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Entre appuis et critiques : Avis mitigés sur le PLF 2019 à l'APN
Publié dans Le Maghreb le 14 - 11 - 2018

Les avis étaient mitigés lundi entre les présidents des groupes parlementaires à l'Assemblée populaire nationale (APN) concernant le projet de loi de finances (PLF) 2019 dont certains ont appuyé le contenu tandis que d'autres l'ont critiqué, chacun selon son appartenance politique.
A l'issue des séances plénières consacrées, deux jours durant, à l'examen du PLF 2019 en présence du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, et des membres du gouvernement, le président du groupe du parti du Front de Libération nationale (FLN), Mohamed Bouabdallah, a relevé les "efforts consentis dans le texte de loi à l'effet de rétablir la confiance entre le peuple et ses institutions et à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika".
Selon le président du groupe du parti FLN, le projet de loi s'inscrit dans le cadre d'une approche globale visant à préserver la dynamique de développement sur différents plans et à garantir la stabilité des indicateurs macroéconomiques du pays ainsi que les équilibres financiers nécessaires à la pérennité du développement.
"Le PLF 2019 ne prévoit pas d'augmentation des impôts, mais des mesures qui renforcent le pouvoir d'achat des citoyens, ce qui renforcera le caractère social de l'Etat, garantira la stabilité sociale et renforcera la relation entre le citoyen et son Etat", a-t-il soutenu.
Le président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND), Fouad Benmerabet, a, de son côté, souligné que son parti était soucieux "d'enrichir le projet de loi au service des intérêts des citoyens et pour préserver le pouvoir d'achat, notamment des personnes à faibles revenus sans pour autant s'opposer à l'intérêt suprême du pays".
Le PLF a fait ressortir la cohérence du Plan d'action du gouvernement inspiré du programme du président de la République et d'accorder un intérêt particulier au secteur de l'habitat, a-t-il estimé.
En vue de lever l'ambiguïté sur les propos tenus par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia lors de sa participation au Forum de Paris sur la paix, M. Benmerabet a affirmé que "le nationalisme du Premier ministre (secrétaire du RND également), est évident et que toute tentative de manipulation de l'opinion publique à ce sujet sera vouée à l'échec".
Pour sa part, le président du groupe parlementaire du Mouvement populaire algérien (MPA), Hadj Cheikh Barbara, a appelé à la nécessité d'étudier méticuleusement la question des subventions sociales afin de destiner les transferts sociaux aux vrais nécessiteux, réitérant par la même son soutien absolu au président de la République et au gouvernement, tout en saluant le contenu du PLF.
De son côté, le président du groupe parlementaire des Indépendants, Lamine Osmani, a estimé que le PLF 2019 n'est "qu'une copie conforme" du PLF 2018, ajoutant que "ce texte n'a apporté aucune nouveauté en matière de diversification de l'économie hors hydrocarbures et le développement des secteurs névralgiques, à l'instar des énergies renouvelables et du tourisme.
A cette occasion, M. Osmani a salué la décision de lever le gel sur les projets de développement dans les secteurs sensibles telles que la santé et l'éducation.
Par ailleurs, M. Ramdane Taâzibt, président du groupe parlementaire du parti des travailleurs (PT), a fait état de la hausse du taux de chômage au moment où le gouvernement proposait seulement la création de 18.000 postes durant 2019, mettant en garde contre les tensions sociales et l'érosion du pouvoir d'achat du citoyen.
M. Taâzibt a estimé que le PLF n'a pas donné des solutions à la situation actuelle sur le plan socio-économique, à l'instar de la lutte contre la fraude fiscale, le chômage, le marché parallèle et la corruption, fustigeant, en revanche, le recours du gouvernement au Fonds national d'investissement pour appuyer la Caisse nationale des retraites (CNR).
Il a appelé par ailleurs à l'impératif de respecter les dispositions constitutionnelles et les lois notamment ce qui a trait à la liberté d'expression et au droit de manifester, exhortant la nécessité de trouver une alternative au financement non conventionnel.
