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Promotion du tourisme interne Quand on sous-estime la valeur de son pays
Publié dans Le Maghreb le 24 - 08 - 2017

Après une année pleine de fatigue et de pression, on a besoin d'un peu de repos, et là on se retrouve face au fameux dilemme : Où passer ses vacances ?
Les réponses diffèrent selon les gens et leurs moyens, certains préfèrent les passer au " bled " comme on le dit, chez les grands parents, les autres par contre préfèrent, les passer hors du pays, par exemple en Tunisie-destination préférée des citoyens à moyen revenu-, ou en Turquie, Espagne, Egypte, Maroc, et autres pays, tandis que d'autres préfèrent passer un séjour ici en Algérie, dans une des wilayas côtières précisément.
Mis à part les causes qui ont poussé ces gens-là à passer leurs vacances au pays, en effet, c'est grâce à eux que le tourisme local en Algérie subsiste.
En dépit de la conjoncture économique actuelle, la relance du secteur est devenue, plus qu'une nécessité, une obligation du gouvernement : selon des chiffres publiés, en 2016, le secteur du tourisme a contribué au développement économique national, à hauteur de 1,5 % du Produit intérieur brut (PIB), un taux qui reste "très faible" au regard des potentialités que recèle l'Algérie.
Récemment, un rapport de l'ONU, vient confirmer encore une fois, l'importance de cette activité tertiaire dans l'économie des pays, ce rapport a indiqué sur son site web que le tourisme est "crucial" pour favoriser le commerce extérieur dans les pays les moins développés, étant à même d'apporter une forte contribution à leurs économies respectives.
"Le tourisme peut apporter une forte contribution aux économies des pays les moins avancés (PMA) où ce secteur est important pour leurs exportations", selon un rapport publié par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), le Centre du commerce international (CCI) et le Cadre intégré renforcé (CIR), rapporté par l'ONU.
Selon ce rapport intitulé "Le tourisme pour le développement durable dans les pays les moins avancés", le tourisme représente 7% de l'ensemble du commerce international et, est de plus en plus pertinent pour la communauté commerciale.
Le tourisme fait partie du commerce des services représentant 30% du commerce mondial des services, dont l'importance est particulièrement vraie pour les PMA, où il représente 7% des exportations totales de biens et de services.
Selon la même source, ce taux s'élève à 10% pour les pays les moins avancés n'exportant pas de pétrole.
Avec une superficie de 2.300.000 km2, et plus de 1200 km de côte, l'Algérie, la " perle Nord-Africaine ", figure parmi l'unes des plus belles contrées du monde. Quand la mer embrasse la montagne et la forêt, et quand le soleil avec sa chaleur insupportable devient doux en se croisant avec les longilignes palmiers des oasis, on comprend qu'on est devant une pièce unique au monde.
En effet, un seul clic sur n'importe quel navigateur de recherche, et vous aurez l'avantage d'avoir une idée sur son " big " potentiel touristique, mais malheureusement en matière de tourisme le pays demeure parmi les mauvais élèves.
Afin de développer et encourager l'activité touristique, plusieurs efforts ont été déployés par l'Etat tout au long de ces dernières années, mais maintenant et plus qu'avant le défi est de préserver le touriste local, qui, pour plusieurs raisons préfère d'autres destinations à son pays.

