Ouverture des inscriptions aux exportateurs algériens    La stabilité politique et les crises sécuritaires, préoccupations de l'UA    Des vents forts mercredi et jeudi sur plusieurs wilayas    L'Algérie s'engage pour un transport maritime à faible empreinte carbone    Vers un système national moderne et attractif pour l'investissement    Les demandeurs algériens soumis à une nouvelle obligation    « Nous ne reculerons pas ! »    Des relations ''au beau fixe''    Cinq morts et 166 blessés en 24 heures    Le Togolais Agbagno s'engage avec le CS Constantine    L'Algérie s'impose devant la Guinée et se qualifie à la phase finale    Le nombre des réfugiés a triplé en Europe    Slimane Moula décroche son billet pour les Mondiaux sur 800 mètres    L'auteur du vol d'une somme d'argent de l'intérieur d'une voiture dans les mailles de la police    Un antique parchemin de médecine surgit    Noureddine Kour annonce sa participation    Monument de la littérature algérienne    Le président de la République souligne l'importance de l'amendement technique de la Constitution    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Deux juges français à Alger
Affaire des moines de Tibhirine
Publié dans Le Midi Libre le 13 - 10 - 2014

L'affaire de l'assassinat des moines de Tibhirine revient au devant de l'actualité. Deux juges français, qui enquêtent sur cette affaire pour la partie française, sont, en effet, depuis hier à Alger. Les deux magistrats français vont ainsi assister, à l'autopsie des têtes des sept moines de Tibhirine, assassinés en 1996 par les groupes terroristes armés (GIA).
L'affaire de l'assassinat des moines de Tibhirine revient au devant de l'actualité. Deux juges français, qui enquêtent sur cette affaire pour la partie française, sont, en effet, depuis hier à Alger. Les deux magistrats français vont ainsi assister, à l'autopsie des têtes des sept moines de Tibhirine, assassinés en 1996 par les groupes terroristes armés (GIA).
Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère près de Médéa (90 kilomètres au sud d'Alger).
Un assassinat qui n'a cessé, depuis, de défrayer la chronique. En effet, si pour les Algériens les coupables de ce rapt et de cet odieux assassinat sont connus puisque il s'agit des hordes terroristes, la partie française, en revanche, continue de cultiver le doute sur les auteurs de cet acte terroriste. En effet, longtemps les Français ont longtemps soutenu la thèse de la bavure de l'armée algérienne et ils sont allés jusqu'à insinuer que cet acte a été fomenté par les services secrets algériens. Une thèse réfutée avec force par le gouvernement algérien.
La justice algérienne s'est elle aussi saisie du dossier puisque l'affaire est instruite par un magistrat près la cour d'Alger. La visite en Algérie des juges antiterroristes français Nathalie Poux et Marc Trévidic durera deux jours, soit les 12 et 13 octobre, alors que certaines sources soutiennent que les deux magistrats français séjourneront une semainedans le cadre de cette enquête. Ce voyage des juges français a fait l'objet de longues tractations entre Alger et Paris. Cette visite, qui était initialement prévue au mois de mars, a été reportée à deux reprises.
Marc Trévidic qui a déjà effectué un séjour en Algérie, souhaite, selon ce qu'il a déjà déclaré, qu'une analyse soit effectuée sur la base des têtes des sept moines, pour scruter de possibles impacts de balles et finalement savoir s'ils ont été tués avant leur décapitation. Mais en accord avec Alger cette analyse devrait être pratiquée par des experts algériens, et les juges français devraient avoir le droit d'y assister.
«Parfois, des éléments scientifiques, ce n'est pas mal pour y voir clair. Franchement, j'attends que les experts nous donnent enfin des données. C'est anormal que dans une affaire criminelle de cette taille, il n'y ait jamais eu d'autopsie. Mieux vaut tard que jamais» a tout récemment déclaré le juge Trévidic. Ce dernier a, en outre, demandé à auditionner plusieurs témoins.
Dans cette affaire la justice algérienne devrait aussi entendre des témoins français. Le juge d'instruction algériendevrait auditionner, dans les prochains jours, deux témoins français qui ont joué un rôle clé dans cette affaire. Selon certaines sources il s'agirait de Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var, et Jacques Dewatre, ancien patron de la Direction de la sécurité extérieure.
Pour d'autres sources les deux témoins sont Pierre Le Doaré, ancien chef d'antenne des services secrets français à Alger (1994-1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var. «Aucun différend n'opposait l'Algérie et la France concernant l'enquête sur l'assassinat des sept moines de Tibhirine» a indiqué Tayeb Louh, ministre de la Justice, soulignant que « les juges algériens et français chargés du dossier travaillaient en parfaite collaboration ».
Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère près de Médéa (90 kilomètres au sud d'Alger).
Un assassinat qui n'a cessé, depuis, de défrayer la chronique. En effet, si pour les Algériens les coupables de ce rapt et de cet odieux assassinat sont connus puisque il s'agit des hordes terroristes, la partie française, en revanche, continue de cultiver le doute sur les auteurs de cet acte terroriste. En effet, longtemps les Français ont longtemps soutenu la thèse de la bavure de l'armée algérienne et ils sont allés jusqu'à insinuer que cet acte a été fomenté par les services secrets algériens. Une thèse réfutée avec force par le gouvernement algérien.
La justice algérienne s'est elle aussi saisie du dossier puisque l'affaire est instruite par un magistrat près la cour d'Alger. La visite en Algérie des juges antiterroristes français Nathalie Poux et Marc Trévidic durera deux jours, soit les 12 et 13 octobre, alors que certaines sources soutiennent que les deux magistrats français séjourneront une semainedans le cadre de cette enquête. Ce voyage des juges français a fait l'objet de longues tractations entre Alger et Paris. Cette visite, qui était initialement prévue au mois de mars, a été reportée à deux reprises.
Marc Trévidic qui a déjà effectué un séjour en Algérie, souhaite, selon ce qu'il a déjà déclaré, qu'une analyse soit effectuée sur la base des têtes des sept moines, pour scruter de possibles impacts de balles et finalement savoir s'ils ont été tués avant leur décapitation. Mais en accord avec Alger cette analyse devrait être pratiquée par des experts algériens, et les juges français devraient avoir le droit d'y assister.
«Parfois, des éléments scientifiques, ce n'est pas mal pour y voir clair. Franchement, j'attends que les experts nous donnent enfin des données. C'est anormal que dans une affaire criminelle de cette taille, il n'y ait jamais eu d'autopsie. Mieux vaut tard que jamais» a tout récemment déclaré le juge Trévidic. Ce dernier a, en outre, demandé à auditionner plusieurs témoins.
Dans cette affaire la justice algérienne devrait aussi entendre des témoins français. Le juge d'instruction algériendevrait auditionner, dans les prochains jours, deux témoins français qui ont joué un rôle clé dans cette affaire. Selon certaines sources il s'agirait de Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var, et Jacques Dewatre, ancien patron de la Direction de la sécurité extérieure.
Pour d'autres sources les deux témoins sont Pierre Le Doaré, ancien chef d'antenne des services secrets français à Alger (1994-1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var. «Aucun différend n'opposait l'Algérie et la France concernant l'enquête sur l'assassinat des sept moines de Tibhirine» a indiqué Tayeb Louh, ministre de la Justice, soulignant que « les juges algériens et français chargés du dossier travaillaient en parfaite collaboration ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.