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Marché de la sous-traitance en Algérie : Tout pour satisfaire les besoins du marché local
Publié dans Le Maghreb le 11 - 04 - 2018

Au moment où le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali a annoncé la création de près de 23 000 micro-entreprises et de 400 000 postes d'emploi durant l'année en cours, le P-DG d'Algerian Group of Mechanis (AGM Spa), Bachir Dehimi, annonce que l'Algérie aura une population "importante" de sous-traitants industriels d'ici à quatre ans.

La sous-traitance est un secteur qui évolue très bien dans notre pays surtout avec les industries automobiles avec les différents projets " made in Bladi ".
Lors du 7e Salon national de l'emploi "Salem 2018", le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a indiqué que "100 000 postes d'emploi seront, en outre, créés cette année dans le cadre du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP), dont 65 000 dans le cadre des contrats d'insertion professionnelle et 35 000 dans le cadre des contrats de travail aidé (CTA), plaidant pour "l'intensification des efforts et des initiatives, notamment en direction des régions du Sud, des Hauts Plateaux et des zones frontalières pour répondre aux aspirations des citoyens, les jeunes en particulier, et renforcer le développement local à travers l'ensemble du territoire national".
Mieux encore, le ministre a affirmé que les micro-entreprises peuvent contribuer à la diversification de l'économie nationale et à la satisfaction des besoins du marché local.
Dans une déclaration à la presse en marge de sa visite à plusieurs pavillons du Salon national de l'emploi "SALEM 2018", le ministre a souligné que la qualité et l'efficacité des produits exposés "reflètent le développement de l'esprit d'entrepreneuriat chez les chefs de ces micro-entreprises et leur capacité à contribuer à la diversification de l'économie nationale et à la satisfaction des besoins du marché de manière à servir le développement local".
Afin de renforcer les mesures d'accompagnement destinées aux jeunes entrepreneurs, les institutions algériennes dont l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) sont bien à l'écoute de cette frange de la population dans la perspective de participer pratiquement dans la diversification de l'économie nationale.
Les pouvoirs publics ne s'arrêtent pas à la population locale seulement, mais, mieux encore, elle cherche la participation de tout algérien quel que soit son lieu de résidence à participer à la diversification de l'économie nationale et à son développement.
C'est ce qui explique justement ces nouvelles facilitations en faveur des jeunes de la communauté nationale résidant à l'étranger pour les encourager à créer des micro-entreprises en Algérie.
En effet, plusieurs nouvelles facilitations ont été introduites par le biais de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) au profit des jeunes de la communauté nationale résidant à l'étranger pour les encourager à créer des micro-entreprises en Algérie. Il s'agit notamment de la suppression du document attestant de leur situation de chômage qui constituait auparavant l'une des conditions pour l'accès aux mécanismes des dispositifs de soutien à l'emploi pour la création de projets. D'ailleurs, les banques algériennes ont entamé l'ouverture d'annexes dans certains pays, ce qui facilitera aux jeunes le financement de leurs projets.

Des chiffres témoins
Est-il très important de rappeler, au passage l'existence de 60 micro-entreprises créées par des jeunes issus de la communauté nationale à l'étranger dont 50 dans le cadre de l'ANSEJ et 10 autres dans le cadre de la CNAC.
Il faut savoir aussi que 90% des micro-entreprises créées dans le cadre des dispositifs de soutien à l'emploi sont "réussies", tandis que 10% ont échoué ou font face à des problèmes d'insolvabilité.
Quant aux crédits accordés aux jeunes pour la création de leurs micro-entreprises dans le cadre de l'ANSEJ, ils ont été payés à hauteur de 84%.
Par ailleurs, il faut aussi noter qu'un grand nombre des micro-entreprises créées au titre des dispositifs d'aide à l'emploi ces dernières années concernent les secteurs de l'agriculture, l'industrie, le tourisme, l'artisanat et les technologies de l'information et la communication. Encore faut-il aussi ajouter que 67% de ces entreprises sont l'œuvre de jeunes diplômés de la formation professionnelle.
Des signes positifs sont là : le nombre de demandeurs d'emploi au niveau de l'Agence nationale de l'emploi (ANEM) augmente annuellement de 6% alors que la lutte contre le chômage et la création de postes d'emploi se fait à travers l'investissement dans le secteur économique par la création de projets.
D'autre part, et rencontré lors de sa participation au Salon des savoir-faire en sous-traitance industrielle (Midest) de Villepinte qui a fermé ses portes vendredi dernier, le P-DG d'Algerian Group of Mechanis (AGM Spa), Bachir Dehimi, a indiqué que la sous-traitance en Algérie, notamment dans la filière de la mécanique, a beaucoup évolué, soulignant que le taux d'intégration se situe entre 25 et 80 %.
"La sous-traitance dans la filière mécanique continue d'évoluer et il en est de même pour l'automobile qui exige un volume important de production, notamment pour les prochaines années", a-t-il expliqué, citant en exemple l'Entreprise Moteurs (EMO), créée en 2009 et qui fait partie du portefeuille de l'AGM.
"Le montage de voitures est un passage obligé qui nécessite beaucoup de choses : le volume, la sous-traitance, l'intégration et la formation", a-t-il dit, soulignant que le nouveau cahier des charges est "un outil d'encadrement et d'accompagnement des constructeurs d'automobiles".
Le nouveau texte, rappelle-t-on, exige des constructeurs de promouvoir la sous-traitance industrielle, notamment en matière de pièces détachées, et de rechercher des partenaires techniques et technologiques pour une intégration forte des produits locaux.
Pour les constructeurs déjà installés, il leur exige d'appliquer ses modalités dans les 12 mois.
"Si les choses fonctionnent normalement, nous aurons d'ici à cinq ans du volume dans la production, de la sous-traitance, de la formation et de l'intégration à un taux élevé", a affirmé le P-DG d'AGB.


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