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Optimiser les rendements et la qualité
Apiculture
Publié dans Le Maghreb le 13 - 06 - 2010

De par sa position géographique et ses richesses naturelles, la wilaya de Blida dispose de potentialités mellifères et nectarifères appréciables, qui lui permettent d'assurer 60% des besoins du marché national en miel, mais il reste beaucoup à faire pour optimiser les rendements et la qualité.
Pour Hamzaoui Moha-med, un professionnel de la filière, et président de l'association des apiculteurs de la wilaya, l'apiculture est un "beau métier" et une "passion utile", favorisée dans cette région de la riche plaine de la Mitidja par des conditions naturelles et climatiques idoines pour le développement de cette activité. Celle-ci est encouragée, a-t-il ajouté, par les mesures incitatives, initiées par les pouvoirs publics dans le cadre du renouveau de l'économie agricole et qui se sont traduites ces dernières années par l'accroissement du potentiel de production. M. Hamzaoui, qui a mis en relief tous ces facteurs propices au développement de l'apiculture, a souligné la nécessité d'engager une réflexion autour de l'organisation de la profession, en appelant les professionnels à s'organiser au sein de coopératives, qui constituent, selon lui, la meilleure façon pour les apiculteurs de défendre leurs intérêts et promouvoir la profession dans le pays. Tout en considérant que l'abeille est un agent essentiel dans la vie sur terre, M. Hamzaoui n'a pas manqué de souligner les conséquences de l'agriculture intensive sur l'apiculture, une pratique qui est en train de tuer la filière, a-t-il déploré. La filière apicole algérienne fait face, ces dernières années, comme un peu partout dans le monde, aux dangers des traitements phytosanitaires, avec l'utilisation de produits toxiques pour les abeilles et leurs conséquences fâcheuses sur le cheptel apicole, a-t-il relevé.
Le problème de vol de ruches, le manque de chambres conditionnées pour le stockage du miel, l'absence de laboratoires spécialisés dans le contrôle du miel et d'une réglementation régissant la commercialisation de ce produit sont autant de problèmes qui entravent le développement de la filière, selon M. Hamzaoui. Pour sa part, le directeur de la coopérative apicole de la wilaya de Blida, implantée à Chiffa, a indiqué que sa structure assurait aux apiculteurs de Blida et des wilayas limitrophes le matériel et la formation nécessaires à la fabrication et à l'entretien des ruches, à l'extraction et au conditionnement du miel, ainsi qu'au traitement des maladies qui affectent le cheptel apicole. La coopérative participe également à la commercialisation des différentes variétés de miel et autres produits de la ruche (pollen, cire...), a-t-il indiqué. S'agissant des mesures incitatives publiques initiées pour la promotion de l'apiculture, il y a lieu de rappeler que 47 apiculteurs de la wilaya ont bénéficié d'un soutien financier de 93 millions de DA. La direction des services agricoles (DSA) contribue également à l'essor de la filière en apportant son soutien technique aux apiculteurs pour la conduite de leurs ruchers et en leur assurant une assistance vétérinaire contre les maladies qui affectent l'abeille comme la loque européenne et américaine (maladie bactérienne contagieuse), le varroa (parasite acarien), ainsi que la fausse teigne (une espèce de mite), selon l'un des responsables. La DSA a également confectionné avec la collaboration de l'Institut technique des élevages un dépliant expliquant la technique de transhumance (transfert des ruches vers les zones mellifères). Toutes ces conditions favorables au développement de la filière, appuyées par les mesures incitatives mises en place dans le cadre du renouveau de l'économie agricole, ont contribué à l'accroissement, ces dernières années, du potentiel de production estimé actuellement à quelque 40.350 ruches.
L'apiculture en Algérie possède de réelles possibilités de se développer eu égard aux immenses potentialités qui ne demandent qu'à être exploitées et certaines sources bibliographiques situent même ces potentialités entre 20.000 à 40.000 tonnes de miel/an. Le miel algérien doit être promu pour contrecarrer la concurrence déloyale du miel importé, vendu à bon marché et dont la qualité laisse souvent à désirer. Il existe différentes variétés de miel. Il y a celui fabriqué avec de la fleur d'oranger et des agrumes, qui est préconisé contre le rhume, ainsi que le miel d'eucalyptus. Le miel du jujubier est recommandé pour soigner les hépatites virales, l'ulcère et même certains types de diabète ! La gelée royale est conseillée surtout pour ceux qui souffrent de fatigue, d'amaigrissement, de vieillissement prématuré, d'anorexie, d'alcoolisme et autres maladies cardiovasculaires. Le pollen, un produit de la ruche, est très riche en nombreux éléments indispensables à la vie, il a des effets préventifs contre les maladies virales tout en étant préconisé chez les personnes souffrant de chute de cheveux, de carences en vitamines, sels minéraux, acides aminés et de faiblesse (physique et intellectuelle). Les apiculteurs algériens espèrent collaborer un jour avec les salons de beauté et d'esthétique, les hôpitaux et les firmes pharmaceutiques comme cela se fait à l'étranger, puisque la médecine, la forme et la beauté ont toujours eu besoin du miel et de ses dérivés. Le miel algérien est très apprécié à l'étranger est peut constituer une source de ressources en devises, comme il est très demandé au plan local, d'où la nécessité d'encourager le développement de sa production. L'amélioration des rendements de différents produits des ruches dans la région à l'instar du miel, la cire, pollen, gelée royale ou le venin, devrait ouvrir des perspectives prometteuses dans nombres de filières que ce soit agro-alimentaire, pharmaceutique ou cosmétique.
Cependant, les difficultés de la filière apicole sont multiples, victime de la marginalisation, ou encore du bouleversement du climat et de l'usage intempestif des insecticides. Les raisons qui font peser une menace certaine sur l'abeille et l'activité apicole sont nombreuses.


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