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Les pays développés doivent d'urgence réduire leurs déficits
FMI
Publié dans Le Maghreb le 29 - 01 - 2011


Les économies développées très endettées doivent, de toute urgence, établir des plans de réduction de leur déficit avant que les marchés ne s'attaquent à elles, a prévenu jeudi le Fonds monétaire international, désignant les Etats-Unis et le Japon parmi les pays à la traîne. Dans la mise à jour de son rapport sur la dette et les déficits mondiaux, le FMI indique que le rythme global de réduction des déficits des économies avancées très endettées va ralentir cette année, principalement en raison du retard des ajustements budgétaires aux Etats-Unis et aux Japon. Cet avertissement intervient après l'abaissement de la notation du Japon par Standard & Poor's pour la première fois depuis 2002, l'agence de notation estimant que le Japon n'a pas de plan pour réduire le poids de sa dette. "Dans les économies développées où la viabilité des finances publiques ne préoccupent par particulièrement les marchés, des plans crédibles dont l'horizon s'étend bien au-delà de 2011 doivent être mis en place d'urgence pour pérenniser la bonne disposition actuelle des marchés à l'égard de ces pays", peut-on lire dans le rapport du FMI appelé "Fiscal Monitor". "Dans certains pays avancés, le regain de pression de la part des marchés exige que les autorités réaffirment leur détermination d'atteindre les objectifs fixés en matière de déficits et qu'elles conçoivent des plans d'urgence pour garantir la réalisation des objectifs d'ajustement", ajoute le FMI. La pire récession mondiale depuis celle de 1929 a contraint les pays riches à creuser leurs déficits pour soutenir leurs économies, ce qui a porté le poids de la dette à des niveaux records dans certains pays. Certains Etats européens, qui n'ont pas contrôlé leurs finances assez efficacement, ont dû payer des taux d'intérêts élevés pour leur dette, ce qui a conduit les gouvernements à mettre en place des plans d'austérité budgétaire. Plutôt que de revenir sur le thème de la crise de la dette en Europe, le FMI vante les mérites de la rigueur adoptée par trois pays en zone euro (Allemagne, Espagne et France) ainsi que le Royaume-Uni. "Les plus grands pays européens rééquilibreront tous leurs budgets en 2011" et "devraient encore améliorer leur situation budgétaire en 2012", a-t-il souligné dans une mise à jour de son "Moniteur des finances publiques", qui couvre quatorze pays. Pour ces pays, le déficit devrait être réduit en 2011 d'un à trois points de produit intérieur brut par rapport à celui de 2010. Le FMI a loué "le retrait de l'impulsion budgétaire en Allemagne et en France, conjugué à des mesures discrétionnaires et à une accélération de la croissance", la réduction du déficit en Espagne, "la plus prononcée parmi les grands pays européens" et les "mesures détaillées visant à réduire les dépenses" que met en oeuvre le gouvernement britannique. "Il y a peut-être trop de pessimisme quant à la capacité de ces pays européens à faire baisser leur dette publique", a affirmé lors d'une conférence de presse le directeur des Affaires budgétaires au FMI, Carlo Cottarelli. Certes ils ne sont pas tirés d'affaire. Sur les marchés de la dette, "les tensions seront particulièrement prononcées au premier semestre de l'année, période pendant laquelle les pays de la zone euro entreront en concurrence avec d?autres pays avancés cherchant à refinancer environ 5.000 milliards de dollars d?emprunts", a prévenu le FMI. Mais "la pression des marchés est jusqu'à présent restée limitée à un petit nombre d'Etats membres de la zone euro" (Grèce, Portugal et Irlande), ajoute le document. A l'inverse, et malgré la croissance, "le rythme du rééquilibrage budgétaire ralentit cette année dans quelques grands pays", ont noté les économistes du FMI. Le jugement le plus sévère concerne les Etats-Unis, qui font cavalier seul dans la relance en espérant réduire le déficit par la croissance. Le Fonds a déploré "un train de mesures de relance qui prévoit des baisses des impôts sur les revenus" adopté en décembre. Or son apport à la croissance "sera faible par rapport à son coût", estimé à 858 milliards de dollars sur dix ans par le Bureau du budget du Congrès. Pour le FMI, le déficit budgétaire américain va s'aggraver lors de l'exercice 2011, pour être le plus élevé du G20, à 10,8% du PIB. Le Bureau du budget du Congrès l'estimait mercredi à 1.480 milliards de dollars, soit davantage que le record de l'exercice 2009. Le Japon, qui cumule une dette publique colossale (227,5% du PIB estimés pour cette année), est aussi tancé. "La baisse déjà modeste du déficit global prévue pour 2011 a été réduite" par un supplément de dépenses approuvé par les députés en novembre, a constaté le FMI.

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