Son nom a beau ne pas faire la une, il est l'un des piliers du Real Madrid. Depuis qu'il a troqué le maillot blanc de Valence pour celui des Merengues en juin 2009, le défenseur central Raúl Albiol est devenu le cinquième joueur le plus utilisé par Manuel Pellegrini en Liga. A 24 ans, il est déjà champion d'Europe et titulaire habituel de la sélection espagnole. Qui l'aurait cru il y a seulement six ans, quand un accident de la route a failli lui coûter la vie ? "A l'époque, je ne pensais qu'à me rétablir, le football était secondaire. Il m'a fallu du temps pour reprendre confiance en moi et envisager de rejouer au plus haut niveau. J'ai avancé lentement, j'ai travaillé et j'ai progressé peu à peu jusqu'à en arriver là. Maintenant, tout ce que je veux, c'est en profiter", confie-t-il dans un entretien exclusif avec FIFA.com. Une fois remis de son accident, il a repris du service d'abord à Getafe, puis à Valence, où il s'est épanoui. Aujourd'hui, il entend jouir de chaque minute dans son nouveau club. "Je me rends compte du chemin que j'ai parcouru et je sais que le plus dur, c'est de se maintenir au niveau. Défenseur central au Real Madrid, c'est un poste exigeant, qui impose une lourde responsabilité." Bien que venant d'un club d'élite, il ne s'en est pas moins senti intimidé à son arrivée dans le vestiaire madrilène. "Oui, c'est impressionnant, j'étais aussi nerveux qu'un débutant. A 14 ou 15 ans, j'étais un grand fan de Guti, Raúl et Casillas, que je voyais à la télé, et aujourd'hui, je joue à leurs côtés !" s'exclame-t-il. "Je suis très heureux. Toute l'équipe m'a bien accueilli et je me suis très vite adapté." Objectif national et mondial Quels joueurs de la dream team madridista ont le plus surpris Albiol ? "Raúl à cause de son enthousiasme, de sa détermination et de son investissement à l'entraînement. Cristiano Ronaldo aussi. C'est un grand professionnel et un excellent coéquipier, un vrai boute-en-train. Il est très différent de l'image qu'il projette", confie-t-il. Tandis qu'il se bat avec son équipe en championnat, seul titre encore à la portée du Real Madrid cette saison, il ne peut, bien sûr, s'empêcher de penser au grand rendez-vous de l'année, la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. "Nous rêvons de brandir ce trophée. Ce doit être exaltant ! Nous ne manquons ni de détermination, ni de confiance, ni d'envie, et nous avons un mental de gagnant", assure-t-il avant de nous révéler le principal atout de la Roja. "C'est un groupe composé de joueurs de talent qui, en plus, s'entendent bien et sont solidaires. Il y a une excellente ambiance dans le vestiaire." Il souligne également le rôle du sélectionneur Vicente del Bosque. "C'est un homme très calme, un vieux routier du football et des compétitions. Il connaît très bien les joueurs et il aime parler avec eux." Un cocktail détonant qui n'a cependant pas suffi à l'Espagne pour remporter la Coupe des Confédérations de la FIFA 2009, où elle s'est pourtant présentée forte d'une impressionnante série de victoires consécutives. "Si nous avons perdu face aux Etats-unis ce jour-là, ce n'est pas par manque de modestie ou par excès d'orgueil. Nous formons un groupe humble et travailleur. Notre titre de champion d'Europe ne nous est pas monté à la tête. Pendant la campagne de qualification mondialiste, nous avons abordé tous les matches avec humilité et c'est dans cet esprit que nous irons en Afrique du Sud. Et si nous sommes battus, ce sera parce que notre adversaire s'est montré meilleur que nous, et non parce qu'on s'est vu trop beau", insiste ce défenseur d'1m87. Favoris sur le papier Les premiers adversaires de la Furia seront le Chili, le Honduras et la Suisse. "Sur le papier, nous sommes favoris, mais encore faut-il le prouver sur le terrain et gagner le premier match. On ne nous fera pas de cadeau et nous devrons lutter pied à pied", anticipe-t-il. Sa prudence s'explique par la défaite inattendue des siens en demi-finale du "Festival des Champions". "Nous avons appris que tout adversaire pouvait nous éliminer d'un grand tournoi, et qu'il suffisait d'être dans un mauvais jour pour prendre la porte", observe ce jeune père de deux petites filles. De même, il n'aventure aucun pronostic quant aux huitièmes, qui opposeraient l'Espagne à l'un des vainqueurs du redoutable Groupe G composé du Brésil, du Portugal, de la Côte d'Ivoire et de la RDP Corée. "Il n'y a pas d'adversaire facile. Ce sera un match compliqué, mais si nous voulons aller loin, nous devrons éliminer tout le monde. Une équipe en forme, solide et conquérante doit être capable de s'imposer face à n'importe qui", estime-t-il. Malgré le souvenir amer de l'échec essuyé l'an dernier, Albiol brûle de revenir en Afrique du Sud pour écrire une nouvelle page d'histoire aux couleurs espagnoles. "Nous avons vécu de très bons moments en Afrique du Sud. Dommage que nous n'ayons vu que deux animaux pendant le safari (rires) ! Nous savons à quel point les Sud-Africains ont hâte de voir démarrer leur Coupe du Monde. Nous ferons tout pour leur offrir un beau spectacle." On s'en régale à l'avance ! In.Fifa.com