Prolongation , reconduction du système politique puisque le FLN est encore là , dans l'esprit de ceux qui décident, dans les rapports de force qui ne cadrent pas avec les rapports d'opinion ou alors totale rupture tout en sachant cependant que celle-ci serait porteuse d'incertitude et d'insécurité, car cela supposerait l'ouverture d'une ère nouvelle aux variables probablement non maîtrisables. Pour le moment, rien n'est apparent. Recomposition au sein du pouvoir ? Mais, peut-on parler du pouvoir sans en cerner les contours ? Le HMS, était-il au pouvoir ? Il s'est retiré en y laissant le TAG. Le RND était-il au pouvoir tout simplement parce que son ex-SG était plusieurs fois chef de gouvernement ? Même question pour le FLN. Ces partis étaient-ils plutôt chargés de faire valoir, des instruments d'exécution que des sources ou des centres de pouvoir ? Selon les appréciations portées à l'endroit du bilan du pouvoir, ces trois partis se lancent dans des oscillations stratégiques. Revendiquer leur appartenance au pouvoir en tant qu'acteurs si ce bilan est estimé positif par des populations, argumenter leur marginalisation si celui-ci est estimé négatif du point de vue des populations. Ouyahia semblait avoir perçu que des reniements seraient possibles et même très probables au vu du bilan très entaché par les revendications formulées à partir du Sud, et les scandales portés par les deux affaires Sonatrach, l'autoroute Est Ouest, Khalifa….etc. Aussi, avait-il tenu à déclarer qu'il s'agit d'un échec collectif. Il avait assumé l'échec et l'avait imputé à tous ses partenaires de façon solidaire et responsable. Quelles incidences sur l'élection présidentielle? Des implications s'en étaient suivies. HMS avait demandé pardon au peuple pour avoir participé à un échec. Pour la première fois des éléments claniques au sein du FLN admettent qu'il est possible que le président ne se représente pas. Mais pas de certitudes. Une recomposition politique, dans quel sens et dans quel camp ? Aucun signe n'est visible pour une anticipation sans grande marge d'incertitude. Les partis, toutes catégories confondues, ne paraissent nullement en situation d'imposer une concertation, encore moins une issue à la crise. Aucun parti n'est en mesure de rendre efficace une démarche unilatérale tandis que l'action concertée est impossible. Nous en sommes encore à ne pouvoir établir que des scénarios sans déterminer les coefficients de pondération qui les accompagnent.