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Répondant aux questions des membres de l'APN : M. Ouyahia met en garde contre les manœuvres et l'instrumentalisation politique des marches populaires
Publié dans Le Maghreb le 02 - 03 - 2019

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a mis en garde, jeudi à Alger, contre les manœuvres et l'instrumentalisation politique des marches populaires, ajoutant que l'organisation de marches pacifiques est "un droit constitutionnel".

Répondant aux questions et préoccupations soulevées par les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors du débat de la Déclaration de politique générale du gouvernement, M. Ouyahia a indiqué que "le peuple doit faire preuve de vigilance quant aux appels anonymes, notamment face aux tentatives de certains milieux étrangers de s'incruster dans ces manifestations pacifiques pour faire sombrer le pays dans le chaos".
"Notre intention n'est guère de faire peur au peuple quand bien même il pourrait être en désaccord avec le gouvernement, mais la patrie vient avant tout", a-t-il soutenu.
Au sujet de la proposition du président de la République, Abdelaziz Bouteflika de tenir une conférence nationale, en cas de sa reconduction, M. Ouyahia a affirmé que ladite rencontre, prévue durant l'année en cours, "sera ouverte à tous les partis politiques et associations nationales", ajoutant qu'elle sera présidée par "une personnalité indépendante et débattra de tous les dossiers et questions soulevés sur la scène nationale, dans le cadre du respect des principes nationaux". Ladite conférence devrait permettre d'opérer "une révision profonde de la Constitution et consacrera l'entente, à la faveur de la conjugaison des efforts de tous pour sortir avec une meilleure approche au service du pays".

Le Gouvernement a une "identité politique"
Le Gouvernement a une "identité politique" et veille à la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué le Premier ministre, Ahmed Ouyahia.
Dans ses réponses aux interrogations soulevées par les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors du débat autour de la Déclaration de politique générale, M. Ouyahia a fait remarquer que le gGouvernement "a une mission qui consiste en la mise en œuvre du programme du président de la République. Il a aussi une identité politique. Les choses se passent ainsi en Algérie et dans d'autres pays du monde". "Notre identité politique est que nous sommes le Gouvernement du Président Bouteflika, avec nos différentes appartenances politiques, et nous sommes fiers de travailler sous la conduite du chef de l'Etat", a-t-il affirmé.
Concernant le retard pris dans la présentation de la Déclaration de politique générale du gouvernement devant le Parlement, le Premier ministre a indiqué que "le document était prêt en automne dernier, mais les évènements qu'a connus l'APN avaient retardé sa présentation", en allusion au changement intervenu à la tête de la Chambre basse du parlement après le retrait de confiance à Saïd Bouhadja et son remplacement par Mouad Bouchareb.

L'école doit être à l'abri des tiraillements politiques
Ahmed Ouyahia, a insisté, par ailleurs, sur la nécessité de préserver l'école des tiraillements politiques, en réaction à la polémique suscitée récemment par la question de la prière dans l'enceinte des établissements scolaires.
"Nous sommes tous musulmans et l'Islam est la religion de l'Etat. Nous veillons à préserver notre religion", a affirmé M. Ouyahia dans ses réponses aux interrogations soulevées par les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors du débat autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement.
Evoquant la polémique relative à l'interdiction de faire la prière dans l'enceinte des établissements scolaires, le Premier ministre a rappelé la nécessité d'"épargner nos enfants des tiraillements politiques", ajoutant que les élèves "ont en assez avec les perturbations et les grèves" qui secouent l'école, soulignant qu'il devient "nécessaire de les laisser se concentrer sur leurs études".
Il a rappelé que l'Islam, qui est enseigné dans les différents cycles de l'éducation, "n'a pas besoin d'une nouvelle que conquête en Algérie", précisant le pays qui dispose de "plus de 20.000 mosquées, va avoir la troisième plus grande mosquée au monde (La Grande Mosquée d'Alger)". M. Ouyahia a relevé, dans le même contexte, que le pays compte des milliers d'imams auxquels s'ajouteront 2.100 nouveaux qui seront recrutés cette année. Le Premier ministre a ajouté, également, que l'Algérie contribue aussi au financement de la Grande mosquée de Paris avec une enveloppe estimée à 1,5 million d'euros annuellement.

"L'Etat n'abandonnera pas la gratuité des soins médicaux"
Le Premier ministre a affirmé, que la gratuité des soins médicaux demeure "un principe sacré" pour l'Algérie, apportant ainsi "un démenti" formel sur ce qui se dit sur l'intention de l'Etat algérien "d'abandonner" ce principe.
Lors du débat autour de la Déclaration de politique générale, M. Ouyahia a qualifié de "fausses" les allégations prétendant que l'Etat aurait l'intention d'abandonner le principe de la gratuité des soins, soulignant que pour preuve l'Etat continue de construire des établissements de santé publique à travers l'ensemble du territoire national.
Il a également relevé que "malgré les manques constatés en matière de prestations de service et des équipements, cela ne doit semer le doute quant au principe sacré de la gratuité des soins pour les Algériens".
Soulignant les efforts consentis par l'Etat pour le secteur de la santé, le Premier ministre a indiqué que "la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) a été dotée d'une enveloppe financière de 255 milliards DA en 2018 dans le but de faire face à la pénurie des médicaments".
Dans le même sens, M. Ouyahia a mis en avant "les efforts de l'Etat en matière de la prise en charge médicale du citoyen", notamment à travers l'instauration de la carte "Chifa" qui a permis, a-t-il dit, d'assurer une couverture sociale à 39 millions d'Algériens sur les 41 millions d'habitants que compte le pays.
Le Premier ministre a en outre fait savoir que 24 projets relatifs à la réalisation de différents types d'établissements hospitaliers sont actuellement au niveau du secrétariat du gouvernement, et leurs décrets seront signés au courant du mois de mars prochain, en plus de 10 projets de parachèvement de polycliniques.