Pourquoi ne pas choisir l'Algérie ?
Ce n'est pas par manque de paysages, ou bien de capacités d'hébergement que l'Algérien préfère le " Hors Algérie " comme destination pour passer ses vacances, mais plusieurs facteurs poussent les gens à aller prospecter ailleurs. Pour certains, le rapport qualité du service-prix est la pierre d'achoppement, pour les autres pas d'embarras du choix, aucune nouveauté, qui engendre à la longue une certaine monotonie, toujours les mêmes offres sont proposées et bien sûr les même wilayas (côtières en été, Sud en hiver).
S'ajoutent à ces facteurs le manque de professionnalisme de certaines agences touristiques parfois, et surtout le manque de civisme et du respect des citoyens la plupart du temps.
Agent de voyage dans une agence de tourisme, la jeune Meriem de Constantine, affirme que le plus grand obstacle devant le tourisme interne est bien le manque de culture de tourisme, " Parfois, je consulte des pages sur facebook qui publient des sites et destinations dans certaines wilayas, sincèrement les paysages sont à vous couper le souffle, mais en lisant les commentaires j'ai été surprise car la plupart disent qu'il y a un manque de sécurité, alors moi qui suis dans le domaine, je me trouve dans le doute, du genre que peut-être c'est vrai peut-être non, c'est des cas, alors imaginons le simple citoyen, mettons-nous à sa place, il se dit : " comment ça je paye pour être volé " a déclaré la demoiselle, tout en poursuivant, qu'"un peuple qui n'a pas de culture touristique, ne voyagera pas, un peuple qui pense beaucoup à la cherté des tarifs, ne voyagera pas aussi ".
Citant un exemple sur le manque de culture touristique chez les citoyens, la jeune femme raconte : " une fois on a programmé un voyage organisé au Sahara, une semaine, à un tarif exceptionnel, c'était en hiver la période des promotions, quand on a proposé ça à nos clients, ils nous disaient que faire au Sahara ?, je me souviens qu'un d'eux ma dit, je gaspille mon argent pour voir le sable et les chameaux ? C'est trop cher ", " j'avoue que j'étais trop déçue car des étrangers font des pieds et des mains pour profiter du beau coucher du soleil de Djanet et nous … " poursuit la jeune femme.
" Chez les Européens c'est facile, une fois qu'on décide de voyager, tout ce dont nous avons besoin c'est un cartable, un appareil photo et c'est parti peu importe la destination, par contre chez nous, tout un planning est nécessaire " dit l'agent de voyage.

Dorénavant la priorité à l'Algérien
En matière de promotion touristique, un grand travail attend les acteurs concernés, et ce, surtout afin de rendre confiance aux Algériens, en les capacités de leur pays, pas concernant sa beauté et la diversité de son potentiel, mais en matière de services et de prix, qui malheureusement sont deux extrêmes.
Ayant pour principale mission la promotion de la destination Algérie, l'Office national du tourisme œuvre à chaque fois à attirer bon nombre de touristes étrangers à visiter l'Algérie, et ce à travers sa participation dans les Salons internationaux et nationaux organisés chaque année.
Mais cela n'empêche pas que la promotion de la destination Algérie à l'adresse des étrangers, peut attirer aussi les touristes locaux qui visitent eux-mêmes ce genre d'événements.
Conscient de la puissance des réseaux sociaux, l'Office national du tourisme, propose ses offres pour les touristes locaux et ceux étrangers. En consultant son site internet des paysages de l'Algérie sont publiés, des hôtels accompagnés d'une variété d'offres, à vous juste de réserver.
Mais le hic, c'est que parfois, convaincre l'étranger demeure parfois plus facile que de convaincre le citoyen, ce n'est pas une rumeur mais les chiffres publiés, par les autorités concernant les touristes algériens partant à l'étranger durant les vacances expliquent cette contradiction.
Ainsi et dans le même cadre, en consultant la page facebook de l'office, on constate l'attention accordée à ces moyens de communication, dans la chaîne de promotions touristiques.

