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"La banqueroute de Lehman Brothers paraîtra une simple gaminerie": Deutsche Bank lutte pour sa survie ?
Publié dans Le Maghreb le 24 - 06 - 2019

Deutsche Bank envisagerait de mettre sur pied une "bad bank" pour se délester de 50 milliards d'euros d'actifs toxiques, alors que son cours boursier est en chute libre et que le problème de son niveau de solvabilité persiste. Un économiste allemand donne son avis à ce sujet au micro de Sputnik.

Les "bad banks" n'ont jamais été la bonne solution à une mauvaise situation. Dans le meilleur des cas, la création d'une telle structure à part ne permettait que de gagner un peu de temps, a déclaré à Sputnik l'économiste allemand Marc Friedrich, commentant les informations rapportées par le Financial Times et Reuters, selon lesquelles la première banque allemande songerait à se délester ainsi de 50 milliards d'euros d'actifs toxiques.
"À chaque fois qu'une nouvelle "bad bank" est créée, une sorte de "bouton d'alarme" s'allume en moi", a indiqué l'expert.
Et de supposer que Deutsche Bank chercherait ainsi à se débarrasser de nouveaux "cadavres".
"Ils l'ont déjà fait une fois, et à l'époque, il s'agissait de plus de 120 milliards d'euros. Deutsche Bank lutte pour sa survie", a rappelé M.Friedrich.
Déjà, dans son livre intitulé "Der Crash ist die Lösung" ("Le crash est la solution") et paru en 2014, il en était venu à la conclusion d'une "faillite de facto" de Deutsche Bank. L'économiste allemand est toujours de cet avis:
"Ce n'est qu'une tentative pour gagner du temps. La capitalisation boursière actuelle de Deutsche Bank n'est que de 12,5 milliards d'euros, ce qui est bel et bien dérisoire pour une banque. Les produits dérivés pour 50 milliards d'euros vont être enlevés de la balance, mais ce ne sera en fait qu'une tentative de retarder la banqueroute imminente".
Selon Marc Friedrich, si le cours boursier de Deutsche Bank s'effondre en dessous de 5 euros, il n'est pas exclu que le "bon père", soit l'État, la nationalise, tant elle est importante pour le système.
"Cela signifie, que cela sera payé finalement par nous, les citoyens", a-t-il prévenu.
Et d'ajouter que l'effondrement de Deutsche Bank serait un "immense problème" pour l'État allemand et ses citoyens.
"Si cela arrive, cela déclenchera un écroulement financier que le monde n'a jamais connu. Comparée à cela, la banqueroute de Lehman Brothers [en 2008, ndlr] paraîtra une simple gaminerie", a résumé l'interlocuteur de Sputnik.
Les analystes parlent de plus en plus de Deutsche Bank comme d'une bombe financière à retardement. Ils estiment que la première banque allemande est "too big to fail" sinon cela ferait longtemps qu'elle aurait fait faillite. Aussi, le gouvernement allemand, la Banque centrale européenne (BCE) et les actionnaires s'appliquent-ils à empêcher à tout prix le cataclysme, tellement l'effet domino que pourrait entraîner sa disparition est craint.

Stress tests
Deutsche Bank s'attend à continuer de faire l'objet de restrictions aux Etats-Unis même si elle réussit les tests de résistance annuels dont une partie des résultats seront connus vendredi, a-t-on appris auprès de trois sources au fait du dossier.
Des responsables de la banque espèrent que les améliorations apportées à sa gestion du risque et à ses procédures de distribution du capital lui permettront d'avoir un satisfecit sous condition cette année, ont dit les sources.
Leur optimisme est fondé sur les échanges qu'ils ont eus avec les régulateurs américains sur plusieurs mois. Mais la Fed n'a pas encore fait connaître sa décision et un quatrième échec en cinq ans est encore possible, ajoutent-elles.
"Nous ne pouvons pas confirmer ces informations dans la mesure où les résultats ne nous sont pas connus. Nous respectons la procédure et nous respecterons la décision de la Réserve fédérale", a réagi un porte-parole de la banque allemande.
La Fed a instauré les "stress tests" après la crise financière de 2018 pour vérifier que les banques disposent de fonds propres suffisants en cas de retournement brutal de l'économie.
Même si Deutsche Bank réussit son bilan de santé, ses responsables s'attendent à ce que la Fed lui interdise d'effectuer des versements à sa maison mère allemande sans son autorisation. Ils anticipent aussi que Deutsche Bank sera priée de continuer d'améliorer ses procédures de contrôle de ses activités et des risques, ont dit les sources.
Les résultats des tests annuels, cette semaine et la prochaine, interviennent dans un contexte d'incertitude pour les opérations américaines de Deutsche Bank. La banque y réduit la voilure pour tenter de redresser son cours de Bourse, tombé à plus bas record le 3 juin, et fait aussi l'objet d'enquêtes du FBI et du département de la Justice sur des soupçons de blanchiment.
Après avoir manqué l'an dernier la deuxième partie des tests, Deutsche Bank avait dit en avril avoir "lourdement investi" pour répondre aux demandes du régulateur.
Ces stress tests seront probablement les derniers de l'actuel patron de la filiale américaine, Tom Patrick, dont le départ devrait intervenir dans les prochains mois avec l'avancée de la restructuration, ont ajouté les sources.
La Fed dévoilera vendredi les résultats de la première série de tests qui mesurent le niveau de fonds propres dans différents scénarios.
Les résultats de la deuxième partie, qui porte sur les systèmes de mesure et de contrôle des risques mis en place par les établissements, seront connus le 27 juin. Cette deuxième phase est la plus attendue par les marchés puisque la Fed se prononce sur les plans de redistribution de capitaux aux actionnaires et peut le cas échéant s'y opposer.
Deutsche Bank devrait confortablement réussir la première partie, comme l'an dernier, et les responsables cités par les sources espèrent qu'elle passera la deuxième épreuve avec des réserves.


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