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«L'extradition dépendra des justifications juridiques»
La politologue Louiza Driss Aït Hamadouche à propos du sort des Kadhafi
Publié dans Le Midi Libre le 21 - 10 - 2011

Le Midi Libre : Comment voyez vous la Libye post-Kadhafi ?
Louiza Driss Aït Hamadouche : Je pense que, pour le moment, on ne peut écarter aucun scénario. La mort de Kadhafi pourrait susciter les causes de résistance de ses forces, notamment la façon dont il a été tué qui pourra susciter la volonté de vengeance. L'on se souvient de la façon dont a été exécuté Saddam Hussein. Son exécution dans une caserne américano-iraquienne a provoqué une volonté de venger cette humiliation. Pour le deuxième scénario, il ne faut pas oublier que Kadhafi comptait beaucoup sur les mercenaires. Aussi, il est évident que le CNT prendra progressivement le contrôle de toute la Libye, ce qui, par conséquent, pourra créer de l'instabilité sur tout que les armes ne sont pas sous contrôle dans ce pays.
Sa mort est-elle synonyme de fin de l'intervention étrangère?
Cela dépendra de ce que vous appelez intervention étrangère. Si vous parlez des bombardements et de la zone d'exclusion aérienne, je dirais qu'ils vont prendre fin, sauf si le CNT demande officiellement une présence étrangère. Par contre, si vous parlez de la présence économique étrangère, je peux vous assurer qu'on n'est qu'à son début. D'ailleurs, les intentions commencent à être affichées clairement. La France a déjà commencé à parler de 300 millions dans ses évaluations de ce coût de la guerre. Les Français, les Anglais ainsi que les Américains ne tarderont pas à parler de retour des investissements.
Sur un autre plan, quels sont les enjeux de la première visite d'une délégation du CNT en Algérie, notamment après la mort de Kadhafi ?
Les relations entre Alger et le CNT connaissent un processus de normalisation. C'est depuis le sommet de Paris que le contact est régulier, et cette visite est nécessaire et claire. Maintenant, par rapport à la mort de Kadhafi, il ne faut pas oublier que le ministère des Affaires étrangères algérien n'a pas encore réagi. Là, je dirais qu'il est important que l'Algérie ne se retrouve pas isolée dans la dynamique régionale et, surtout, il ne faut pas qu'elle soit en retard. Il est, également, important que les arguments avancés par Alger, depuis les premières heures du conflit libyen, ne soient pas avancés en l'absence de l'Algérie.
Dans ce contexte, que sera, selon vous, le sort de la famille Kadhafi, actuellement en Algérie ?
Il est bien clair que si le CNT lance un mandat d'arrêt basé sur des crimes, l'Algérie répondra favorablement à l'appel du CNT. D'une façon générale, cela dépendra des justifications juridiques légales reconnues par les instances internationales à l'image de la Commission des droits de l'homme.
D'autre part, qu'avez-vous à dire quant aux dernières images de Kadhafi, diffusées par certaines chaînes satellitaires, notamment arabes ?
Je dirais que la couverture des médias arabophones, non pas celles arabes, est en quelque sorte désolante. Diffuser des images de violence extrême en boucle sans aucun avertissement est choquant. La violence qui est devenue un phénomène dans les pays arabes est un mauvais signe pour ces pays.
Le Midi Libre : Comment voyez vous la Libye post-Kadhafi ?
Louiza Driss Aït Hamadouche : Je pense que, pour le moment, on ne peut écarter aucun scénario. La mort de Kadhafi pourrait susciter les causes de résistance de ses forces, notamment la façon dont il a été tué qui pourra susciter la volonté de vengeance. L'on se souvient de la façon dont a été exécuté Saddam Hussein. Son exécution dans une caserne américano-iraquienne a provoqué une volonté de venger cette humiliation. Pour le deuxième scénario, il ne faut pas oublier que Kadhafi comptait beaucoup sur les mercenaires. Aussi, il est évident que le CNT prendra progressivement le contrôle de toute la Libye, ce qui, par conséquent, pourra créer de l'instabilité sur tout que les armes ne sont pas sous contrôle dans ce pays.
Sa mort est-elle synonyme de fin de l'intervention étrangère?
Cela dépendra de ce que vous appelez intervention étrangère. Si vous parlez des bombardements et de la zone d'exclusion aérienne, je dirais qu'ils vont prendre fin, sauf si le CNT demande officiellement une présence étrangère. Par contre, si vous parlez de la présence économique étrangère, je peux vous assurer qu'on n'est qu'à son début. D'ailleurs, les intentions commencent à être affichées clairement. La France a déjà commencé à parler de 300 millions dans ses évaluations de ce coût de la guerre. Les Français, les Anglais ainsi que les Américains ne tarderont pas à parler de retour des investissements.
Sur un autre plan, quels sont les enjeux de la première visite d'une délégation du CNT en Algérie, notamment après la mort de Kadhafi ?
Les relations entre Alger et le CNT connaissent un processus de normalisation. C'est depuis le sommet de Paris que le contact est régulier, et cette visite est nécessaire et claire. Maintenant, par rapport à la mort de Kadhafi, il ne faut pas oublier que le ministère des Affaires étrangères algérien n'a pas encore réagi. Là, je dirais qu'il est important que l'Algérie ne se retrouve pas isolée dans la dynamique régionale et, surtout, il ne faut pas qu'elle soit en retard. Il est, également, important que les arguments avancés par Alger, depuis les premières heures du conflit libyen, ne soient pas avancés en l'absence de l'Algérie.
Dans ce contexte, que sera, selon vous, le sort de la famille Kadhafi, actuellement en Algérie ?
Il est bien clair que si le CNT lance un mandat d'arrêt basé sur des crimes, l'Algérie répondra favorablement à l'appel du CNT. D'une façon générale, cela dépendra des justifications juridiques légales reconnues par les instances internationales à l'image de la Commission des droits de l'homme.
D'autre part, qu'avez-vous à dire quant aux dernières images de Kadhafi, diffusées par certaines chaînes satellitaires, notamment arabes ?
Je dirais que la couverture des médias arabophones, non pas celles arabes, est en quelque sorte désolante. Diffuser des images de violence extrême en boucle sans aucun avertissement est choquant. La violence qui est devenue un phénomène dans les pays arabes est un mauvais signe pour ces pays.


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