Son nom a beau ne pas faire la une, il est l'un des piliers du Real Madrid. Depuis qu'il a troqué le maillot blanc de Valence pour celui des Merengues en juin 2009, le défenseur central Raúl Albiol est devenu le cinquième joueur le plus utilisé par Manuel Pellegrini en Liga. A 24 ans, il est déjà champion d'Europe et titulaire habituel de la sélection espagnole. Qui l'aurait cru il y a seulement six ans, quand un accident de la route a failli lui coûter la vie ? "A l'époque, je ne pensais qu'à me rétablir, le football était secondaire. Il m'a fallu du temps pour reprendre confiance en moi et envisager de rejouer au plus haut niveau. J'ai avancé lentement, j'ai travaillé et j'ai progressé peu à peu jusqu'à en arriver là. Maintenant, tout ce que je veux, c'est en profiter", confie-t-il dans un entretien exclusif avec FIFA.com. Une fois remis de son accident, il a repris du service d'abord à Getafe, puis à Valence, où il s'est épanoui. Aujourd'hui, il entend jouir de chaque minute dans son nouveau club. "Je me rends compte du chemin que j'ai parcouru et je sais que le plus dur, c'est de se maintenir au niveau. Défenseur central au Real Madrid, c'est un poste exigeant, qui impose une lourde responsabilité." Bien que venant d'un club d'élite, il ne s'en est pas moins senti intimidé à son arrivée dans le vestiaire madrilène. "Oui, c'est impressionnant, j'étais aussi nerveux qu'un débutant. A 14 ou 15 ans, j'étais un grand fan de Guti, Raúl et Casillas, que je voyais à la télé, et aujourd'hui, je joue à leurs côtés !" s'exclame-t-il. "Je suis très heureux. Toute l'équipe m'a bien accueilli et je me suis très vite adapté." Objectif national et mondial Quels joueurs de la dream team madridista ont le plus surpris Albiol ? "Raúl à cause de son enthousiasme, de sa détermination et de son investissement à l'entraînement. Cristiano Ronaldo aussi. C'est un grand professionnel et un excellent coéquipier, un vrai boute-en-train. Il est très différent de l'image qu'il projette", confie-t-il. Tandis qu'il se bat avec son équipe en championnat, seul titre encore à la portée du Real Madrid cette saison, il ne peut, bien sûr, s'empêcher de penser au grand rendez-vous de l'année, la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. "Nous rêvons de brandir ce trophée. Ce doit être exaltant ! Nous ne manquons ni de détermination, ni de confiance, ni d'envie, et nous avons un mental de gagnant", assure-t-il avant de nous révéler le principal atout de la Roja. "C'est un groupe composé de joueurs de talent qui, en plus, s'entendent bien et sont solidaires. Il y a une excellente ambiance dans le vestiaire." Il souligne également le rôle du sélectionneur Vicente del Bosque. "C'est un homme très calme, un vieux routier du football et des compétitions. Il connaît très bien les joueurs et il aime parler avec eux." Un cocktail détonant qui n'a cependant pas suffi à l'Espagne pour remporter la Coupe des Confédérations de la FIFA 2009, où elle s'est pourtant présentée forte d'une impressionnante série de victoires consécutives. "Si nous avons perdu face aux Etats-unis ce jour-là, ce n'est pas par manque de modestie ou par excès d'orgueil. Nous formons un groupe humble et travailleur. Notre titre de champion d'Europe ne nous est pas monté à la tête. Pendant la campagne de qualification mondialiste, nous avons abordé tous les matches avec humilité et c'est dans cet esprit que nous irons en Afrique du Sud. Et si nous sommes battus, ce sera parce que notre adversaire s'est montré meilleur que nous, et non parce qu'on s'est vu trop beau", insiste ce défenseur d'1m87. Favoris sur le papier Les premiers adversaires de la Furia seront le Chili, le Honduras et la Suisse. "Sur le papier, nous sommes favoris, mais encore faut-il le prouver sur le terrain et gagner le premier match. On ne nous fera pas de cadeau et nous devrons lutter pied à pied", anticipe-t-il. Sa prudence s'explique par la défaite inattendue des siens en demi-finale du "Festival des Champions". "Nous avons appris que tout adversaire pouvait nous éliminer d'un grand tournoi, et qu'il suffisait d'être dans un mauvais jour pour prendre la porte", observe ce jeune père de deux petites filles. De même, il n'aventure aucun pronostic quant aux huitièmes, qui opposeraient l'Espagne à l'un des vainqueurs du redoutable Groupe G composé du Brésil, du Portugal, de la Côte d'Ivoire et de la RDP Corée. "Il n'y a pas d'adversaire facile. Ce sera un match compliqué, mais si nous voulons aller loin, nous devrons éliminer tout le monde. Une équipe en forme, solide et conquérante doit être capable de s'imposer face à n'importe qui", estime-t-il. Malgré le souvenir amer de l'échec essuyé l'an dernier, Albiol brûle de revenir en Afrique du Sud pour écrire une nouvelle page d'histoire aux couleurs espagnoles. "Nous avons vécu de très bons moments en Afrique du Sud. Dommage que nous n'ayons vu que deux animaux pendant le safari (rires) ! Nous savons à quel point les Sud-Africains ont hâte de voir démarrer leur Coupe du Monde. Nous ferons tout pour leur offrir un beau spectacle." On s'en régale à l'avance ! In.Fifa.com