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Vers la paralysie de l'économie algérienne ?
Crise de liquidité
Publié dans Le Midi Libre le 07 - 07 - 2020

Dû à la conjoncture actuelle, marquée par une crise économique ainsi qu'une crise sanitaire sans précédent, les banques algériennes sont poussées à geler certains crédits aux entreprises, en raison du manque de liquidité qui touche l'Algérie en ce moment. Les conséquences pourraient être terribles, surtout pour un secteur qui est appelé à soutenir la reprise post-Covid-19
Dû à la conjoncture actuelle, marquée par une crise économique ainsi qu'une crise sanitaire sans précédent, les banques algériennes sont poussées à geler certains crédits aux entreprises, en raison du manque de liquidité qui touche l'Algérie en ce moment. Les conséquences pourraient être terribles, surtout pour un secteur qui est appelé à soutenir la reprise post-Covid-19
La crise de liquidité en Algérie commence à avoir des répercussions sur les Algériens, notamment les entreprises. Dans un communiqué rendu public ce lundi 29 juin, Algérie Poste a indiqué que les retraits en espèces auprès des bureaux de poste sont exceptionnellement suspendus pour les personnes morales, titulaires de comptes courants postaux (CCP). Algérie Poste explique cette démarche par la volonté de faciliter aux citoyens les retraits en espèces de leurs salaires, allocations et pensions de retraite, et indique que cette décision a été prise suite aux instructions de président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Par conséquent, les entreprises ne peuvent retirer d'argent liquide de la poste. Cette dernière informe cependant que "ces personnes morales peuvent bénéficier des moyens de paiement scripturaux disponibles, moyennant l'utilisation de chèques certifiés, de virements de compte à compte ou de la présentation d'un chèque postal à l'encaissement via le système de télé compensation avec la place bancaire". En plus de la chute continue du cours du baril de pétrole depuis 2014, la situation s'est surtout aggravée avec la pandémie du coronavirus qui, en faisant chuter la demande mondiale des hydrocarbures à un niveau très bas, a amplifié la chute du cours du baril à un niveau inquiétant pour les pays dont les économies reposent sur la rente pétrolière, comme l'Algérie. Ceci aggrave le déficit de la balance des paiements et se traduit par un recul de la masse monétaire et donc des liquidités en circulation.
On peut aussi parler de l'arrêt du financement non conventionnel pratiqué par l'ancien régime qui, entre novembre 2017 et décembre 2019, a imprimé près de 6.500 milliards de dinars. Une pratique qui a été suspendue en début d'année par le nouveau gouvernement d'Abdelmadjid Tebboune, alors que le déficit budgétaire est de plus en plus important et que les autorités algériennes refusent l'alternative de la dette extérieure. Enfin, il y a bien évidemment l'importance du marché informel que la conjoncture politique et économique favorise. Sami Agli, président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), soulignait en mars dernier que 80 milliards de dollars circulaient sur le marché informel en Algérie. Plus récemment, c'est le président de la République qui révélait que les liquidités en circulation dans le circuit informel représentent entre 6.000 et 10.000 milliards de dinars. En clair, une grosse partie de l'épargne qui devrait se retrouver dans le circuit bancaire demeure dans le marché parallèle. L'institution postale a tenu à rassurer sa clientèle en affirmant que "la disponibilité des liquidités dans tous les bureaux de poste est garantie par notamment l'installation d'une cellule chargée du suivi quotidien de la disponibilité des fonds au niveau des bureaux de poste, composée des représentants du secteur de la poste et des télécommunications et de la Banque d'Algérie".
Le communiqué de la poste conclut que "cette période exceptionnelle constitue une réelle opportunité pour promouvoir davantage l'utilisation de la monnaie scripturale et des moyens de paiement électroniques par l'ensemble des citoyens, afin de rationaliser les retraits en espèces". Cette décision parvient au moment ou le ministre des finances a affirmé que le niveau de liquidités au sein des banques est acceptable.
La crise de liquidité en Algérie commence à avoir des répercussions sur les Algériens, notamment les entreprises. Dans un communiqué rendu public ce lundi 29 juin, Algérie Poste a indiqué que les retraits en espèces auprès des bureaux de poste sont exceptionnellement suspendus pour les personnes morales, titulaires de comptes courants postaux (CCP). Algérie Poste explique cette démarche par la volonté de faciliter aux citoyens les retraits en espèces de leurs salaires, allocations et pensions de retraite, et indique que cette décision a été prise suite aux instructions de président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Par conséquent, les entreprises ne peuvent retirer d'argent liquide de la poste. Cette dernière informe cependant que "ces personnes morales peuvent bénéficier des moyens de paiement scripturaux disponibles, moyennant l'utilisation de chèques certifiés, de virements de compte à compte ou de la présentation d'un chèque postal à l'encaissement via le système de télé compensation avec la place bancaire". En plus de la chute continue du cours du baril de pétrole depuis 2014, la situation s'est surtout aggravée avec la pandémie du coronavirus qui, en faisant chuter la demande mondiale des hydrocarbures à un niveau très bas, a amplifié la chute du cours du baril à un niveau inquiétant pour les pays dont les économies reposent sur la rente pétrolière, comme l'Algérie. Ceci aggrave le déficit de la balance des paiements et se traduit par un recul de la masse monétaire et donc des liquidités en circulation.
On peut aussi parler de l'arrêt du financement non conventionnel pratiqué par l'ancien régime qui, entre novembre 2017 et décembre 2019, a imprimé près de 6.500 milliards de dinars. Une pratique qui a été suspendue en début d'année par le nouveau gouvernement d'Abdelmadjid Tebboune, alors que le déficit budgétaire est de plus en plus important et que les autorités algériennes refusent l'alternative de la dette extérieure. Enfin, il y a bien évidemment l'importance du marché informel que la conjoncture politique et économique favorise. Sami Agli, président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), soulignait en mars dernier que 80 milliards de dollars circulaient sur le marché informel en Algérie. Plus récemment, c'est le président de la République qui révélait que les liquidités en circulation dans le circuit informel représentent entre 6.000 et 10.000 milliards de dinars. En clair, une grosse partie de l'épargne qui devrait se retrouver dans le circuit bancaire demeure dans le marché parallèle. L'institution postale a tenu à rassurer sa clientèle en affirmant que "la disponibilité des liquidités dans tous les bureaux de poste est garantie par notamment l'installation d'une cellule chargée du suivi quotidien de la disponibilité des fonds au niveau des bureaux de poste, composée des représentants du secteur de la poste et des télécommunications et de la Banque d'Algérie".
Le communiqué de la poste conclut que "cette période exceptionnelle constitue une réelle opportunité pour promouvoir davantage l'utilisation de la monnaie scripturale et des moyens de paiement électroniques par l'ensemble des citoyens, afin de rationaliser les retraits en espèces". Cette décision parvient au moment ou le ministre des finances a affirmé que le niveau de liquidités au sein des banques est acceptable.


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