L'ONAT plus qu'un Tour-opérateur
D'autre part, et en complément à l'organisation du Hadj et de la Omra, l'Office National Algérien du Tourisme, s'engage à soutenir le tourisme domestique.
Rattaché au ministère du Tourisme et de l'Artisanat en tant qu'entreprise non affiliée, la fonction essentielle de ce tour-opérateur consiste à concevoir et à produire, mais également à vendre et réaliser toute la panoplie de voyages touristiques en Algérie par le biais de ses 34 agences réparties sur le territoire national. Dans une déclaration accordée à notre quotidien, le Directeur de Communication de l'Office, Adel Gana, a fait état de l'importance qu'accorde cette entreprise au tourisme interne en Algérie. En effet, le responsable a souligné que " l'O.N.A.T compte soutenir le développement du tourisme domestique en se lançant dans le domaine de l'investissement, par la réalisation de projets et équipements touristiques, liés directement à son activité et constituant une plate-forme d'appuis pour l'émergence de ce type de tourisme ", tout en ajoutant que ces réalisations destinées à soutenir le produit touristique sont en cours d'étude et/ou de réalisation ; nous citons notamment, poursuit le responsable : " L'inauguration de LA RESIDENCE ONAT ville de Djanet, la réalisation de villages touristiques dans le Grand Sud, L'acquisition de moyens de transport touristiques modernes, travaux de rénovation et mise à niveau du réseau de vente. Et ceci dans le but de fournir des prestations de service de qualité. Anticiper et répondre aux attentes de la clientèle interne et étrangère demeure la préoccupation majeure de l'ONAT pour capter davantage les futurs touristes et fidéliser ceux qui sont déjà acquis par nos produits et la qualité de nos prestations de service. À l'effet de vivre un laps de temps d'évasion et de rêve, nous garantissons la meilleure des prestations de l'heure tout en restant à l'écoute des exigences du client ".

Ce que propose l'ONAT
Questionné sur les produits proposés par l'ONAT en cette saison estivale, M. Gana indique que l'ONAT propose actuellement un produit touristique diversifié suivant les exigences des clients, dont le tourisme balnéaire, sportif, culturel et religieux ainsi que le tourisme d'affaires et le tourisme de voisinage.
En cet été 2017, poursuit le directeur de la communication de cette entreprise, l'Office national algérien du tourisme, propose pour la saison estivale 2017 des offres touristiques "diversifiées" à des prix concurrentiels. L'ONAT propose aux familles algériennes des vacances dans des wilayas côtières telles Bejaïa, Annaba, Oran, Tlemcen, Jijel et Mostaganem, Aïn Temouchent à des prix accessibles allant de 6000 à 8000 da/jour pour une famille ou un groupe de 5-6 personnes.
A cet effet, des appartements et des villas ont été préparés et des camps de vacances et des hôtels réservés pour accueillir les touristes dans les villes côtières.
" Nous avons meublé 50 résidences, pieds dans l'eau, à des prix défiant toute concurrence. Les sites balnéaires de Jijel, des hôtels, des résidences de tous types sur le littoral, la plongée sous-marine prolongée vers les wilayas de Jijel, Annaba, Oran, Béjaïa et Tipasa. Notre principal objectif est la satisfaction du client et l'essor du tourisme local. Nous avons tous les atouts, à nous de faire la différence malgré les difficultés du marché ".
L'Office veut attirer les touristes nationaux et les inciter à découvrir le potentiel touristique de leur pays au lieu de passer leurs vacances à l'étranger.
L'onat vise également à combler le déficit enregistré en matière de structures d'hébergement, à promouvoir le tourisme intérieur sur lequel repose la nouvelle stratégie de l'office pour relancer son activité touristique et à promouvoir la destination Algérie, affirme le responsable.
Face à la conjoncture économique actuelle, nous devons plus que jamais encourager et promouvoir le tourisme domestique et convaincre les citoyens de passer leurs vacances en Algérie pour économiser la devise, a conclu M. Gana.

