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A FONDS PERDUS
�La Corr�ze avant le Zamb�ze� Par Ammar Belhimer [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 08 - 06 - 2010

Le sommet �politique� de l�Union pour la M�diterran�e, pr�vu pour aujourd�hui, mardi 8 juin, � Barcelone est finalement repouss� � novembre prochain. Dans cette perspective, la Commission des Affaires �trang�res du Parlement europ�en a rendu public, le 20 mai dernier, un rapport pr�par� sous la direction du d�put� socialiste fran�ais, Vincent Peillon.
Le document comporte principalement une proposition de r�solution du Parlement europ�en demandant �aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UPM de tout mettre en �uvre pour faire de ce rendez-vous, apr�s deux ann�es difficiles, une r�ussite pour la mise en route des institutions de l'UPM et la mise en �uvre des grands projets et progresser dans tous les chapitres de la coop�ration euro-m�diterran�enne �. En r�alit�, le texte dresse un s�v�re bilan d�un projet qui semble �tre mort-n�. L�Europe a ouvert les yeux sur son voisinage m�ridional apr�s avoir accompli la t�che historique de r�unification du continent par son �largissement � l�Est. Cette ouverture ne suffit cependant pas � construire un ensemble homog�ne, en d�pit de la proximit� g�ographique. En effet, depuis son lancement par le sommet de Paris pour la M�diterran�e, tenu � Paris le 13 juillet 2008, le projet semble faire du surplace. Il faut dire que la France n�a pas les moyens (notamment financiers) de ses ambitions et se trouve sans cesse rel�gu�e dans le peloton de t�te, l�Allemagne fait cavalier seul et affirme un nouveau leadership, les �conomies de la rive Sud (� l�exception de l�Italie) sont en faillite, les d�ficits publics se creusent, tout semble inverser les r�les : c�est l�Europe qui a besoin des pays de la rive Sud, notamment p�troliers, et non le contraire, alors que de nouveaux partenaires plus propices au partage frappent � leurs portes. La crise aidant, les deux innovations majeures de l'UPM � l'une institutionnelle (copr�sidence, comit� conjoint permanent, secr�tariat de l'UPM), l'autre op�rationnelle (projets int�grateurs) �, devant fonctionner de mani�re efficace et transparente avec pour souci op�ratoire �de ne pas multiplier ni superposer les instruments politiques et les niveaux institutionnels d�j� existants�, ces deux innovations sont donc rest�es lettre morte. C�est pourquoi, �l'Europe perd progressivement son influence culturelle aupr�s de ses partenaires m�diterran�ens�, alors que les disparit�s entre les Etats membres de l'Union europ�enne et les pays tiers m�diterran�ens se font croissantes et les difficult�s structurelles �pr�occupantes�. Le sommet de Paris avait arr�t� six grands secteurs strat�giques horizontaux : la protection civile, les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres, la d�pollution de la M�diterran�e, le plan solaire m�diterran�en, l'Initiative pour l'expansion des affaires en M�diterran�e et l'universit� euro-m�diterran�enne. Aucune de ces priorit�s inscrites au projet initial, pourtant largement consensuelles, n�a progress� d�un iota du fait de l�action de l�UPM. Le peu qui a �t� retenu n�a pas �t� suivi d�effet. Or, comme le rappelle le Parlement europ�en, les aspects socio-�conomiques, commerciaux et �nerg�tiques, tels que les investissements directs �trangers, l'emploi, l'efficacit� �nerg�tique, l'�conomie informelle ou la r�duction de la pauvret�, avaient �galement �t� n�glig�s dans la d�claration de Paris. Plus fondamentalement, en termes de d�marche, pour le Parlement europ�en, la cr�ation de l'UPM, n�a pas combl� �l'absence de d�finition claire de la politique m�diterran�enne de l'UE et de vision strat�gique � long terme pour le d�veloppement et la stabilisation de la r�gion�. Constatant que les �changes Sud-Sud ne repr�sentant que 6 % des �changes commerciaux, il rappelle l'int�r�t de ces pays � intensifier leurs relations et leurs �changes afin de constituer un �p�le �conomique uni, fort et attractif� pour les investisseurs, � m�me de d�fendre les int�r�ts de la r�gion et de valoriser son d�veloppement � ce qui �g�n�rerait de v�ritables b�n�fices pour les citoyens et am�liorerait le climat politique dans la r�gion�. �La Corr�ze avant le Zamb�ze�, disaient les ultras fran�ais dans les ann�es 1960. Sans Maghreb, le gain escompt� des accords avec l�UE est pratiquement nul. Dix ans de partenariat