Pour sa part, Slimane Chenine, président du groupe parlementaire de l'Union Nahda-Adala-Bina, a affirmé que le PLF n'a pas apporté "du nouveau" pour diversifier l'économie nationale et sortir de la dépendance aux hydrocarbures.
Pour le président du groupe parlementaire du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Ahmed Sadouk, le texte qui n'a pas compris des procédures solides pour remédier aux problèmes fait toujours recours à trois ressources fragiles pour financer le budget, lesquelles sont incapables de répondre aux aspirations ni de faire face aux défis.
Le représentant du MSP a estimé que le recours excessif au financement non conventionnel avait dépassé grandement le seuil fixé par le gouvernement avec plus de 3.500 milliards DA imprimés après une année de son adoption, appelant à la création d'une instance de contrôle relevant de l'APN au lieu d'une instance administrative pour assurer la transparence.
Concernant l'investissement, le président du groupe MSP a indiqué que le climat des affaires "n'est pas encourageant", déplorant outre le système banquier traditionnel qui dépend toujours du Trésor public au lieu des épargnes, l'absence de transparence et la dominance de la bureaucratie administrative ainsi que l'inégalité des chances entre les investisseurs.
De son côté, le président du groupe parlementaire du Front Al-Moustakbal, Alhadj Belghouthi, a mis en garde contre l'inflation et les conséquences du financement non conventionnel, s'interrogeant, à ce propos, sur les mécanismes de contrôle de l'opération d'impression. Il a appelé, également, à l'élaboration d'un fichier national pour les catégories vulnérables avec l'implication des collectivités locales.

Priorité absolue à l'économie productive
Des députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont demandé, lundi à Alger, à accorder la priorité absolue à l'économie productive dans l'élaboration de la loi de finances pour 2019 et les prochaines années, afin de permettre à l'Algérie de sortir de sa dépendance aux revenus pétroliers.
Les députés ont insisté également sur l'importance d'éviter le recours à la planche à billets ou au financement non conventionnel pour palier le recul des cours pétroliers avec ses retombées négatives qui risqueraient d'entraver le projet du Gouvernement visant à construire une économie productive hors du secteur des hydrocarbures.
A cet effet, le député Dakmoussi Dakmous du Front Algérie nouvelle (FAN), a estimé que la poursuite de la dépendance aux revenus pétroliers "témoigne de l'incapacité du Gouvernement à réaliser une relance effective de l'économie nationale", optant ainsi pour "la solution de facilité", celle du financement non conventionnel.
Lors de la séance plénière qui s'est déroulée en présence du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya et d'autres membres du gouvernement, M. Dakmoussi a mis en garde contre la poursuite de la dépréciation du dinar face aux autres monnaies, déplorant l'absence d'une réflexion pour trouver des solutions efficaces afin de maîtriser ce phénomène dans le cadre du projet de loi de finances 2019.
Si Mimoune Smaïl, du Mouvement de la société pour la paix (MSP) a proposé la garantie de mécanismes et de lois nécessaires pour améliorer le climat des affaires en Algérie et partant, contribuer à l'émergence d'une économie diversifiée basée sur un partenariat effectif entre les secteurs public et privé.
Il a plaidé, d'autre part, pour l'assainissement financier des institutions de l'Etat, sans recourir à la Banque centrale d'Algérie (BA) et en évitant le financement non conventionnel, soulignant l'impératif de maîtriser l'inflation et de moderniser le secteur des impôts notamment au niveau local (les communes).
Le député Khaled Tazraât (Indépendants) a relevé l'absence de clauses dans le PLF 2019 qui s'intéressent au développement des régions montagneuses et rurales à l'instar de la poursuite du financement des programmes de développement des régions du Sud et des Hauts-Plateaux.
M. Belkacem Barkat du Rassemblement national démocratique (RND), a centré son intervention sur l'absence de développement dans plusieurs régions intérieures en dépit de l'affectation de budgets importants dans les précédentes lois de finances, qualifiant cela de "marginalisation" des régions rurales et de leurs habitants.
