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Le pétrole sans direction : L'offre menacée par les sanctions sur l'Iran
Publié dans Le Maghreb le 12 - 09 - 2018

Les cours du pétrole ont fini sans direction lundi alors que les investisseurs surveillaient les risques sur un potentiel manque d'offre sur le marché mondial alors que les tempêtes qui menacent les Etats-Unis ne devraient pas avoir d'impact significatif sur les raffineries américaines.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a fini à 77,37 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 54 cents par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat d'octobre a lâché 21 cents à 67,54 dollars. "Les investisseurs pétroliers n'ont pas encore perdu l'espoir d'un rebond des cours en raison des sanctions sur l'Iran qui approchent", a commenté Tamas Varga, analyste chez PVM. A partir de début novembre, les importateurs de pétrole iranien pourront être pénalisés par les Etats-Unis, dans le cadre des sanctions infligées à Téhéran par Washington après la sortie américaine de l'accord sur le nucléaire. En amont de cette décision, le flux de brut sortant du troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a déjà commencé à se réduire.
La Corée du Sud a ainsi complètement arrêté d'importer du pétrole iranien en août, alors que le pays était encore un des trois plus grands clients de l'Iran, selon des données compilées par l'agence Bloomberg à partir de suivi de tankers par satellites.

Ouragan Florence
Du côté des Etats-Unis, le nombre de puits actifs aux Etats-Unis a diminué (-2 puits) la semaine dernière, selon des données publiées vendredi soir par l'entreprise de services pétroliers Baker Hughes.
La production américaine pourrait commencer à stagner alors qu'elle a fortement grimpé récemment, et que le prix du baril dans la région du bassin permian, où se concentre l'industrie du schiste, a plongé à 55 dollars le baril depuis le début du mois de juin, a commenté Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.
"Cette dégringolade s'explique par un manque d'oléoducs pour transporter la production jusqu'aux raffineries et au Golfe du Mexique", d'où le pétrole peut être exporté, a expliqué l'analyste.
La côte est des Etats-Unis était de son côté menacée par l'ouragan Florence, qui s'est nettement renforcé lundi.
Mais cette intempérie semblait présenter peu de risques sur les cours du brut dans les prochains jours. "C'est un non-événement au sujet du pétrole car il n'y a pas de raffineries en Caroline du Nord et du Sud. On peut simplement s'attendre à une demande moins élevée en essence", a estimé James Williams de WTRG.
Des hommes armés ont par ailleurs pris d'assaut lundi le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) à Tripoli, la capitale libyenne, dans une attaque qualifiée de "terroriste" par la mission de l'ONU en Libye et le gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale.
Le risque de conflits commerciaux pouvant peser sur la demande en brut, notamment dans les pays émergents, continuait enfin à planer sur le marché pétrolier.
"Il va falloir garder un œil (sur certains pays actuellement en difficulté), car ils représentent 7 millions de barils par jour de demande", a prévenu M. Varga, listant l'Argentine, l'Afrique du Sud, la Turquie et l'Inde.

Hausse en Asie
Les cours du pétrole grimpaient lundi en Asie, les investisseurs se focalisant sur les sanctions américaines futures contre le pétrole iranien.
Vers 03H00 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en octobre, progressait de 34 cents à 68,09 dollars dans les échanges électroniques en Asie.
Le baril de Brent, référence européenne, pour novembre, gagnait 45 cents à 77,28 dollars.
Les marchés guettent toutes les informations concernant les sanctions américaines contre le pétrole iranien, qui doivent entrer en vigueur en novembre.

Le prix du panier de l'OPEP en hausse
Le prix du panier de référence du brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), s'est établi vendredi à 74,17 dollars le baril, contre 74,51 dollars la veille, a indiqué a indiqué lundi l'Organisation sur son site web.
Introduit en 2005, le panier de référence des pétroles bruts de l'Opep comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola),Djeno (Congo), Oriente (Ecuador), Zafiro (Guinée Equatoriale), Rabi light (Gabon), l'Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export ( kuwait), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigeria), Qatar Marin(Qatar), Arab Light (Arabie Saoudite), Murban (UAE) et le Mery (Venezuela).
Vendredi soir, les cours du pétrole reculaient pour la troisième séance consécutive en cours d'échanges européens alors que les marchés délaissaient les actifs à risque dans la crainte d'une escalade du conflit commercial sino-américain.
Dans l'après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 76,20 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 30 cents par rapport à la clôture de jeudi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat d'octobre cédait 53 cents à 67,24 dollars une heure après son ouverture.
Les prix ont été plombés jeudi par la publication du rapport hebdomadaire sur les réserves des Etats-Unis par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).
Les 24 pays producteurs OPEP et non OPEP qui ont convenu le 23 juin dernier à Vienne de limiter à 100% leur niveau de respect des engagements pris dans le cadre de lÆaccord de baisse qui vise à retirer du marché 1,8 million de barils/jour.
Cet accord OPEP-non OPEP a été prolongé jusqu'à fin 2018 lors de la réunion de tenue en novembre 2017.
En juillet dernier, les pays participants à la déclaration de la coopération ont atteint un niveau de conformité de 109 %.
La prochaine réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l'accord OPEP-non OPEP (JMMC) est prévue pour le 23 septembre 2018 à Alger.
Lors de cette réunion, le JMMC examinera le plan de suivi des fondamentaux du marché et des niveaux de conformité pour le reste de l'année 2018, ainsi que le cadre de coopération à établir en 2019 et au-delà.


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