n�ont fait qu�accro�tre le foss� des revenus entre pays de l�UE et nations du pourtour m�diterran�en et les PIB des pays du Sud atteignent � peine 18% de ceux des Etats des Vingt-Cinq. Par ailleurs, le co�t du �non Maghreb� � �valu� par le FMI � un pr�cieux point de croissance annuelle du PIB (le Premier ministre tunisien Ghennouchi l��value m�me � deux points) � condamne les pays de l�UMA au rapprochement �conomique, quels que soient leurs int�r�ts �tribaux� du moment (dixit A�t Ahmed). Apr�s le bilan, viennent les propositions crois�es de trois commissions comp�tentes. Revenant sur �un lancement controvers� et deux ann�es successives de relatif blocage� et souhaitant apporter sa contribution � la r�ussite de ce sommet, �d�terminant pour l'avenir de l'UPM�, le Parlement europ�en interpelle le deuxi�me sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UPM, qui se tiendra en juin 2010 � Barcelone� sur quatre grandes lignes directrices : primo, b�tir l'UPM sur les acquis de Barcelone (donc veiller � suivre une logique communautaire) ; secundo, avancer concr�tement vers des coop�rations sectorielles et multilat�rales en d�pit des tensions politiques et les conflits r�gionaux en M�diterran�e ; tertio, assurer un fonctionnement efficace, d�mocratique et transparent des deux innovations structurelles � institutionnelle (copr�sidence, secr�tariat, comit� des hauts fonctionnaires) et op�rationnelle (projets int�grateurs) ; quatro, garantir les financements n�cessaires. Le troisi�me point lui semble particuli�rement important : �En vue du sommet de Barcelone, il faudra avancer dans la d�finition de l'architecture institutionnelle et fonctionnelle de l'UPM en veillant au respect des exigences d'efficacit� et de transparence, et notamment clarifier les crit�res de d�cision, de financement et de mise en �uvre des grands projets (�) Le secr�tariat g�n�ral est appel� � devenir la cheville ouvri�re du dispositif. Son efficacit� d�pendra de la capacit� de son personnel � travailler de mani�re ind�pendante�. Pour sa part, l�Allemagne dont le Parlement adoptait, le 21 mai dernier, une loi qui l'engage � consacrer jusqu'� 148 milliards d'euros pour soutenir, par des pr�ts et des garanties, les membres de la zone euro qui ne parviendraient plus � lever des fonds sur les march�s � des taux acceptables, cette Allemagne-l� ne semble pas pr�te � consentir un tra�tre kopek pour un projet g�n�ralement vu comme �tant destin� � assouvir des envies de puissance (perdue) et � �largir l�influence fran�aise en M�diterran�e. L�avis de la Commission de l�industrie, de la recherche et de l��nergie (son rapporteur est Niki Tzavela), avis joint � la proposition de r�solution de la Commission des affaires �trang�res, comp�tente au fond, est beaucoup plus pratique : s�curit� �nerg�tique oblige, elle soutient la promotion des interconnexions trans/euro-m�diteran�ennes dans les secteurs de l'�lectricit�, du gaz et du p�trole et appuie � le d�veloppement d'un corridor gazier m�ridional. De m�me qu�elle r�clame un soutien ��nergique � du plan solaire m�diterran�en visant � accro�tre le recours � l'�nergie solaire et � d'autres sources d'�nergie renouvelable pour produire de l'�lectricit�, avec un objectif ambitieux de 20 GW de capacit� suppl�mentaire install�e d'ici � 2020 et � permettre une �conomie d'�nergie de 20 % dans le Bassin m�diterran�en. L�avis de la Commission du commerce international, dont le rapporteur est Marielle De Sarnez, r�affirme l'importance d'une zone Euromed de libre-�change qui contribue �de fa�on significative � � la paix, � la prosp�rit� et � la s�curit� dans l'ensemble de la r�gion, et � une plus grande int�gration �conomique et territoriale privil�giant la croissance �conomique de la r�gion�. Elle demande que les n�gociations sur la zone de libre-�change se poursuivent � de mani�re concert�e et graduelle �, dans le cadre d'un partenariat �rationnel et pr�visible refl�tant les r�alit�s socio�conomiques de chacun des pays �. Il est enfin souhait� que les accords d'association soient r�vis�s �en tenant compte des besoins nouveaux li�s � la crise financi�re, �conomique et sociale, et aux crises alimentaires et �nerg�tiques � � l'un des objectifs principaux de la cr�ation d'une zone euro-m�diterran�enne de libre-�change devant rester celui d'un commerce au service du d�veloppement et de la r�duction de la pauvret�.
Amen.


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