A l'occasion de «Mars Bleu», mois de mobilisation et de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, le mouvement associatif El Kheïr Bila Houdoud, présidé par le chirurgien, le docteur Kara Wahib, a organisé une rencontre mercredi dernier à la Faculté de médecine avec les étudiants où sont intervenus les principaux acteurs de la prise en charge pluridisciplinaire. Cette campagne de lutte contre le cancer colorectal intervient dans le cadre du Mois Bleu (mars), lancé par l'Organisation mondiale de la santé. C'est dans cette optique que le directeur de la santé (DSP) en collaboration avec l'association caritative ont lancé cette campagne de sensibilisation pour le dépistage précoce du cancer colorectal intitulé «Mars Bleu». C'est l'oncologue, le docteur Sahmi, qui a ouvert le bal de cette rencontre pour souligner que ce type de pathologie est classé en Algérie en deuxième position après le cancer du poumon chez l'homme et le cancer du sein chez la femme et que la situation épidémique de ce cancer est redevenue alarmante par le nombre croissant de malades. L'oncologue, le docteur Negadi, a démontré dans sa communication que la mortalité liée à ce cancer peut être réduite grâce au dépistage. «Le cancer colorectal, dit-elle, est généralement précédé par des lésions bénignes qui, si elles sont traitées précocement, éviteront la survenue d'un cancer.» Le spécialiste en anatomopathologie, le docteur Benchaïb, dira que les symptômes qui doivent amener à consulter sont la présence de sang dans les selles qui seront analysées dans un laboratoire, en outre, les modifications du transit intestinal et l'apparition des douleurs abdominales non expliquées. De leur côté, les professeurs Benkada et Benchikh ont abordé dans leurs communications respectives le traitement médical dans la prise en charge du cancer colorectal et la prise en charge chirurgicale de cette maladie ; ils ont également donné des conseils de prévention au quotidien pour réduire le risque du cancer colorectal. Entre-temps, tous les médecins spécialistes ont recommandé fortement à la population âgée de plus de 50 ans de discuter avec son médecin du cancer colorectal. L'important, c'est de pouvoir intervenir tôt ou avant que le cancer ne se développe. A. B.