Des projets pour renforcer l'offre
D'autre part, l'Office national algérien du tourisme (ONAT) envisage de réaliser prochainement plusieurs villages touristiques à travers les différentes régions du pays. Selon son directeur de communication, Adel Gana, il est prévu la réalisation d'un village touristique d'une capacité de 300 lits à Adrar "Timimoun", dans une première étape, avant d'atteindre 1200 lits après la finalisation de ce méga projet.
Deux autres villages touristiques d'une capacité de 300 lits chacun seront réalisés dans les wilayas de Béchar "Taghit" et Bejaïa "Souk El tenin", alors que la résidence de Djanet sera renforcée de 40 lits, poursuit le représentant de l'office lors d'un entretien accordé à notre journal.
Ces structures touristiques dont la réalisation obéit aux normes internationales seront dotées de structures de loisirs, de salles de sport et de conférence.

Quand le citoyen participe à la promotion touristique
Les temps ont changé, et les moyens de communication de la promotion et du marketing ont eux aussi changé. Aujourd'hui, la promotion du tourisme ne fait pas partie des missions des autorités ou bien du secteur mais fait partie aussi des missions du simple citoyen.
Facebook, youtube, twiter ainsi que d'autres réseaux sociaux, s'ajoutent aujourd'hui aux moyens-traditionnels- de promotion et de communication tels que la radio, la télévision ainsi que la presse écrite.
En effet, plusieurs internautes algériens, des 48 wilayas publient chaque jour des photos de l'Algérie, que se soit du Sahara algérien, riche en potentiel touristique, et qui demeure toujours le poumon du secteur, ou bien ceux du littoral sans oublier les paysages des villes montagneuses. Il est à noter que sans ces initiatives plusieurs paysages et places demeureraient toujours dans le noir.
Ces images accompagnées de l'histoire de ces paysages contribuent d'une façon ou d'une autre à l'attraction du touriste. Que ce soit touriste étranger ou bien local, ces publications ont un seul objectif : présenter l'Algérie.
Cependant et à cause du manque d'information concernant son pays, le citoyen algérien se trouve pas mal de fois surpris devant cet énorme potentiel, qui selon des témoignages, s'il est bien pris en charge pourra, prendre la place d'autre destinations mondiales.

Et des étrangers aussi
La beauté de l'Algérie n'a pas surpris ses citoyens seulement, mais aussi les étranger, que ce soit volontairement ou bien à travers un travail organisé, tels que des émissions, de courts-métrages, des documentaires ainsi que de petites vidéos des gens de différentes nationalités ont prouvé que l'Algérie est un coin du paradis.
C'est avec " L'Algérie vue du ciel " que l'aventure touristique algérienne s'est bien déclenchée, en plus d'une heure, ce documentaire réalisé par: Yann Arthus-Bertrand, Benjamin Stora, Djamel Souidi, a montré le visage caché de l'Algérie, à travers des photos prises du ciel pour la première fois, les réalisateurs de ce documentaire ont pris le téléspectateur par la main, et lui ont fait découvrir la beauté et le charme de plusieurs wilayas des quatre coins du pays. Après l'avoir vue " du ciel " le téléspectateur avait besoin d'une petite " échappée belle " pour découvrir quelques traditions algériennes, mais malheureusement après tout cela, il se trouve choqué devant le " Don't go to Algéria " (Ne va pas en Algérie), qui tout au long de ses 4 min, lui offre un contenu totalement contraire à ce que peut, a priori, laisser supposer le titre.
Rappelons que ces vidéos-là ont fait le buz à un certain moment, où on a remarqué la satisfaction des acteurs du secteur quant à de pareilles initiatives.

Où sont nos hôtels ?
Questionnée sur le sujet des établissements d'accueil, l'agent de voyage constantinoise s'est déclarée confiante même si on enregistre un déficit: " On a des hôtels en Algérie, mais ils sont fréquentés généralement, par une catégorie peu regardante sur ce sujet : les hommes d'affaires, des gens pour lesquels, dépenser 15.000 da (en moyenne) par nuit n'est pas un problème. Sans oublier que la plupart du temps, lorsqu'on organise un séminaire ou une rencontre, c'est l'organisateur qui prend en charge les frais y découlant, et c'est pour cette raison que les établissements d'accueil ne réduiront pas leurs prix, parce que tout simplement, ils ne sont pas en défaut de clientèle.

