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Comment les Etats-Unis poussent la France dans les bras de la Chine
Publié dans Le Maghreb le 22 - 07 - 2019

Les États-Unis réfléchissent à une guerre de taxes "à la chinoise" contre la France. Le représentant américain au Commerce a déclaré que l'administration Trump avait commencé à étudier la nouvelle législation française susceptible de porter atteinte aux intérêts des géants du Web, ainsi que des mesures de riposte éventuelles.
"Les États-Unis sont très préoccupés par le fait que la taxe sur les services numériques (ou taxe GAFA) vise de manière injuste les entreprises américaines, a affirmé Robert Lighthizer, représentant américain au Commerce. Le Président nous a chargés d'étudier les conséquences de la mise en œuvre de cette loi pour établir si elle était discriminatoire ou infondée ou si elle compliquait ou limitait le commerce américain". Il a également souligné que la législation américaine lui offrait le mandat nécessaire pour "enquêter sur la pratique commerciale injuste d'un État étranger et prendre des mesures de riposte", rappelle le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Ce scandale a été provoqué par une loi sur l'augmentation de l'imposition des entreprises étrangères du secteur numérique adoptée par les sénateurs français malgré toutes les menaces des États-Unis. Le texte stipule que les impôts sur des sociétés telles qu'Amazon, Apple, Facebook ou Google doivent être calculés en tenant compte des pays où ces entreprises tirent leur principal bénéfice et pas de la localisation de leur siège social. La France et le Royaume-Uni sont considérés comme les promoteurs centraux de cette idée. Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie et des Finances, a déjà appelé les États-Unis à renoncer à toutes les menaces dans le règlement des divergences concernant la taxe GAFA. "Je crois profondément qu'entre alliés, nous devons et nous pouvons régler nos différends autrement que par la menace. La France est un État souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales", a-t-il indiqué. Il a également reconnu par le passé que la loi pourrait être retirée si la situation autour des grandes entreprises était réglée sur la base de règles internationales unifiées. Les règles européennes existantes font en effet le jeu des géants numériques américains. Dans tous les cas, le litige sur les nouveaux principes de la taxe GAFA n'est qu'un élément de tout un éventail des divergences commerciales entre Washington et les capitales européennes. Même la volonté des États-Unis et de l'Union européenne de négocier un accord de libre-échange se heurte à des malentendus sur les principes de base des ententes éventuelles. Au lieu de tenter de régler les litiges, l'administration Trump préfère visiblement suivre son style habituel, c'est-à-dire introduire de nouveaux droits de douane sur les marchandises françaises jusqu'à ce que son allié européen n'admette sa défaite. Les autorités françaises n'ont cependant aucune envie de céder. Les observateurs entrevoient donc dans les nouvelles divergences entre Washington et Paris les contours d'une nouvelle guerre commerciale "à la chinoise", c'est-à-dire similaire à l'actuel conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Quoi qu'il en soit, cet affrontement pourrait aussi prendre une tournure "chinoise" pour une autre raison. Une politique irréconciliable et sans compromis de l'administration américaine envers ses alliés européens ne peut pas passer inaperçue pour la Chine, qui s'intéresse fortement au marché européen - ce qui a déjà été confirmé par la tournée du président chinois Xi Jinping dans quatre pays de l'UE ce printemps. Tout épisode affaiblissant les liens transatlantiques produit inévitablement des spéculations sur la réorientation éventuelle des acteurs européens. Il est certain que cette situation nivelle toutes les tentatives de l'administration américaine d'élaborer une approche stratégique de la "menace chinoise".

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