L'exemption de la condition de représentation des femmes dans les listes ne dispense pas de la représentation féminine mais uniquement du quota    C'est parti sur ''adhahi.dz'' !    Dubravka Šuica pourra-elle aplanir les divergences de l'Accord d'association Algérie-Europe ?    Le métro d'Alger lance la billetterie électronique    Quand la criminalisation de l'antisionisme préfigure l'abolition de toute contestation    38 000 femmes et filles tuées en deux ans    Un Casque bleu tué et trois autres blessés    Handi-basket : Quatre joueuses de la sélection algérienne honorées à Saïda    Les Algériennes Nemour et Kehli ''athlètes modèles'' pour les joutes de Dakar    Coupe du Monde 2026 : les boxeurs algériens brillent par leur… absence    L'Université Djilali-Liabes organise la première édition du Salon du travail    Le corps sans vie d'un enfant de 14 ans repêché dans un bassin d'eau à Bendaoud    Une famille de 6 personnes intoxiquée par le monoxyde de carbone    Nouvelle exposition du plasticien Mustapha Boucenna    Diverses manifestations dans les wilayas du Sud    AL24 News remporte le prix du meilleur reportage télévisé    21 nouveaux avocats prêtent serment    Les supporters sénégalais face à une impasse judiciaire et diplomatique    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une préoccupation majeure plus qu'ailleurs
Changement climatique en Afrique
Publié dans Le Midi Libre le 21 - 05 - 2012

L'Afrique dépend de ses ressources naturelles, pour aujourd'hui et pour demain. En attendant la création du fond vert pour l'Afrique dont la BAD est en charge, le changement climatique reste une préoccupation majeure en Afrique, vraisemblablement plus que partout ailleurs, relève l'institution financière africaine. Les agriculteurs et éleveurs ont besoin de terres arables et d'eau. Aujourd'hui, l'expansion de l'agriculture, l'exploitation forestière et la nécessité de bois de chauffage amènent à défricher les forêts et entament la biodiversité. Actuellement, moins de quatre pour cent des ressources potentielles d'eau du continent sont exploitées pour l'irrigation. Parmi les 1,4 milliard de personnes à travers le monde qui n'ont pas accès à l'électricité, 40 pour cent vivent en Afrique, la plupart en Afrique sub-saharienne.
Pour résoudre ces questions et d'autres problématiques, il est nécessaire d'adopter des solutions à long terme, y compris des orientations politiques appropriées, le renforcement des capacités institutionnelles et le déploiement des ressources adéquates. L'accès à l'énergie durable, par exemple, facilite le développement et contribue à la réalisation de plusieurs des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) : réduire de moitié l'extrême pauvreté, diminuer la faim, atténuer la mortalité infantile et maternelle, promouvoir l'égalité de genre et réduire la déforestation. Une meilleure gestion de l'eau est essentielle, tout comme la capacité de stockage pour fournir de l'eau à tous ceux qui en ont besoin d'une manière durable. L'Afrique doit insister pour apporter des modifications aux mécanismes de financement afin de mobiliser les investissements publics et privés pour l'atténuation du changement climatique et l'adaptation, tels que le Mécanisme de développement propre. Avec des ressources supplémentaires, l'adaptation au changement climatique et son atténuation peuvent également présenter une opportunité. Les dirigeants africains ont demandé à la Banque africaine de développement (BAD) de créer un Fonds vert pour l'Afrique où transitera une partie du financement du climat destiné l'Afrique. La Banque travaille actuellement à la création de ce fonds. Une économie verte exploitant l'énorme potentiel de ressources naturelles largement sous-utilisées de l'Afrique représente un changement de paradigme dans la promotion de l'énergie propre, la création d'emplois et la conservation des ressources naturelles. L'économie verte n'est pas un concept nouveau pour l'Afrique. Des exemples de politiques et d'initiatives réussies à travers l'Afrique dans les domaines de l'énergie, l'agriculture et la sylviculture existent et peuvent être partagés avec d'autres pays africains. L'Afrique a également beaucoup à partager avec le reste du monde, à commencer par ses perspectives, les leçons apprises et la richesse de son expérience. Il est également nécessaire de renforcer les structures et les cadres institutionnels de gestion du développement durable, de mettre en place un leadership politique particulièrement solide et engagé, ainsi que les capacités techniques et managériales de coordination et d'élaboration de stratégies basées sur une vision pragmatique partagée sur le long terme. Les ouvernements africains devraient s'engager à améliorer l'environnement de la gouvernance nationale et à investir dans le renforcement des capacités. En outre, le renforcement des partenariats avec des acteurs non traditionnels et le secteur privé, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des pays, serait une façon de mobiliser des ressources et des capacités pour le développement durable. Les partenaires au développement et les donateurs non traditionnels doivent faire davantage usage des systèmes nationaux comme un autre moyen de renforcer les structures institutionnelles des pays, favorisant ainsi l'objectif d'un développement efficace.
L'intégration régionale doit être renforcée davantage. Elle a en effet un rôle crucial dans la promotion de la diversification économique, l'expansion des marchés, la mise en commun et une répartition plus efficace des ressources, ainsi que dans la gestion des questions transfrontalières et de mondialisation ainsi que la solution des difficultés auxquelles le continent est confronté.
Les gouvernements africains doivent également reconnaître le rôle clé joué par la science, la technologie et l'innovation dans la mise en œuvre d'un programme de développement durable. Il est absolument indispensable d'accroitre les investissements dans la science et la technologie pour que l'Afrique ne soit pas en reste dans la course aux technologies vertes. Le transfert des technologies devrait cibler des technologies vertes qui peuvent aider l'Afrique à exploiter sa riche base de ressources naturelles, mais sans compromettre sa durabilité.