Des initiatives à encourager
Les initiatives encouragent le tourisme interne, ne se limitent pas sur le partage de vidéos et d'images ou bien d'expériences, plus que cela, des associations se sont engagées de programmer des voyages organisés vers les wilayas côtières à des prix vraiment imbattables.
A titre d'exemple, l'association "Ibtissama " propose ses services à des prix à la portée du citoyen modeste, l'hébergement, le transport ainsi que la nourriture, ainsi que des sorties en compagnie de guides touristiques, l'association s'occupera de tout cela.
Pour sa part, la jeune agent de voyage, et par amour du métier et de son pays, a pris l'initiative de créer une page sur facebook, ainsi qu'une chaîne dans youtube dans le but d'informer le citoyen du potentiel touristique de son pays et lui proposer une panoplie de destinations, plus que ça la responsable de la page profite de ses connaissance pour renseigner et conseiller les touristes.
Il paraît même, que cet agent ambitionne d'aller plus loin, et ce en organisant, dès que possible, des voyages organisés vers la wilaya de Constantine avec ses propres moyens, " je compte inviter les fans de ma page facebook et de ma chaîne youtube, à effectuer une visite à Constantine, c'est un rêve que je réaliserais dès que je le pourrais " a conclu cette demoiselle.

Le camping sauvage, une activité qui reprend des couleurs
Dans un reportage, la chaîne 3 de la Radio algérienne a tenté de connaître quelques-unes des ficelles utilisées par des citoyens peu nantis pour s'offrir quelques instants de détente en bord de mer ou en montagne. Cette année, explique l'un d'eux, "j'ai réussi à économiser 30.000 da, grâce auxquels je vais passer quelques moments en bord de mer, en compagnie de ma femme et ma fille. J'ai pu pour cela, indique-t-il, trouver à Oran un appartement à louer pour une période de quatre jours".
Il est à mentionner que les prix de location des maisons varient selon l'endroit, à titre d'exemple à Jijel c'est 2500 jusqu'à 4000 da la nuit, alors qu'à Tlemcen, c'est à 6000 da. Pour d'autre wilayas, leurs prix sont intouchables, tels qu'Oran et Mostaganem où les tarifs d'une nuitée peuvent atteindre les 10.000 da.
Un autre citoyen, Ahmed, originaire de la ville de Khenchela et père de trois enfants croit avoir trouvé la solution la plus économique pour s'adonner au farniente. Le meilleur moyen de passer des vacances à bas coûts c'est, dit-il, de pratiquer le camping.
Sa destination de prédilection est la wilaya de Bejaïa où pour, y passer quelques jours, il révèle que devoir s'acquitter de 4.000 da pour le transport de sa famille en taxi, une somme à laquelle il doit ajouter celle nécessaire pour le paiement d'une autorisation de camper, délivrée par l'APC, d'un coût symbolique de 100 dinars la journée. " C'est la seule formule à ma portée" déclare-t-il.
Pour Rachida, n'avoir pas de gros moyens pour passer quelques jours de détente ne veut pas, pour autant, signifier qu'il faut rester planté à la maison.
Faute, dit-elle, de pouvoir payer un séjour dans des endroits de notre choix, nous avons pour habitude d'aller passer nos vacances chez notre famille, dans la région de Yakouren.

La Tunisie, le voisin chanceux
En revanche si la situation du tourisme interne persiste, il n'y aura qu'un seul gagnant, notre voisine la Tunisie, qui profite du flux algérien chaque année.
En effet et selon les statistiques, l'Algérie demeure encore le principal " exportateur " de touristes vers la Tunisie, oui ne vous- étonnez pas, en tourisme comme dans n'importe quel commerce, on importe et on exporte, mais la seule différence est lorsqu'on exporte plus qu'on importe, notre balance accuse un déficit.
Malheureusement, pour le grand bonheur de notre voisin tunisien, l'Algérie n'est pas prête de mettre fin à son exportation de touristes vers ce pays, comme le laisse supposer les prévisions qui tablent sur deux millions d'Algériens attendus au terme de 2017. Déjà plus de 700 000 touristes algériens ont visité la Tunisie cette année.

