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MCA : Drif : «Je ne suis pas le meilleur président du Mouloudia»
Publié dans Le Buteur le 26 - 02 - 2019

Invité d'El Heddaf TV, l'ancien président emblématique du vieux club algérois et artisan du triplé réalisé en 1976, vous l'avez bien compris, il s'agit de Abdelkader Drif. On a profité de la présence exceptionnelle de Drif pour évoquer certaines choses méconnues du grand public. C'était donc l'occasion de connaître un autre visage de celui qui a marqué d'un sceau indélébile son passage au club. «Je ne suis pas le meilleur président dans l'histoire du Mouloudia. Il y a d'autres dirigeants qui ont apporté beaucoup au club et au football algérien. La seule différence entre la gestion de l'époque et maintenant, c'est la crédibilité. Je disais que les joueurs étaient mes enfants et que j'avais le devoir de les éduquer», avant d'ajouter : «J'ai hérité d'une équipe avec des joueurs chevronnés et des éléments jeunes. J'ai tout fait pour aider tout le monde à s'épanouir sportivement et humainement afin que cet amalgame puisse apporter ses fruits.»
«Bencheikh avait dit à Bachi qu'il était médecin dans la vie et que lui, l'était sur le terrain»
À une question sur le cas Bencheikh qui était mécontent concernant le montant d'une prime de signature, Drif a rétorqué avec humour : «Je me rappelle, on s'était réunis avant le derby face au CRB. Cela arrive souvent avant chaque match où les joueurs ont le droit de donner leur avis. Zoubir Bachi avait pris ce jour-là la parole en sa qualité de capitaine d'équipe. Mais Bencheikh a voulu à son tour intervenir. Il a dit à Bachi qu'il était médecin dans la vie et que lui, l'était sur le terrain. Cela traduit la transparence qui existait à cette époque. On ne cachait rien, c'était la force de l'équipe. Et puis, il y avait un grand entraîneur à la tête de l'équipe en la personne de Zouba.»

«Fier d'être issu d'une famille de révolutionnaires et le regretté Bitat nous a aidés comme Boumediene et Bouteflika»
Certains reprochaient à Drif de jouir du soutien de l'Etat durant sa présidence du fait de ses liens avec feu Rabah Bitat. Mais l'homme public ne cache pas sa fierté d'appartenir à une famille de révolutionnaires qui a servi son pays avec Bravoure et dévouement. «Je suis fier d'appartenir à une famille de révolutionnaires. Et ceux qui disent cela ne savent rien. Le regretté Rabah Bitat nous a aidés comme l'a fait Houari Boumediene et actuellement Bouteflika.»

«En 1976, Baka croyait qu'on plaisantais lorsqu'on avait pris la décision de jouer la Coupe d'Afrique»
Au sujet de cette participation en 1976 à la Coupe d'Afrique des clubs champions, Drif reconnaît que personne ne donnait cher de la peau du Mouloudia. «En 1976, la FAF était dirigée par des hommes honorables à l'image du regretté Baka, Kezal, Amrani et Beraïti. Après ce qui s'est passé au CRB contre Jeanne d'Arc, on redoutait toute participation à une coupe africaine. Je me suis rendu au siège de la FAF pour certifier notre participation. J'ai rencontré Baka, Allah yarahmou, qui était surpris par cette décision. Il m'a dit : "Vous êtes en train de plaisanter ou bien vous avez envie de jouer cette Coupe d'Afrique ?" Quelques mois après on remportait le trophée.»
«C'est comme ça que la CAF a annulé le carton rouge de Bencheikh»
Drif est revenu sur le carton rouge reçu par Ali Bencheikh lors du match aller contre Hafia Conakry et les raisons de l'annulation de cette sanction très cruelle. «Les Guinéens ont commis une faute car cette finale a pris une dimension politique. Bencheikh ne méritait pas le carton rouge. Mais on a pris toutes nos dispositions. On s'est déplacés avec un appareil photo et il y avait avec nous le journaliste, Youcef Benouadia. Il était interdit de prendre des photos. Le seul autorisé, c'était le président d'alors, Ahmed Sékou Touré. La veille du match retour à Alger, il y a eu une réunion avec la CAF de 8h30 du matin jusqu'à 22h00. On avait mis en exergue nos preuves comme quoi Bencheikh n'était pas coupable avec des photos à l'appui. Suite à cela, la suspension de Bencheikh a été annulée à juste titre.»
«C'est à cause d'Idir Langar que la Sonatrach a pris la décision de reprendre le Mouloudia»
Voulant savoir si avec du recul il regrettait l'appui affiché à Idir Langar lorsque celui-ci prétendait vouloir racheter le Mouloudia. La réponse du concerné a été sans équivoque. «Jamais, je ne regrette pas d'avoir apporté mon soutien à Idir Langar. Et je tiens à affirmer que le retour de Sonatrach est dû à l'affaire Langar sinon jamais la firme pétrolière n'aurait repris le Mouloudia. Alors, j'ai eu raison. Je n'apporte jamais mon soutien comme ça surtout à une personne que je ne connais pas. Langar allait mettre sur la table 1 million d'euros pour sa première année. »