Des ressources supplémentaires seront nécessaires pour maintenir l'Afrique sur la bonne voie vers l'atteinte de ses objectifs de développement. Nous pouvons accroître l'efficacité en adoptant une approche coordonnée. Les nouveaux défis exigent des avancées technologiques, des changements organisationnels, suivi et surveillance, des délibérations participatives, et une attention aux origines de ces défis. Nous devons faire face à ces défis directement et de toute urgence. Il est en effet trop tard pour se contenter de se focaliser sur les symptômes.
L'Afrique dépend de ses ressources naturelles, pour aujourd'hui et pour demain. En attendant la création du fond vert pour l'Afrique dont la BAD est en charge, le changement climatique reste une préoccupation majeure en Afrique, vraisemblablement plus que partout ailleurs, relève l'institution financière africaine. Les agriculteurs et éleveurs ont besoin de terres arables et d'eau. Aujourd'hui, l'expansion de l'agriculture, l'exploitation forestière et la nécessité de bois de chauffage amènent à défricher les forêts et entament la biodiversité. Actuellement, moins de quatre pour cent des ressources potentielles d'eau du continent sont exploitées pour l'irrigation. Parmi les 1,4 milliard de personnes à travers le monde qui n'ont pas accès à l'électricité, 40 pour cent vivent en Afrique, la plupart en Afrique sub-saharienne.
Pour résoudre ces questions et d'autres problématiques, il est nécessaire d'adopter des solutions à long terme, y compris des orientations politiques appropriées, le renforcement des capacités institutionnelles et le déploiement des ressources adéquates. L'accès à l'énergie durable, par exemple, facilite le développement et contribue à la réalisation de plusieurs des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) : réduire de moitié l'extrême pauvreté, diminuer la faim, atténuer la mortalité infantile et maternelle, promouvoir l'égalité de genre et réduire la déforestation. Une meilleure gestion de l'eau est essentielle, tout comme la capacité de stockage pour fournir de l'eau à tous ceux qui en ont besoin d'une manière durable. L'Afrique doit insister pour apporter des modifications aux mécanismes de financement afin de mobiliser les investissements publics et privés pour l'atténuation du changement climatique et l'adaptation, tels que le Mécanisme de développement propre. Avec des ressources supplémentaires, l'adaptation au changement climatique et son atténuation peuvent également présenter une opportunité. Les dirigeants africains ont demandé à la Banque africaine de développement (BAD) de créer un Fonds vert pour l'Afrique où transitera une partie du financement du climat destiné l'Afrique. La Banque travaille actuellement à la création de ce fonds. Une économie verte exploitant l'énorme potentiel de ressources naturelles largement sous-utilisées de l'Afrique représente un changement de paradigme dans la promotion de l'énergie propre, la création d'emplois et la conservation des ressources naturelles. L'économie verte n'est pas un concept nouveau pour l'Afrique. Des exemples de politiques et d'initiatives réussies à travers l'Afrique dans les domaines de l'énergie, l'agriculture et la sylviculture existent et peuvent être partagés avec d'autres pays africains. L'Afrique a également beaucoup à partager avec le reste du monde, à commencer par ses perspectives, les leçons apprises et la richesse de son expérience. Il est également nécessaire de renforcer les structures et les cadres institutionnels de gestion du développement durable, de mettre en place un leadership politique particulièrement solide et engagé, ainsi que les capacités techniques et managériales de coordination et d'élaboration de stratégies basées sur une vision pragmatique partagée sur le long terme. Les ouvernements africains devraient s'engager à améliorer l'environnement de la gouvernance nationale et à investir dans le renforcement des capacités. En outre, le renforcement des partenariats avec des acteurs non traditionnels et le secteur privé, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des pays, serait une façon de mobiliser des ressources et des capacités pour le développement durable. Les partenaires au développement et les donateurs non traditionnels doivent faire davantage usage des systèmes nationaux comme un autre moyen de renforcer les structures institutionnelles des pays, favorisant ainsi l'objectif d'un développement efficace.
L'intégration régionale doit être renforcée davantage. Elle a en effet un rôle crucial dans la promotion de la diversification économique, l'expansion des marchés, la mise en commun et une répartition plus efficace des ressources, ainsi que dans la gestion des questions transfrontalières et de mondialisation ainsi que la solution des difficultés auxquelles le continent est confronté.
Les gouvernements africains doivent également reconnaître le rôle clé joué par la science, la technologie et l'innovation dans la mise en œuvre d'un programme de développement durable. Il est absolument indispensable d'accroitre les investissements dans la science et la technologie pour que l'Afrique ne soit pas en reste dans la course aux technologies vertes. Le transfert des technologies devrait cibler des technologies vertes qui peuvent aider l'Afrique à exploiter sa riche base de ressources naturelles, mais sans compromettre sa durabilité.
Des ressources supplémentaires seront nécessaires pour maintenir l'Afrique sur la bonne voie vers l'atteinte de ses objectifs de développement. Nous pouvons accroître l'efficacité en adoptant une approche coordonnée. Les nouveaux défis exigent des avancées technologiques, des changements organisationnels, suivi et surveillance, des délibérations participatives, et une attention aux origines de ces défis. Nous devons faire face à ces défis directement et de toute urgence. Il est en effet trop tard pour se contenter de se focaliser sur les symptômes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.