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Ligue-Présidents de club professionnel : Le bras de fer éternel
Publié dans Le Buteur le 12 - 12 - 2019

Les clubs professionnels ont vécu une journée mouvementée et excitée mardi dernier. D'abord dans la matinée lorsque le porte-parole Adrar a été reçu au siège de la FAF par Kheireddine Zetchi. Ensuite, les présidents de club professionnel se sont réunis dans l'après-midi entre eux afin de discuter le contenu de la rencontre de la matinée et tenter de trouver un consensus capable de sortir leur club de cette crise financière sans antécédent. Non convaincus par le discours officiel, les représentants des clubs professionnels ont suggéré une assemblée générale ordinaire afin de débattre leurs problèmes financiers. Une proposition qui n'a pas été du goût des autorités compétentes, à savoir la FAF et la Ligue. Devant ce constat, certains représentants de club professionnel ont réclamé de boycotter le championnat tant que la Ligue, la FAF et le MJS continuent à faire la sourde oreille. D'autres ont proposé d'aller jusqu'au bout et attendre le feed-back des autorités officielles. Ils prévoient un retour bénéfique qui mettra fin à leurs déboires financiers avant la fin de l'année. Du coup, les prochains jours seront décisifs pour l'avenir du championnat de Ligue 2.
La Ligue insensible
Le premier organe interpellé à savoir la LFP ne semble pas dans le rang des contestataires. Pour son président, Abdelkrim Medouar, certaines doléances des clubs professionnels demeurent démesurées et loin de la réalité. D'abord, les présidents n'ont pas le droit de réclamer une AGEx pour réclamer de les aider financièrement. « Il y a certains cas où les membres de l'assemblée générale peuvent demander une assemblée générale extraordinaire. Dans ce cas de figure, une réunion restreinte suffira aux antagonistes pour trouver une issue. De plus, la conjoncture actuelle ne permet pas de débourser de l'argent ni de réclamer quoi que ce soit. Selon le premier responsable de la Ligue, le moment n'est pas propice pour brandir ces slogans. Il faut laisser passer les élections présidentielles pour s'asseoir de nouveau autour d'une table », explique Medouar. Il faut dire que le courant ne passe toujours pas entre la LFP et les clubs professionnels.
La tutelle ne bronche pas
Si Abdelkrim Medouar ne veut pas s'avancer sur la question et ne peut s'engager à donner des garanties et des assurances à ses interlocuteurs, ce n'est pas le cas pour le ministre de la Jeunesse et des Sports. Moins diplomatique, Bernaoui n'a pas bronché avec les antagonistes et a refusé même de recevoir les représentants des clubs professionnels. Contrairement au président de la FAF, le ministre a esquivé tout le monde mardi dernier à la fin du tirage au sort des 32es et 16es de finale de la Coupe d'Algérie. Selon des indiscrétions, Bernaoui n'est pas chaud à l'idée de trouver une issue favorable puisque les présidents de club professionnel sont en train d'effectuer un travail de syndicalisme. Et pourtant, c'est du ressort des présidents de défendre les intérêts de leur club et tenter par tous les moyens de trouver des solutions fiables et rapides à leur crise financière.
Jeudi 19 décembre, ultime round !
La déception se lisait sur le visage des représentants de club professionnel des Ligue 1 et 2 Mobilis en marge du tirage au sort de Dame coupe. Alors que les autres invités étaient en train de savourer leur diner à l'ESHRA d'Aïn Benian, les présidents de club professionnel multipliaient les discussions et tentaient surtout d'accoster le ministre de la Jeunesse et des Sports. Le porte-parole Adrar a réussi de rejoindre la table de Bernaoui, Zetchi et Medouar où il a échangé une discussion avec ses interlocuteurs notamment Bernaoui. Finalement, le président du MOB et consorts sont parvenus à décrocher un rendez-vous pour le 19 décembre prochain. En effet, une ultime réunion aura lieu jeudi prochain entre Abdelkrim Medouar et les représentants de club professionnel avec probablement la présence de Kheireddine Zetchi. En tout cas, tout le monde espère que le prochain round sera décisif et déterminant pour les différents clubs du championnat national.
