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Aviculture et viandes blanches en Algérie : Une filière en pleine transition
Publié dans Le Maghreb le 12 - 05 - 2011


L'économie d'élevage vient de faire l'objet d'un débat scientifique à l'occasion des 6es journées de recherche sur les productions animales qui ont été clôturées hier à l'université Mouloud, Mammeri de Tizi Ouzou. Organisées par le laboratoire de biochimie et biotechnologies de la faculté des sciences biologiques et agronomiques, cette rencontre a été une occasion pour les chercheurs, venus d'une vingtaine d'universités algériennes et des grands instituts spécialisés en agriculture pour passer en revue l'états des lieux et les perspectives des productions animales dans leur ensemble. Les potentialités de la filière avicole et la production des viandes blanches ont été ainsi au centre des débats lors de cette manifestation scientifique. A cet égard, le professeur Ahcen Kaci, de l'école nationale supérieure agronomique d'El Harrach a présenté un exposé exhaustif sur les différentes étapes par lesquelles la filière en question est passée ces dernières décennies. Pour le professeur, " ces dernières années, la filière avicole algérienne a atteint un stade de développement qui lui donne une certaine visibilité dans l'économie nationale en général (0,77% de la PIB nationale) et une place significative dans l'économie agricole (9,84 % de la Production Intérieure Brute Agricole ) ". Il précisera qu'en 2007, la filière avicole en Algérie a réalisé un chiffre d'affaires de 86 milliards de dinars (1,3 milliard de dollars) et une valeur ajoutée brute de 300 millions de dollars ". Ceci représente une partie importante de la richesse agricole nationale, assurant en retour des revenus à une importante fraction de la population. Les productions, selon les statistiques officielles de 2009, auraient dépassé les 209 000 tonnes et 3,80 milliards d'unités, consécutivement pour les viandes blanches et les œufs de consommation. Sur le plan organisationnel, depuis 1988, comme le reste des filières agroalimentaires, les modes d'organisation de la filière avicole intensive ont connu des transformations. L'ouverture du marché avec la levée du monopole sur le commerce extérieur en 1995 a entraîné l'apparition d'une multitude d'intervenants qui ont investi tous les niveaux d'activité de la filière. En Algérie, la filière avicole évolue depuis 1988 dans un environnement en transition marqué par un passage d'une économie planifiée à une économie de marché, une phase de transformation et de restructuration et une remise en cause des règles de fonctionnement et de gestion des systèmes productifs nationaux. La filière en question constitue toutefois le cas le plus typique en matière d'extraversion. En effet, les facteurs de production sont importés, les enveloppes qui lui sont consacrées annuellement sont très importantes avec, pour le seul poste matière première destinée à la fabrication des aliments (maïs et le soja), la valeur moyenne actuelle des importations dépasse un milliard de dollars. Sur le plan de la consommation alimentaire, l'Algérien demeure, avec 6 Kg de viande de poulet par an, parmi les plus faibles consommateurs, loin derrière l'Européen avec ses 13,5 Kg, 18,7 Kg pour le Sud - américain et 35,1 Kg pour le Nord - américain. L'importance de ce sous-secteur agroalimentaire dans les importations des facteurs de production incite donc à s'y intéresser plus en détail. Dans l'ensemble, il y a lieu de relever que la filière avicole est fortement dépendante de l'étranger et le cycle de production est constitué de plusieurs phases interdépendantes, qui requièrent une synchronisation parfaite en matière de mobilisation des facteurs de production. En revanche, cette filière est appelée à relever un double défi, à savoir, profiter de l'opportunité d'un marché interne important et améliorer sa compétitivité pour faire face à la concurrence internationale. Les industries d'amont de la filière sont totalement dépendantes des marchés extérieurs et subordonnées aux oligopoles technologiques qui assurent la reproduction du modèle avicole intensif à l'échelle mondiale et leur fonctionnement repose sur le recours aux importations et passe par la mobilisation de ressources financières importantes. Au total, la valeur des importations des inputs avicoles est passée de 287,0 millions USD en 1986 à 1,113 milliard de dollars en 2010, soit un taux d'accroissement de 288% (CNIS, 2011).

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