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Euro-2016 : L'Allemagne a vraiment réponse à tout
Publié dans Le Maghreb le 07 - 07 - 2016

L'Allemagne a sorti l'Italie au terme d'un quart de finale qui, à défaut d'avoir été spectaculaire, aura fini par être irrespirable (1-1, 6 tab à 5), samedi à Bordeaux. Les hommes de Joachim Löw ont eu le mérite de s'adapter au problème posé par la bande de Conte. Sortis indemnes d'un quart de tableau infernal, ils s'imposent plus que jamais comme les grandissimes favoris de cet Euro.

Löw avait tenté un coup, il a été payant
3-5-2 contre 3-5-2. Voilà pour le décor, planté (sans surprise) par Antonio Conte et (plus étonnamment) par son homologue allemand, Joachim Löw. Le sélectionneur de la Nationalmannschaft a souhaité prendre l'Italie à son propre jeu et remis au goût du jour une formation qu'il avait déjà testée contre... l'Italie en mars dernier. Avec une réussite certaine (4-1).
Samedi soir, l'option a fini par être payante puisque l'Allemagne a passé l'obstacle au terme d'une séance de tirs au but assez folle. Avant cela, les débats avaient été moins enlevés. Notamment durant un premier acte digne d'une partie d'échecs où les deux équipes n'ont jamais réellement cherché à mettre l'autre en péril. Et puis les champions du monde ont petit à petit mis la main sur le match. Jusqu'à finir par trouver la faille après l'heure de jeu par Mesut Ozil, sur un déséquilibre provoqué par Mario Gomez et Jonas Hector.
Le plus fort dans tout ça, c'est que l'Italie s'en est relevée. Sûre d'elle, la Squadra Azzurra n'a pas perdu le fil, a même repris son destin en main jusqu'à revenir et tenir l'Allemagne en respect jusqu'à la 120e minute et cette cruelle séance de tirs au but qui, comme toujours depuis leur unique échec en 1976, a réussi aux hommes en blanc.

Boateng n'a eu qu'un tort, la BBC n'en a pas eu
Jerome Boateng est le grand responsable de la demi-heure de rab et de la séance de tirs au but disputée samedi soir à Bordeaux. Parce que sa main en pleine surface, celle qui a amené le penalty de l'égalisation italienne, était grandement évitable. Mais pour le reste, le défenseur du Bayern a régné sur sa défense et participé à l'effort de relance. Mats Hummels s'est hissé au niveau de jeu de son compère. Suspendu pour la demi-finale, il manquera aux Allemands, jeudi à Marseille. A gauche, Hector a, en plus du tir au but vainqueur, sorti ses habits de lumière. Ceux que Thomas Müller n'a toujours pas revêtus durant cet Euro. Mesut Ozil a été irrégulier mais est monté en puissance au fil de la partie.
Comme depuis le début du tournoi, la BBC italienne a été immense dans le combat. Notamment Chiellini et Bonucci. Ce dernier a même frappé et marqué le premier penalty de sa carrière professionnelle. Au milieu, Marco Parolo a fait mieux que remplacer Daniele de Rossi. Gigi Buffon, lui, a encore une fois été impeccable. Et que ce dernier tir au but, celui de Darmian passant sous son coude, est un épilogue immérité. Il a perdu d'un rien son duel face à Manuel Neuer, plus qu'impeccable.

Buffon, ange gardien
68e minute de jeu. L'Italie est menée au score depuis 180 secondes. Mario Gomez se présente face à Gigi Buffon. Dos au but, l'attaquant tente une talonnade qui est contrée par Giorgio Chiellini. Le tout à cinq mètres du but italien. La suite ? Gigi sauve les siens d'un formidable réflexe. L'Italie ne coule pas. Au contraire, elle reviendra. La parade du cerbère turinois n'a au final pas empêché la Squadra de tomber, mais elle nous a permis de vivre une des plus folles séances de tirs au but de l'histoire.

L'Allemagne
peut-elle rater le doublé ?
D'accord, les Allemands n'ont pas réussi leur meilleur match de l'Euro. Mais, il n'est jamais inutile de le rappeler : la Nationalmannschaft n'a pas affronté une équipe de peintres, samedi à Bordeaux. Jusqu'ici, l'Italie était la formation qui avait réussi le meilleur Euro. Et de loin. Demandez aux Belges et aux Espagnols ce qu'ils en pensent. L'Allemagne a réussi à trouver la réponse au formidable système mis en place par Antonio Conte et, au bout d'un suspense irrespirable, s'est offert le scalp des Transalpins.

