Réception de 384 bus au port de Mostaganem    «La fidélité aux martyrs, fondement des réalisations de l'Algérie nouvelle»    L'urgence d'améliorer la gouvernance    Atteindre les 10 millions de passagers en 2026    L'Algérie et le Nicaragua explorent de nouvelles opportunités d'investissement    «Le FMI (France-Maroc-Israël) complote contre ta patrie»    L'islamophobie gagne du terrain en Europe    Les pays arabes condamnent la décision de l'occupation de classer les terres en Cisjordanie comme des terres domaniales    Belhocini en tête du classement des buteurs    Un Ramadhan dans les meilleures conditions    Le DG des Douanes inaugure le siège d'une brigade polyvalente    Un ouvrier chute dans la fosse d'un ascenseur en construction    CR Belouizdad : L'attaquant Lotfi Boussouar prolongé jusqu'en 2029    Championnats d'Afrique de badminton : L'Algérie sacrée avec six médailles, dont trois or    Le ministre de la Justice pose la première pierre du projet de réalisation du siège de la cour de justice    Projection du film ''Ahmed Bey'' en présence de la ministre de la Culture et des Arts    Conférence à Alger sous le thème ''Des Chouhada, symboles sans sépultures''    Cheikh Moussa, un imam très respecté, un personnage hors du commun    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



De l'automutilation au suicide
Troubles de la personnalité
Publié dans Le Midi Libre le 20 - 05 - 2008

Même si 10 % des adolescents souffrent de troubles de «personnalité limite», cette clientèle à tendance suicidaire qui s'inflige coupures, brûlures et coups reste bien peu connue du milieu médical. Dans le cadre de leur conférence annuelle, la division de pédopsychiatrie de l'université de Montréal pour enfants ont invité une chercheuse renommée pour démystifier ce qui est aussi appelé borderline personality disorder.
Barbara Stanley, psychologue et scientifique au département de neurosciences de l'Institut psychiatrique de New York et de l'université Columbia, confirme l'urgence de mieux comprendre les personnalités limites. En effet, les trois quarts des patients qui reçoivent ce diagnostic s'automutilent alors que jusqu'à 33 % du total des suicides sont le fait des adolescents atteints de ce type de trouble de la personnalité.
Outre un comportement physique instable, les personnalités limites se caractérisent, selon les médecins, par leurs problèmes émotionnels et par leurs difficultés à créer des liens interpersonnels. «Leurs comportements sont très instables. Ces adolescents tentent de créer des liens d'amitié, mais ça échoue toujours après quelque temps et ils se retrouvent isolés», rapporte Mme Stanley. La dépression, les troubles alimentaires et les problèmes d'anxiété sont souvent associés aux personnalités limites.
Leur donner du soutien est primordial puisque 8,5 % d'entre eux se suicident. Toutefois, ce suivi ne se fait pas sans difficultés: «Je leur parle de leur tentative et ils me répondent aussitôt: "De quoi parlez-vous? C'est arrivé hier. Ça n'arrivera plus jamais!"», confie Mme Stanley.
Autant dans le cas des suicides ratés que dans celui de l'automutilation, ces adolescents cherchent à avoir de l'attention ou à manipuler leur entourage. Ils estiment également qu'ils entament un «nouveau départ» à la suite de leurs actes. «Ils préfèrent subir des douleurs physiques qu'émotionnelles», s'étonne-t-elle.
Les recherches sur les personnalités limites à l'adolescence sont encore peu nombreuses et les médecins n'osent pas tous poser des diagnostics sur des mineurs. «On évite de diagnostiquer des adolescents avec des troubles de la personnalité parce qu'on pense que jusqu'à l'âge de 18 ans, la structure de la personnalité n'est pas encore formée, n'est pas stable», raconte Eric Fombonne, président de la conférence et directeur de l'unité de psychiatrie à l'Hôpital de Montréal pour enfants.
