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La moitie des lubrifiants usagés en Algérie inexploités : Recyclage des huiles industrielles, une richesse sans bénéfice
Publié dans Le Maghreb le 03 - 05 - 2015

Le recyclage des huiles industrielles usagées demeure une activité inexploitée en Algérie et malgré son importance en terme d'alléger la facture et sa rentabilité sur l'économie nationale, cette richesse reste toujours non exploitée et sans bénéfice, en l'absence d'unités spécialisées dans le traitement de ces déchets. Les 180.000 tonnes de lubrifiants, utilisés annuellement dans les deux secteurs des transports et de l'industrie, génèrent près de 90.000 tonnes d'huiles usagées, soit 50% du volume global des lubrifiants, selon le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement. Sur l'ensemble de ces déchets, un volume de 72.000 tonnes représente des huiles de moteurs (huiles noires) alors que les 18.000 tonnes restantes sont des huiles industrielles (huiles claires). Malgré l'importance du volume des lubrifiants usagés, en augmentation constante d 'une année à une autre en raison, principalement, de l'accroissement du parc automobile, le recyclage de ces déchets reste minime en se limitant au stade de la collecte en vue de leur exportation à l'état brut, indiquent à l'APS des professionnels de cette filière. L'opération de recyclage des lubrifiants usagés passe par plusieurs étapes, à savoir la collecte et le traitement en utilisant deux méthodes: la régénération et la valorisation. La régénération ou re-raffinage consiste à refabriquer une huile de base semblable aux huiles neuves où les installations de régénération sont de véritables petites raffineries. Quant à la deuxième méthode, dite valorisation, elle prévoit de brûler ces déchets pour les utiliser comme des combustibles dans les cimenteries ou dans les centres d'incinération de déchets industriels spéciaux. Mais ce deuxième procédé est déconseillé et même interdit dans certains pays car considéré comme polluant de l'environnement. Or, en Algérie, le processus se limite à la seule activité de collecte à travers une dizaine de collecteurs, agréés par le ministère de l'Environnement, qui n'arrive même pas à ramasser tous les déchets générés, affirme Mme Mounira Rahil, consultante au Centre national des technologies de production plus propre (CNTPP), qui dirige un projet pilote de gestion des huiles moteurs usagées en Algérie. Ces collecteurs, explique-t-elle, sont constitués de PME privées avec des moyens "dérisoires", ainsi que du groupe Naftal qui s'est engagé dans cette activité depuis 1986. Depuis cette date, Naftal a collecté plus de 250.000 tonnes de lubrifiants, à raison de 20% à 25% de la quantité générée annuellement, précise un directeur à Naftal, Fodil Bouchama. "La quantité collectée par Naftal à travers toutes les wilayas du pays est importante, mais elle reste insuffisante par rapport aux quantités de lubrifiants usagés générés", observe-t-il.

Absence d'unités de recyclage des huiles industrielles
Ces quantités sont généralement stockées pour être exportées vers des pays européens où elles subissent des traitements dans des unités de régénération pour être mises, une deuxième fois, sur les marchés de ces pays, explique M. Bouchama.
Selon ce responsable, il a été opté pour l'exportation de ces huiles à l'état brut en raison de l'absence d'installations de recyclage en Algérie. "Pour recycler ces déchets, il faut soit les régénérer soit les valoriser. Ces deux activités n'existent pas, actuellement, en Algérie. C'est pourquoi, les collecteurs procèdent à leur exportation vers d'autres pays qui possèdent les unités de traitement", relève-t-il.
Pour lui, l'inexistence d'une unité de régénération en Algérie peut trouver son explication dans l'importance du montant d'investissement à engager pour créer ce type d'installations. "Les entreprises privées agréées n'ont pas les moyens nécessaires pour développer cette activité sans incitation et encouragement des pouvoirs publics. En outre, il faut trouver des débouchés pour cette future matière première", note-t-il.
Le même avis est partagé par Hichem Khatraoui, gérant de la société Ag-lub, spécialisée dans la collecte des déchets. Evaluant le coût d'installation d'une seule unité de régénération à un montant allant entre 2 et 10 millions de dollars, il considère que c'est un investissement "énorme" pour les particuliers.
Depuis son lancement dans cette activité en 2014, cette PME a collecté plus de 200 tonnes, qui ont été exportées vers l'Espagne et la Grèce, et prévoit d'atteindre une quantité de 500 tonnes par an dans les prochaines années.
En outre, les professionnels de la filière évoquent un "chevauchement" entre la loi 01-19 relative à la gestion des déchets et la loi 13-01 complétant et modifiant la loi 05-07 relative aux hydrocarbures, qui, selon eux, entrave le développement de cette filière. Si la première loi définit les huiles lubrifiantes usagées comme des déchets spéciaux dont le traitement est soumis à cette loi, celle relative aux hydrocarbures considère le procédé de régénération comme une activité de raffinage réservée à la société nationale Sonatrach.
Les activités de raffinage sont exercées par Sonatrach seule ou en association avec une autre personne physique ou morale, stipule la loi relative aux hydrocarbures. Selon une étude réalisée par le ministère chargé de l'environnement, le recyclage des déchets, tous types confondus, pourrait engendrer à l'économie algérienne un apport de quelques 300 millions d'euros annuellement.


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