La Directrice-adjointe du trafic routier au ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Mme Hassiba Gouasmia, a affirmé, hier lundi à Alger, que le nouveau projet de loi portant Code de la route vise à renforcer le respect du code de la route par les usagers et à améliorer la sécurité routière.En privilégiant, a-t-elle dit, la formation et en adoptant des systèmes numériques de collecte, d'analyse et de traitement des données, dans le cadre d'une vision globale alliant prévention, sensibilisation et numérisation. «La nouvelle loi sur la circulation routière est une réponse nécessaire à l'augmentation alarmante du nombre d'accidents de la route enregistrés en Algérie, qui ont causé plus de 31 000 blessés et plus de 3 000 décès au cours des dix derniers mois de 2025», a-t-elle indiqué. Intervenant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale à l'émission »Invité du matin », Mme Hassiba Gouasmia a assuré que ce nouveau Code de la route est le fruit d'un travail collaboratif impliquant différents secteurs et organismes concernés par la sécurité routière, tels que la Gendarmerie nationale, la Direction générale de la sûreté nationale et le ministère de la Justice, chacun dans son domaine de compétence, afin d'enrichir le texte et de le rendre plus réaliste et efficace. «La politique nationale de sécurité routière repose sur plusieurs piliers, notamment l'éducation, la sensibilisation et la formation en matière de sécurité routière, qui aboutissent à la dissuasion», a-t-elle poursuivi. Faisant savoir que l'objectif est de construire un cadre juridique intégré qui contribue à prévenir les accidents de la route et à garantir des routes plus sûres. La dissuasion, a observé l'invitée de l'émission »Invité du matin'' de la Chaîne I de la Radio nationale, n'est pas une fin en soi, mais un moyen de corriger le comportement des conducteurs fautifs. Faisant remarquer que les infractions sont classées en quatre degrés, allant des infractions mineures aux délits et aux crimes, selon le degré de gravité, et peuvent inclure des amendes forfaitaires ou financières, notamment dans les cas graves tels que les blessures ou les homicides accidentels, en particulier en cas de conduite sous l'influence de l'alcool ou de drogues. «Le texte en question étend le champ de la responsabilité juridique à toutes les parties impliquées dans un accident, conformément aux directives du président de la République, Abdel- madjid Tebboune», a poursuivi Mme Hassiba Gouasmia. La veille, soit dimanche, le président de l'Académie nationale de la sécurité routière, Ali Chekian, a affirmé que le projet de loi portant Code de la route, soumis au Conseil de la nation pour enrichissement et adoption, marque un tournant dans l'approche adoptée par les hautes autorités pour renforcer la sécurité routière, en combinant entre l'impératif de prévention et les mesures coercitives. «Le texte de loi, dans sa nouvelle mouture, vient «répondre à une réalité routière préoccupante, que démontrent les chiffres enregistrés, consistant en le nombre élevé de décès, de blessés et de personnes handicapées, en sus des pertes matérielles, ce qui représente un lourd fardeau pour la société et l'Etat», a-t-il indiqué à l'APS. Faisant remarquer que ce texte adopte une approche basée sur la complémentarité entre les aspects préventif et coercitif.