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Premiers couacs avec les riverains
Réfugiés syriens à Alger
Publié dans Le Midi Libre le 05 - 08 - 2012

Bien que leur nombre ait sensiblement diminué, les réfugiés syriens qui ont pris l'habitude de «camper» au square Port Saïd à Alger, commencent à connaître leurs premières difficultés avec les riverains ou du moins avec les habitués de la Place. Hier, des échanges verbaux vigoureux ont opposé des Syriens à une poignée d'Algérois. «L'Etat a mis a votre disposition des chalets à Sid Fredj et vous avez refusé de les intégrer, vous n'avez même pas conscience de la faveur qu'on vous accorde, c'est un site dont nous avions toujours rêvé en tant qu'Algériens mais auquel nous n'avons pas droit», fulmine un septuagénaire repéré immédiatement par la chaîne de télévision privée Ennahar pour une interview. «Vous êtes là pour faire votre trafic de devises, vous êtes friqués, allez-y ailleurs pour faire votre manège», lance-t-il. Un jeune vient à la rescousse du vieux : «Voyez-vous, je suis un "âaryane" (va-nus-pieds), j'ai vécu toute ma vie dans la rue, et on ne m'a jamais invité à séjourner à Sidi Fredj». Visiblement désarçonnés, les Syriens qui étaient à peine une quinzaine de personnes, dont une femme tentent d'expliquer que le centre d'accueil de Sidi Fredj comporte des «douches communes» L'un d'eux nous révèle sur le ton de la confidence que «les sacs couchages sont pleins de puces, car le centre était depuis longtemps fermé, nous sommes pris de démangeaisons pendant toute la nuit». A l'autre bout, un groupe de femmes de l'intérieur du pays qui profitait de l'ombrage d'un grand arbre, croient savoir que nos hôtes sont des «Kurdes et non des Syriens». «Ce sont des musulmans, ils ouvrent le droit à notre aide, mais tout doit se faire dans le cadre d'une organisation. «l'Etat se devait de confisquer les papiers de ces gens-là dès leur entrée sur le territoire national», soutient une femme d'un certain âge. Et de poursuivre, «à l'époque où nous endurions les années noires du terrorisme, aucun peuple n'a daigné s'intéresser à nous». Un jeune brandit un journal arabophone qui fait état, à la une, du trafic de dollars auquel se seraient livrés les réfugiés. «On ne comprend pas pourquoi la presse algérienne dit des contrevérités, les journalistes auraient pu se rapprocher de nous puisque nous avions toujours accepté de parler avec eux», déplore un Syrien originaire de Homs. Pourquoi ces réfugiés ont fait le choix de l'Algérie ? «Nous aurions voulu partir au Liban, qui nous est le plus proche, mais l'instabilité de ce pays nous en dissuada ; le second pays de notre préférence, c'est la Jordanie, mais là il faut être réfugié, or nous ne considérons pas comme tels, c'est pour la même raison que nous nous sommes détournés de la Turquie», soutiennent la majorité des personnes qui ont été approchées. D'autres citoyens algériens ne partageaient pas cependant l'avis de ceux qui ont osé s'en prendre à ces infortunés du pays de Bachar al-Assad. «Ils sont là chez nous, sous notre protection, on n'a pas à leur en vouloir, même s'ils ont des choses à régler avec l'Etat», regrette un riverain. La discussion a viré à la polémique sous les yeux des «cambistes», à peine 10 mètres plus loin. Eh oui ! On a tendance à l'oublier, le square Port Saïd abrite la
«véritable» Bourse d'Alger.
Bien que leur nombre ait sensiblement diminué, les réfugiés syriens qui ont pris l'habitude de «camper» au square Port Saïd à Alger, commencent à connaître leurs premières difficultés avec les riverains ou du moins avec les habitués de la Place. Hier, des échanges verbaux vigoureux ont opposé des Syriens à une poignée d'Algérois. «L'Etat a mis a votre disposition des chalets à Sid Fredj et vous avez refusé de les intégrer, vous n'avez même pas conscience de la faveur qu'on vous accorde, c'est un site dont nous avions toujours rêvé en tant qu'Algériens mais auquel nous n'avons pas droit», fulmine un septuagénaire repéré immédiatement par la chaîne de télévision privée Ennahar pour une interview. «Vous êtes là pour faire votre trafic de devises, vous êtes friqués, allez-y ailleurs pour faire votre manège», lance-t-il. Un jeune vient à la rescousse du vieux : «Voyez-vous, je suis un "âaryane" (va-nus-pieds), j'ai vécu toute ma vie dans la rue, et on ne m'a jamais invité à séjourner à Sidi Fredj». Visiblement désarçonnés, les Syriens qui étaient à peine une quinzaine de personnes, dont une femme tentent d'expliquer que le centre d'accueil de Sidi Fredj comporte des «douches communes» L'un d'eux nous révèle sur le ton de la confidence que «les sacs couchages sont pleins de puces, car le centre était depuis longtemps fermé, nous sommes pris de démangeaisons pendant toute la nuit». A l'autre bout, un groupe de femmes de l'intérieur du pays qui profitait de l'ombrage d'un grand arbre, croient savoir que nos hôtes sont des «Kurdes et non des Syriens». «Ce sont des musulmans, ils ouvrent le droit à notre aide, mais tout doit se faire dans le cadre d'une organisation. «l'Etat se devait de confisquer les papiers de ces gens-là dès leur entrée sur le territoire national», soutient une femme d'un certain âge. Et de poursuivre, «à l'époque où nous endurions les années noires du terrorisme, aucun peuple n'a daigné s'intéresser à nous». Un jeune brandit un journal arabophone qui fait état, à la une, du trafic de dollars auquel se seraient livrés les réfugiés. «On ne comprend pas pourquoi la presse algérienne dit des contrevérités, les journalistes auraient pu se rapprocher de nous puisque nous avions toujours accepté de parler avec eux», déplore un Syrien originaire de Homs. Pourquoi ces réfugiés ont fait le choix de l'Algérie ? «Nous aurions voulu partir au Liban, qui nous est le plus proche, mais l'instabilité de ce pays nous en dissuada ; le second pays de notre préférence, c'est la Jordanie, mais là il faut être réfugié, or nous ne considérons pas comme tels, c'est pour la même raison que nous nous sommes détournés de la Turquie», soutiennent la majorité des personnes qui ont été approchées. D'autres citoyens algériens ne partageaient pas cependant l'avis de ceux qui ont osé s'en prendre à ces infortunés du pays de Bachar al-Assad. «Ils sont là chez nous, sous notre protection, on n'a pas à leur en vouloir, même s'ils ont des choses à régler avec l'Etat», regrette un riverain. La discussion a viré à la polémique sous les yeux des «cambistes», à peine 10 mètres plus loin. Eh oui ! On a tendance à l'oublier, le square Port Saïd abrite la
«véritable» Bourse d'Alger.


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