Neuer à propos de la séance de tirs au but : "Je n'ai jamais vécu un truc pareil"
Comme le résume Manuel Neuer, la séance de tirs au but a été un moment mémorable dans ce quart de finale entre l'Allemagne et l'Italie. Les tireurs ont craqué à sept reprises, une première dans l'histoire de l'Euro. La présence des deux meilleurs gardiens du monde dans les cages n'y est sans doute pas étrangère.
Ce final a été complètement fou. Et a apporté à cet Allemagne-Italie, sans grande envergure jusque-là, cette touche qui lui permettra de rester dans les mémoires. On retiendra notamment que Manuel Neuer a pris le meilleur dans son duel à distance sur son illustre ainé Gianluigi Buffon pour permettre à l'Allemagne d'enfin mettre un terme à sa malédiction face à l'Italie dans les tournois majeurs. Mais il aura surtout fallu une séance d'exception, presque surréaliste, avec 18 tirs au but tentés, dont sept ratés, pour y parvenir.
Il y avait dans l'air bordelais quelque chose d'un peu spécial ce samedi soir un peu après 23h35, quand la séance des tirs au but a débuté. Ce n'était pas vraiment normal. Jugez plutôt : avec 18 tentatives, cette séance égale le record du genre, qui date de l'Euro 1980. A l'époque, l'Italie avait déjà perdu 9 à 8 contre la Tchécoslovaquie (1-1). En revanche, jamais deux équipes n'avaient manqué autant de tirs au but (7). Aussi bien à l'Euro qu'au Mondial.
Le plus paranormal dans cette séance vient peut-être des Allemands, auteurs de trois ratés lors de leurs cinq premières tentatives. Ces Allemands si sûrs historiquement dans cet exercice, si chirurgicaux, n'ont pas été à la hauteur de leurs prédécesseurs. Avant de voir Thomas Müller se manquer, la Mannschaft avait en effet raté seulement deux tirs en six séances dans les tournois majeurs. Les Allemands en étaient même à 22 tirs au but inscrits de rang. Mais voilà, cette soirée bordelaise ne devait pas être une suite logique de l'Histoire. Il était écrit qu'elle devrait être à part.

Une "guerre des nerfs"
Les mots d'Hector, auteur du tir au but décisif, en disent ainsi long sur l'atmosphère qui régnait des deux côtés lors de cette séance. "C'est difficile de trouver les mots mais je suis ravi que ce soit entré, a glissé le défenseur allemand, soulagé à point que l'on peut imaginer. Il ne restait pas grand-monde pour tirer. C'était vraiment stressant".
Comment expliquer ces nombreux échecs ? Le contexte pesant bien sûr. Mais aussi et surtout la présence de deux des meilleurs gardiens du monde dans le but. Affronter en face à face un Neuer ou un Buffon, ce n'est pas anodin. Cela ajoute un peu de pression. Et cela a donné une autre saveur à cette "guerre des nerfs", comme l'a résumé Neuer après la rencontre. Les tireurs ont dû faire face à leur envergure, leur charisme et leur réputation. De quoi intimider même les plus solides.
"Je n'ai jamais vécu un truc pareil. J'ai déjà fait quelques séances de tirs au but, mais autant de tireurs, c'était très particulier et vraiment dramatique", a commenté le portier allemand. Cela s'est ressenti quand les tireurs se sont avancés. Le silence s'est régulièrement imposé dans ce stade de Bordeauxmagnifique. La tension a été à son paroxysme et les acteurs ont été contraints de se surpasser pour tromper ces deux portiers d'exception, ces références à leur poste qui rentreront dans la légende. Un peu trop visiblement, vu le nombre de ratés. Mais c'est bien cela, au-delà des 120 minutes de jeu, qui a rendu ce match mémorable.

Conte : "une expérience incroyable"
Antonio Conte, qui entraînera Chelsea la saison prochaine, a salué le bon parcours de ses joueurs après l'élimination de l'Italie samedi face à l'Allemagne (1-1 ap, 5-6 tab).
Antonio Conte était déçu après la défaite de l'Italie samedi contre l'Allemagne (1-1 ap, 5-6 tab), mais au lieu de faire part de sa déception devant la presse il a préféré saluer le bon parcours réalisé par sa sélection. "Les joueurs ont donné tout ce qu'ils avaient face à un adversaire très fort", a-t-il déclaré au micro de la Raï.
"Être battu aux tirs au but par l'Allemagne est une déception parce que nous aurions pu nous qualifier. Je suis très fier de ce que l'équipe a réalisé. Mon seul regret, ce sont ces tirs au but. Mais en terme de respect du maillot, je ne peux rien leur reprocher. Ils ont tout donné. Je ne veux pas analyser notre parcours maintenant, d'autres le feront. J'ai apprécié cette expérience incroyable avec ce groupe de joueurs, qui ont été respectés et craints par tout le monde", a ajouté le futur entraîneur de Chelsea, à chaud, après la rencontre.

Le pari tactique réussi de Löw
Contre l'Italie, Joachim Löw a pris le risque de faire jouer son équipe dans un système qui lui était méconnu. Une inspiration qui a porté ses fruits.
S'il était assis dans son salon devant son écran ce samedi soir, Laurent Blanc a dû ressentir une pointe de jalousie en voyant Joachim Löw mener sa sélection allemande en demi-finale de l'Euro à la faveur d'un pari tactique que lui n'a pas su faire fructifier. En effet, le technicien allemand a réussi là où le Cévénol s'était manqué en avril dernier à l'occasion des quarts de finale de la Ligue des Champions, à savoir surprendre l'adversaire en faisant évoluer son équipe dans un inhabituel 3-5-2. Bien que les contextes et les circonstances divergent, on mesure parfaitement la différence entre un technicien sûr de son coup et rodé aux joutes internationales et un autre, adepte de la loterie et sans références au plus haut niveau.


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