Il est inconcevable que le financement des programmes de développement des communes soit augmenté de 50 % dans le cadre de la loi de finance 2018 sans pour autant "percevoir une amélioration du niveau de vie des habitants de plusieurs régions du pays", notamment les régions éloignées.
Pour sa part, le député Omrane Aït Hamouda (Indépendants) a critiqué l'inexistence d'un budget dans le PLF 2019, consacré à la promotion de la langue amazighe, revendiquant l'égalité dans l'octroi des avantages relatifs à l'investissement.
Pour M. Aït Hamouda, il est "inadmissible" que les investisseurs dans certaines régions du pays bénéficient de l'exonération fiscale pendant dix (10) ans, alors qu'elle est de trois (3) ans seulement dans d'autres régions.
Dans son intervention, le député Yahia Abaza (Indépendants) a proposé la révision de la politique de subvention au profit des catégories démunies et une plus grande maîtrise de la hausse des prix en parallèle à une stagnation des salaires, ce qui a induit un recul du pouvoir d'achat des citoyens.
M. Abaza a mis l'accent sur l'importance de s'intéresser au développement des wilayas du Sud à l'instar de la wilaya de Ghardaïa qui souffre de plusieurs lacunes dans des secteurs sensibles tels la santé, l'habitat et les infrastructures.
Pour rappel, le PLF 2019 repose sur la base d'un cadrage macroéconomique prudent tout en étant adossé à des dépenses budgétaires en légère baisse mais avec le maintien de la politique sociale de l`Etat.
Il table sur un prix de pétrole référentiel de 50 dollars le baril, un taux de croissance de 2,6% et un taux d'inflation de 4,5%.
Sur le plan budgétaire, le PLF 2019 prévoit des recettes de 6.508 milliards DA, en légère hausse par rapport à celles de 2018, dont 2.714 mds DA de fiscalité pétrolière.
Quant aux dépenses budgétaires, elles s'élèveront à 8.557 mds DA, en légère baisse par rapport à celles de 2018.
Le Budget de fonctionnement est estimé à 4.954 mds de dinars avec une légère hausse découlant de la situation sécuritaire aux frontières ainsi que du relèvement des transferts sociaux.
C'est ainsi qu'une enveloppe budgétaire de 1.763 milliards de DA sera allouée aux transferts sociaux durant l'exercice 2019 (contre 1.760 milliards de DA en 2018), soit près de 21% de la totalité du budget de l'Etat de l'année 2019.
Les crédits budgétisés pour les transferts sociaux couvriront notamment plus de 445 mds DA destinés au soutien aux familles, tandis que près de 290 mds DA seront attribués aux retraités, auxquels s'ajoutera une dotation d'appui de 500 mds DA à la Caisse Nationale des Retraites (CNR).
Ces transferts sociaux comportent également près de 336 mds DA pour la politique publique de santé et plus de 350 mds DA pour la politique publique de l'habitat auxquels s'ajouteront près de 300 mds DA mobilisés pour ce secteur par le Fonds National d'Investissement (FNI).
Pour le budget d'Equipement, il est ventilé entre 3.602 mds DA de crédits de paiements et 2.600 milliards DA d'autorisations de programme destinées à de nouveaux projets ou à des réévaluations.
Selon les concepteurs du PLF 2019, la légère baisse nominale du budget d'Equipement ne correspond pas à un recul de la politique publique d'investissement, mais elle découle notamment d'une baisse de près de 300 mds DA des crédits consacrés l'année dernière à l'assainissement des créances détenues sur l'Etat. Par ailleurs, la consistance du budget d'Equipement pour 2019 confirme la poursuite de l'engagement de l'Etat en faveur du développement économique et social avec notamment des dotations de 625 mds DA pour l'appui au développement humain, près de 1.000 mds DA de soutien multiforme au développement économique et 100 mds DA de concours au développement local.


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