sucre), produit près de 300 000 tonnes.
Et la situation excédentaire de la filière sucre se renforcera avant la fin de l'année en cours avec l'arrivée d'un nouveau producteur. Il s'agit de l'entrée en activité de l'unité de transformation de sucre réalisée en partenariat entre le groupe privé La Belle et son partenaire français Cristal Union.
Selon les responsables de cette dernière, la raffinerie qui vient d'être réalisée à Ouled Moussa entrera en production en décembre 2013 avec des capacités de production, en première phase, de 350 000 tonnes par année.
A l'horizon 2015, cette production est appelée à être doublée pour atteindre 700 000 tonnes, à la faveur du renforcement des capacités de production mises en place. Avec cette nouvelle unité, les capacités nationales de transformation du sucre dépasseront les deux millions de tonnes annuellement, ce qui laissera apparaître un large excédent, tenant compte des besoins exprimés sur le marché local.
Selon le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, «des projets appartenant à des opérateurs privés et à des fermes pilotes sont à l'étude pour la reprise de la production de la betterave sucrière».
Depuis 1981, la culture de la betterave sucrière, un tubercule cultivé afin de produire le sucre, n'existe plus en Algérie.
La décision d'arrêter cette culture provenait du ministère de l'Industrie de l'époque, qui a jugé que l'option d'importation est la plus appropriée pour l'Algérie.
La culture de la betterave qui alimentait l'ancienne raffinerie de Khemis Miliana consomme des quantités importantes d'eau (6 000 m3/hectare).
Avant la prise de cette décision, l'Algérie cultivait jusqu'à 10 000 hectares de betterave sucrière sur les plaines du Chélif, d'Annaba et de Guelma.
«Le coût de production est plus important que celui de l'importation, d'autant que le pays est sérieusement exposé au phénomène du stress hydrique. Si l'option de cultiver la betterave pour les besoins de produire le sucre l'emportait, nous risquerions de perdre certaines d'autres cultures des suites de cette décision car la betterave consomme énormément d'eau», explique un responsable du ministère de l'Agriculture. Donc, l'Algérie devient l'un des premiers importateurs de sucre au monde, approvisionnée notamment par le Brésil, Cuba, la Thaïlande et l'Union européenne.
B. A.


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