Pour quoi somme-nous arrivés à cette situation?
Généralement c'est à partir du point de départ qu'on peut savoir si on est sur un chemin fructueux ou non, pour le tourisme en Algérie, malheureusement le démarrage de cette activité a été timide car, depuis des décennies ce secteur a toujours été en marge de l'économie nationale comme si il n'existait pas, comment veut-on alors compter sur un secteur marginalisé depuis des années ?
Aussi, il convient de rappeler, la situation sécuritaire du pays dans les années 90, appelée " décennie noire ", laquelle a constitué un sérieux écueil face à la promotion du tourisme interne, comment pouvait-on partir en voyage d'Alger vers Jijel, Béjaïa Tizi-Ouzou, alors que les terroristes ont installé à cette époque-là leur base arrière dans les forêts ?, cette situation sécuritaire instable a contribué à la destruction, non seulement des infrastructures mais aussi au changement des mentalités et à l'élimination de la culture du tourisme.

Ce dont on a besoin
A plusieurs reprises, les acteurs du secteur ont souligné "la nécessité de diversifier l'activité touristique et de promouvoir le marketing, ainsi que la nécessité de la modernisation des médias, à travers la généralisation de l'utilisation des technologies de l'information pour la promotion du produit touristique, car il s'agit-là, ont-il affirmé, de conditions indispensables pour "faire de l'Algérie une destination touristique d'excellence".
D'un point de vue d'une connaissance du domaine, Meriem affirme qu'avant de faire la promotion touristique, il faut " commencer par soi-même ", c'est-à-dire changer les mentalités, réintroduire la culture du tourisme chez les gens.
" Il faut sensibiliser les gens, sur la valeur de leur pays, et faire d'avantage de publicité pour une meilleure promotion touristique " dit Meriem.

A quoi bon être beau mais sale ?
Cependant, en cette saison estivale, même si la beauté des plages algériennes est incomparable et que ses paysages nous transportent dans un autre monde, où il n'y a que le ciel, la mer, les arbres et nous, il existe une chose qui gâche cette symphonie : " la saleté ". En effet plusieurs paysages sont victimes de l'incivisme des estivants. Nos routes sont bien " décorées ", si ce n'est pas par les nids de poules c'est un tout autre décor, mais de quel décor s'agit-il ? Des bouts de sachets de couleurs variées, des odeurs nauséabondes offrent un spectacle écœurant à la vue des touristes.
Cette mauvaise image nous donne l'impression d'être dans une jungle, mais même les animaux eux-mêmes n'agissent pas ainsi, ça na aucune définition aucune signification, sauf qu'on est sale, mais ici seulement, car quand on part ailleurs, le cerveau de l'Algérien se " formate " et se reprogramme, le mode " civisme " s'active automatiquement, quand on est ailleurs, on revient à l'éducation élémentaire, on connaît l'emplacement des ordures, on ne jette pas partout, n'importe quoi, on est sage, poli, bien éduqué.
Même si les gens salissent, il y a ceux qui nettoient, des gens qui aiment ce pays et qui se sont consacrés à une mission noble : rendre à l'Algérie son image d'autant.
Pour en finir, si on va parler de l'Algérie et de ses richesses naturelles, historiques, culturelles, soyez certains que les pages de notre quotidien ne nous suffiront pas, alors prière de préserver ce trésor, par de simples gestes, par une conscience vivante, par une culture du tourisme et du civisme, c'est par ces gestes-là que l'Algérie retrouvera sa place au sein des géants.


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