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L'absence de communication ou l'ignorance de l'autre ?
La générale de la pièce Choukhous Moutaqatiaâ présentée au TNA
Publié dans Le Midi Libre le 15 - 06 - 2014

La générale de la pièce de théâtre Choukhous Moutaqatiaâ (personnages croisés) a été présentée jeudi à Alger, au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), dans un univers tragique qui a dépeint l'absence de communication dans une société où des trajectoires de vie se croisent dans l'indifférence et l'ignorance de l'autre.
La générale de la pièce de théâtre Choukhous Moutaqatiaâ (personnages croisés) a été présentée jeudi à Alger, au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), dans un univers tragique qui a dépeint l'absence de communication dans une société où des trajectoires de vie se croisent dans l'indifférence et l'ignorance de l'autre.
Ecrit et mis en scène par Hamid Gouri, le spectacle confronte cinq histoires indépendantes les unes des autres, mettant en valeur cinq personnages tourmentés chacun par une histoire singulière et dramatique qu'il a eu à subir.
Le délabrement des lieux de culture, la marginalisation de l'élite intellectuelle, les espoirs perdus de l'artiste et l'aspiration à plus de liberté d'un journaliste accablé par l'incertitude, sont autant de symptômes d'une société en détresse, traités dans une trame fragmentée avec comme seul dénominateur commun, l'adversité. Djahida Meslem, Louiza Habani, Zihar Lounis, Lyès Boulaâraf et Hichem Kihal (également assistant à la mise en scène), respectivement, l'ancienne journaliste,
Antigone la révolutionnaire, Barbie l'étudiante aux moeurs légères, Baby, le terroriste repenti et l'artiste amoureux de Shakespeare ont porté le texte de manière fort brillante se donnant comme réplique de transition dans les dialogues, le désarroi, l'amertume et le désespoir. Bien que rendues dans l'Arabe classique ou le dialecte algérois, les différentes histoires se ressemblaient dans les tourments et le mal être qu'elles véhiculaient, et ce, en dépit également — pour certaines d'entre elles — des appels faits à l'endroit du théâtre universel.
Ces derniers choix de l'auteur-metteur en scène sont motivés par la nécessité de montrer que tout est dans l'irrationnel, arguant que le manque de communication n'est pas le méfait des cultures ou de l'histoire, mais celui de l'individu dans sa profondeur quelles que soient son origine et son appartenance. Les comédiens ont relativement bien incarné leurs personnages respectifs, chacun d'eux faisant part de sa détresse et son errance — sans pour autant se soucier des angoisses des autres — dans des échanges inscrits dans le théâtre de la cruauté pour la transmission de l'urgence.
Le déchirement de la société a été répercuté dans la scénographie, signée Mohamed Laouadi, qui, dans un décor unique a su illustrer les préoccupations des protagonistes et leur prédisposition à prendre des options suicidaires telles que défier les hautes mers dans leur intentions de s'exiler. La musique montée avec des extraits de chansons célèbres de différentes époques, faisait corps avec la sémantique des narrations et les complétait, allant de Seloua, diva de la chanson algérienne, pour évoquer la nostalgie des temps passés, la musique turque pour le rêve, Cheb Khaled et Souad Massi pour les contraintes des temps présents.
Le public, pas très nombreux mais attentionné a pu apprécier le spectacle dont les conflits sont restés dans la réflexion, avec du répondant par moments, pour appuyer les passages de la pièce qui lui semblaient pertinents. Le spectacle Choukhous Moutaqatiâa est produit par la Coopérative culturelle et artistique Port Said, après El Falta, El Kaïda Hlima - Monserrat- et Wazir ou Rabi K'bir.
Ecrit et mis en scène par Hamid Gouri, le spectacle confronte cinq histoires indépendantes les unes des autres, mettant en valeur cinq personnages tourmentés chacun par une histoire singulière et dramatique qu'il a eu à subir.
Le délabrement des lieux de culture, la marginalisation de l'élite intellectuelle, les espoirs perdus de l'artiste et l'aspiration à plus de liberté d'un journaliste accablé par l'incertitude, sont autant de symptômes d'une société en détresse, traités dans une trame fragmentée avec comme seul dénominateur commun, l'adversité. Djahida Meslem, Louiza Habani, Zihar Lounis, Lyès Boulaâraf et Hichem Kihal (également assistant à la mise en scène), respectivement, l'ancienne journaliste,
Antigone la révolutionnaire, Barbie l'étudiante aux moeurs légères, Baby, le terroriste repenti et l'artiste amoureux de Shakespeare ont porté le texte de manière fort brillante se donnant comme réplique de transition dans les dialogues, le désarroi, l'amertume et le désespoir. Bien que rendues dans l'Arabe classique ou le dialecte algérois, les différentes histoires se ressemblaient dans les tourments et le mal être qu'elles véhiculaient, et ce, en dépit également — pour certaines d'entre elles — des appels faits à l'endroit du théâtre universel.
Ces derniers choix de l'auteur-metteur en scène sont motivés par la nécessité de montrer que tout est dans l'irrationnel, arguant que le manque de communication n'est pas le méfait des cultures ou de l'histoire, mais celui de l'individu dans sa profondeur quelles que soient son origine et son appartenance. Les comédiens ont relativement bien incarné leurs personnages respectifs, chacun d'eux faisant part de sa détresse et son errance — sans pour autant se soucier des angoisses des autres — dans des échanges inscrits dans le théâtre de la cruauté pour la transmission de l'urgence.
Le déchirement de la société a été répercuté dans la scénographie, signée Mohamed Laouadi, qui, dans un décor unique a su illustrer les préoccupations des protagonistes et leur prédisposition à prendre des options suicidaires telles que défier les hautes mers dans leur intentions de s'exiler. La musique montée avec des extraits de chansons célèbres de différentes époques, faisait corps avec la sémantique des narrations et les complétait, allant de Seloua, diva de la chanson algérienne, pour évoquer la nostalgie des temps passés, la musique turque pour le rêve, Cheb Khaled et Souad Massi pour les contraintes des temps présents.
Le public, pas très nombreux mais attentionné a pu apprécier le spectacle dont les conflits sont restés dans la réflexion, avec du répondant par moments, pour appuyer les passages de la pièce qui lui semblaient pertinents. Le spectacle Choukhous Moutaqatiâa est produit par la Coopérative culturelle et artistique Port Said, après El Falta, El Kaïda Hlima - Monserrat- et Wazir ou Rabi K'bir.


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