Le peuple choisira "souverainement" son Président le 18 avril prochain
Le Premier ministre, a rejeté les tentatives d'exercer une quelconque tutelle sur le peuple algérien, qui choisira "souverainement" le 18 avril prochain son président de la République, réitérant son appel à la "vigilance" pour préserver ce qui a été réalisé au cours de ces 20 dernières années grâce à la stabilité dont a joui l'Algérie. Dans ses réponses aux questions et observations des députés sur la Déclaration de politique générale du gouvernement, M. Ouyahia a affirmé que "rien ne peut empêcher le peuple algérien de choisir souverainement le président de la République", insistant sur les garanties de "transparence" dans lesquelles se déroulera l'élection présidentielle.
Outre l'arsenal juridique mis en place et la Haute instance indépendante de surveillance des élections, le Premier ministre a annoncé que 400 observateurs étrangers (de l'Union africaine, de la Ligue des Etats arabes, de l'Organisation de la coopération islamique, de l'ONU et de l'UE) suivront le déroulement de cette élection.
Tout en soulignant que le droit de manifester est garanti par la Constitution et que chacun est libre de son opinion, M. Ouyahia a de nouveau appelé à la vigilance, relevant le caractère anonyme des appels à manifester et le fait que des "parties étrangères commencent à s'agiter".
Il a rappelé, dans ce contexte, les graves dérives auxquelles avait donné lieu pour la stabilité et la sécurité du pays la grève politique à laquelle avait appelé en 1991 l'ex-Front islamique du salut (FIS).
"L'opposition de certains à la candidature du Président Bouteflika avait déjà commencé lorsqu'il avait brigué un troisième mandat" et n'a donc rien à voir avec son état de santé actuel, a indiqué M. Ouyahia, rappelant que le chef de l'Etat qui avait été victime d'un AVC en 2013 s'était porté candidat en 2014 et avait été plébiscité pour un nouveau mandat.
Le Premier ministre a appelé à mesurer le chemin parcouru ces 20 dernières années et à préserver les réalisations qui ont été accomplies, citant à titre d'exemple la relance de l'économie qui était sinistrée, l'éradication des bidonviles et la construction de millions de logements.
C'est la préservation de ces réalisations, la nécessité de continuer à progresser et de combler les lacunes qui subsistent qui a amené le président Abdelaziz Bouteflika a s'engager, s'il est réélu, à convoquer une conférence nationale de consensus dont la vocation, a-t-il dit, est "non pas de servir le pouvoir mais l'Algérie". Le Premier ministre a indiqué que le gouvernement a une "identité politique" et veille à la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
"Le gouvernement a une mission qui consiste en la mise en œuvre du programme du président de la République. Il a aussi une identité politique.
Les choses se passent ainsi en Algérie et dans d'autres pays du monde", a-t-il déclaré.
"Notre identité politique est que nous sommes le gouvernement du Président Bouteflika, avec nos différentes appartenances politiques, et nous sommes fiers de travailler sous la conduite du chef de l'Etat", a ajouté M. Ouyahia qui a affirmé vouloir transmettre un "message d'espoir" dans l'avenir.

400 observateurs étrangers présents à l'élection
M. Ouyahia, a annoncé, la présence de 400 observateurs étrangers lors de la prochaine élection présidentielle, prévue le 18 avril prochain, affirmant que le gouvernement "veillera à la transparence" du prochain rendez-vous électoral.
"Le gouvernement et l'Etat veilleront à la transparence de la prochaine élection présidentielle qui verra la présence de 400 observateurs étrangers représentant la Ligue arabe, l'Union africaine, l'Organisation de la coopération islamique, l'Union européenne et les Nations unies", a déclaré M. Ouyahia, dans ses réponses aux interrogations soulevées par les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN).
Il a, à cette occasion, affirmé que le peuple "aura à choisir en toute liberté parmi les candidats, dont le Président Abdelaziz Bouteflika", notant "une agitation" contre la candidature du président Bouteflika.
Le Premier ministre a rappelé que le chef de l'Etat qui avait été victime d'un AVC en 2013 s'était porté candidat en 2014 et avait été plébiscité pour un nouveau mandat, ajoutant que la Déclaration de politique générale a été l'occasion de présenter le bilan des réalisations des cinq dernières années.


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