5 clubs ont boycotté la conférence
En plus de ne pas pouvoir trouver une issue concrète à leur crise financière, les présidents de club professionnel semblent divisés. Il existe deux clans au sein du même groupe. Un premier clan briguant un nouveau statut pour les sociétés sportives et qui réclame l'aide directe de l'Etat. Il s'agit de la majorité écrasante qui représente 25 clubs professionnels. Le reste, soit 5 clubs, est resté mardi loin du conflit et les cinq n'ont pas assisté à la réunion de l'après-midi, ce qui n'a pas été du goût de la majorité et qui a fait naitre un autre conflit au sein de la même corporation. Désormais, il faut s'attendre à des conflits avec les clubs professionnels qui n'ont pas répondu présent mardi dernier…
Hadj Kamel : « Désormais, ils ne peuvent plus compter sur notre soutien »
Interrogé sur le contenu de la réunion de mardi dernier et la possibilité de boycotter le championnat dans le cas où les choses n'avanceraient pas, le représentant de l'USMH, Hadj Kamel, dira : « Pour le moment, nous allons attendre la date du 19 décembre pour avoir probablement du concret. Ce qui nous intrigue surtout c'est la position des cinq clubs qui n'ont pas assisté à la réunion. Ils sont libres et assument évidemment leur choix mais on aurait aimé avoir l'ensemble des clubs professionnels des Ligues 1 et 2. Lorsqu'on recevra nos aides, nous allons nous comporter de la sorte. Désormais, ils ne peuvent compter sur notre soutien. »
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Boukelkal : « Nous défendons les intérêts de nos clubs »
Très en colère, le boss de l'O Médéa, Mahfoud Boukelkal, semble très touché et affecté par les accusations de certaines gens sur les plateaux de télévision. « Nous avons organisé la semaine passée une réunion avec Abdelkrim Medouar, qui a accepté de reporter la précédente journée à cause de cette crise financière qui asphyxie l'ensemble des clubs professionnels. Nous ne sommes contre personne et nous défendons seulement les intérêts de nos clubs. Nous traversons une période délicate et dangereuse à la fois. On attend impatiemment une bouffée d'oxygène pour entamer la phase retour dans de bonnes conditions. Personnellement, mes joueurs ne s'entrainent plus depuis 15 jours et je me retrouve dans un tunnel sans issue. On nous a fait des promesses et j'espère qu'ils se concrétiseront très prochainement. Y en a marre de soulever uniquement la crise financière qui secoue l'ensemble des équipes. J'aurais aimé parler de la formation et du plan d'actions du club ainsi que ses ambitions. L'OM n'a reçu aucun centime depuis juillet dernier et on fait marcher le club grâce aux aides des dirigeants. Je veux aussi évoquer une chose liée à cette campagne menée contre les présidents de club. Nous avons enregistré avec amertume certaines déclarations où on nous traite de voyous. C'est de la méchanceté gratuite et nous ne faisons que défendre crânement nos clubs. Nous avons des familles et des enfants et nul ne mérite un tel traitement. Ceux qui osent balancer de telles sottises n'ont qu'à descendre sur le terrain et montrer ce dont ils sont capables. En somme, nous sommes prêts à passer à l'audit. Personnellement, je ne crains rien, au contraire, je suis inquiet quant aux chèques personnels que j'ai octroyé à mes joueurs. Donc, arrêtons de nous tirer dessus », dira le président de Médéa.
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Adrar : « 10 ans de bricolage, les statuts des clubs professionnels doivent être changés »
Le porte-parole des clubs professionnels, Adrar, réitère les doléances de ses collègues et ne veut pas surtout qu'ils assument dix années de gestion catastrophique : « C'est honteux de nous demander d'aller trouver des sources financières alors que nos prédécesseurs ont toujours été soutenus et aidés financièrement. On sait très bien que la conjoncture actuelle est délicate, mais malheureusement celui qui réclame ses droits est pointé du doigt. On ne réclame pas des sociétés, mais plutôt changer le statut des clubs professionnels. Nous ne sommes pas des entreprises car on ne produit rien. On vit des subventions de l'Etat et du sponsoring. Les actuels présidents sont courageux d'avoir accepté d'assumer leurs responsabilités dans de telles circonstances. »
« Nous ne sommes pas une Issaba et on ne fait surtout pas de chantage »
« Malheureusement, il y a certains qui visent à nuire aux présidents de club. Nous ne sommes pas une Issaba et on ne fait nullement du chantage. Nous avons reçu des engagements de la part du ministre et on a eu un comportement digne. On devait arrêter en août dernier, mais nous ne voulions pas mettre notre football dans de sales draps. On a préféré continuer notre mission malgré toutes les contraintes. Maintenant, les promesses n'ont pas été honorées et c'est tout à fait logique de monter au créneau et réclamer nos droits. Où sont passés les dix milliards promis auparavant ? Nous avons hérité au MOB de 30 milliards de dettes et chaque jour le compte du club est bloqué par quelqu'un. On ne veut pas aller en prison et assumer les actes des dix dernières années. Certes, je suis actionnaire et amoureux de mon club, mais tout a des limites. J'ai des bouches à nourrir », a conclu Adrar.
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Medouar : « Il faut revoir l'arsenal juridique et bannir les règlements de 2010 »
Interrogé, mardi dernier, à la fin de la cérémonie du tirage au sort de la Coupe d'Algérie, le président Abdelkrim Medouar dira : « Nous tentons de trouver des solutions logiques qui ne pénalisent aucune partie. En ce qui concerne notre partie dans cet épineux dossier, nous sommes aptes à l'assumer et la prendre en charge. Notre rôle majeur est d'accompagner les clubs professionnels des Ligues 1 et 2. On ne peut pas organiser une AGEx pour débattre un tel problème et défrayer ainsi la chronique. Leurs doléances se limitent sur le financement des clubs de Ligue 2 et certains de Ligue 1. C'est leur droit de réclamer qu'ils soient aidés financièrement et trouver des solutions fiables. Il y aura un changement mais progressivement et en toute civilisation. Malheureusement, les règlements étaient bafoués auparavant et c'est ainsi qu'il faut un nouveau statut. Il faut revoir l'arsenal juridique et éviter de refaire les mêmes erreurs. Je suis très optimiste pour l'avenir. J'ai toujours critiqué cette loi depuis l'ère de Tahmi .»


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