«Contre la JSMB, je savais ce qui se tramait derrière mon dos de la part de certains joueurs»
L'occasion était belle de se remémorer cette défaite par 4 buts à 1 contre la JSMB sous l'ère Michel Renquin et qui était une manœuvre indélicate et fallacieuse de certains joueurs pour pousser Drif vers la porte de sortie. «Lorsque j'ai repris les commandes, j'ai essayé d'opérer un changement radical. Mais mon projet dérangeait certains joueurs mais pas tous. Je savais ce qui se tramait derrière mon dos. C'est pour cela que je me suis réuni avec les joueurs avant le match en exigeant d'eux la victoire avec la manière sinon je quittais le navire. La suite, tout le monde la connaît.»
«L'invitation du grand Réal Madrid est une fierté pour le club et l'Algérie»
Nostalgique comme les amoureux du Mouloudia de la belle époque, le match face au grand Réal Madrid est venu forger l'histoire du Doyen. «L'invitation du grand Réal Madrid en 1977 pour participer à un tournoi est une fierté pour le Mouloudia et l'Algérie. C'est le président du Réal d'alors en personne, Santiago Bernabeu, qui nous a envoyé cette invitation pour jouer ce tournoi avec la participation du champion d'Asie et d'Amérique du Sud. Ce jour-là, le drapeau de l'Algérie trônait dans le stade de Madrid
«Ma plus grande fierté est d'avoir présidé le Doyen et je ne regrette aucune décision»
Drif ne cache jamais cette fierté d'avoir présidé le Mouloudia d'Alger. Il le dit à nouveau haut et fort sur les plateaux d'El Heddaf TV. «Ma plus grande fierté est d'avoir présidé un club de la dimension du Mouloudia. Ce fut une décision très courageuse. Je précise aussi que je ne regrette aucune décision que j'ai prise en tant que président parce que j'étais juste avec mes joueurs et ferme en même temps dans l'intérêt du Mouloudia et uniquement le Mouloudia.»
«Je voulais réunir le duo Draoui – Naïm au Mouloudia»
Le plus grand regret de Drif a été de ne pas avoir pu réunir Draoui et Naïm dans la même équipe. «Je voulais réunir Draoui et Naïm dans la même équipe. J'ai pu convaincre Naïm de rejoindre le Mouloudia mais il y a eu des interventions qui ont fait que cela n'a pas pu malheureusement se réaliser.»
«Bencheikh avait refusé un salaire d'un million de francs par mois d'un club saoudien»
Le personnage emblématique du Mouloudia a une deuxième fois évoqué Bencheikh et son amour pour le club. Le refus de Alilou qui avait pourtant reçu une proposition très alléchante d'un club saoudien. «Nous avons reçu un jour une offre d'un club saoudien qui voulait s'attacher les services de Bencheikh pour un contrat de sept mois moyennant un salaire mirobolant de 1 million de francs mensuellement. J'ai parlé à Bencheikh en lui disant que le dernier mot lui revenait. Mais il a refusé cette offre qui était alléchante préférant poursuivre l'aventure avec son club de cœur», dira en conclusion Drif qui nous a montré, le temps d'une émission, une facette méconnue du club.

Bencheikh : «Drif nous a rendus professionnels avant l'heure»
Ventant à chaque fois les mérites de son ancien président, Ali Bencheikh est toujours ému en se retrouvant face à Drif, son père spirituel. «Bien qu'on n'eût pas une grande fortune et de gros moyens, le Mouloudia pratiquait à cette époque le beau football à la manière brésilienne. Et on était heureux. Ami Drif nous a rendus professionnel avec sa gestion et non avec l'argent. On était un club avant-gardiste», dira Alilou très ému de cette belle époque ou l'amour du maillot primait sur le côté financier. C'était le bon vieux temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.


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