Le trouble de la personnalité limite se retrouve également chez les adultes, mais la prévalence est beaucoup plus forte chez les adolescents. Les chercheurs observent d'ailleurs une hausse du nombre de suicides et de blessures corporelles au sein d'une population de plus en plus jeune. Il y a plein d'occasions de dérailler pour les jeunes qui ont des vulnérabilités. Les systèmes de soutien qui étaient autrefois en place pour guider les adolescents dans leur trajectoire vers la maturité ont changé. Les familles sont moins disponibles, les mères travaillent davantage et, à l'âge de 18 ans, il y a 50 % des adolescents qui vivent avec un seul parent, selon la psychologue.
Les adolescents souffrant de trouble limite s'en sort souvent, mais l'urgence est de déceler leur trouble précocement afin de prévenir toute conduite potentiellement risquée.
Même si 10 % des adolescents souffrent de troubles de «personnalité limite», cette clientèle à tendance suicidaire qui s'inflige coupures, brûlures et coups reste bien peu connue du milieu médical. Dans le cadre de leur conférence annuelle, la division de pédopsychiatrie de l'université de Montréal pour enfants ont invité une chercheuse renommée pour démystifier ce qui est aussi appelé borderline personality disorder.
Barbara Stanley, psychologue et scientifique au département de neurosciences de l'Institut psychiatrique de New York et de l'université Columbia, confirme l'urgence de mieux comprendre les personnalités limites. En effet, les trois quarts des patients qui reçoivent ce diagnostic s'automutilent alors que jusqu'à 33 % du total des suicides sont le fait des adolescents atteints de ce type de trouble de la personnalité.
Outre un comportement physique instable, les personnalités limites se caractérisent, selon les médecins, par leurs problèmes émotionnels et par leurs difficultés à créer des liens interpersonnels. «Leurs comportements sont très instables. Ces adolescents tentent de créer des liens d'amitié, mais ça échoue toujours après quelque temps et ils se retrouvent isolés», rapporte Mme Stanley. La dépression, les troubles alimentaires et les problèmes d'anxiété sont souvent associés aux personnalités limites.
Leur donner du soutien est primordial puisque 8,5 % d'entre eux se suicident. Toutefois, ce suivi ne se fait pas sans difficultés: «Je leur parle de leur tentative et ils me répondent aussitôt: "De quoi parlez-vous? C'est arrivé hier. Ça n'arrivera plus jamais!"», confie Mme Stanley.
Autant dans le cas des suicides ratés que dans celui de l'automutilation, ces adolescents cherchent à avoir de l'attention ou à manipuler leur entourage. Ils estiment également qu'ils entament un «nouveau départ» à la suite de leurs actes. «Ils préfèrent subir des douleurs physiques qu'émotionnelles», s'étonne-t-elle.
Les recherches sur les personnalités limites à l'adolescence sont encore peu nombreuses et les médecins n'osent pas tous poser des diagnostics sur des mineurs. «On évite de diagnostiquer des adolescents avec des troubles de la personnalité parce qu'on pense que jusqu'à l'âge de 18 ans, la structure de la personnalité n'est pas encore formée, n'est pas stable», raconte Eric Fombonne, président de la conférence et directeur de l'unité de psychiatrie à l'Hôpital de Montréal pour enfants.
Le trouble de la personnalité limite se retrouve également chez les adultes, mais la prévalence est beaucoup plus forte chez les adolescents. Les chercheurs observent d'ailleurs une hausse du nombre de suicides et de blessures corporelles au sein d'une population de plus en plus jeune. Il y a plein d'occasions de dérailler pour les jeunes qui ont des vulnérabilités. Les systèmes de soutien qui étaient autrefois en place pour guider les adolescents dans leur trajectoire vers la maturité ont changé. Les familles sont moins disponibles, les mères travaillent davantage et, à l'âge de 18 ans, il y a 50 % des adolescents qui vivent avec un seul parent, selon la psychologue.
Les adolescents souffrant de trouble limite s'en sort souvent, mais l'urgence est de déceler leur trouble précocement afin de prévenir toute conduite potentiellement risquée.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.