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Ouyahia écarte tout retrait de Bouteflika
TOURNANT LE DOS À LA REVENDICATION DE LA RUE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 02 - 2019

Le sérail semble tourner le dos à la principale revendication exprimée on ne peut plus clairement par les milliers de manifestants sortis, vendredi dernier, à travers presque l'ensemble du territoire national, qui ont signifié leur refus catégorique d'un cinquième mandat pour le président de la République.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - C'est, encore une fois, à Ahmed Ouyahia auquel a été dévolue la mission de divulguer la lecture faite en haut-lieu des manifestations populaires inédites du week-end dernier, récusant ouvertement un cinquième mandat pour le président de la République, candidat à sa propre succession à l'occasion du scrutin prévu le 18 avril prochain.Et c'est en tant que Premier ministre qu'il l'a fait, hier lundi, devant les députés lors de sa présentation de la déclaration de la politique générale de l'exécutif qu'il coordonne.
«Que ceux qui s'opposent au 5e mandat l'expriment de façon démocratique le jour des élections», a, en effet, tonné Ouyahia comme pour écarter toute option de retrait de Abdelaziz Bouteflika de la course présidentielle du printemps prochain. «La présidentielle aura lieu dans moins de deux mois, chacun choisira librement. Chacun a le droit de défendre son candidat et d'être contre tout autre candidat, les urnes trancheront de manière pacifique et civilisée», a-t-il encore expliqué.
Plus qu'une simple fin de non-recevoir opposée par le pouvoir à la principale requête du peuple sorti le 22 février dernier, Ouyahia a réduit la requête de départ du système qu'il incarne à une simple opération de lifting politique prise en charge par le Président-candidat. Ceci à travers, a-t-il déclaré, «la conférence nationale qui rassemblera tous les partis sans exclusion».
Un conclave «unique en son genre dans l'histoire de l'Algérie. Et chacun exprimera ses idées en toute démocratie», promet encore le Premier ministre qui ne s'est pas privé, même s'il a relevé le caractère pacifique des manifestations de vendredi dernier, d'user de mises en garde quant aux «risques de dérapages dangereux», en appelant, dans la foulée, à «la vigilance face aux appels à manifester d'origine inconnue"
Pour Ouyahia, «l'Algérie a vécu suffisamment de souffrances et connu suffisamment de réformes pour avoir obtenu la possibilité de choisir dans le calme et la paix.»
Une «provocation», selon l'opposition
Cela dit, cette intervention du Premier ministre n'a du tout pas été du goût des députés de l'opposition, ni dans la forme et encore moins dans le fond. Aussi bien pour le FFS, le RCD, le PT, le MSP et autres FJD et Binaa, le gouvernement a «piétiné» une disposition constitutionnelle qui lui dicte la présentation d'une telle déclaration de politique générale annuellement. «Au lieu du bilan d'une année d'exercice, Ouyahia s'est adonné à étaler celui d'une double décennie de règne dans une campagne électorale précoce», s'indigne Nacer Hamdadouche, du MSP. Ceci pour le contenant alors que pour le contenu, l'opposition parlementaire y voit, comme le souligne Atmane Mazouz, un «véritable déni de la réalité quotidienne des Algériens», voire une «véritable provocation à l'égard des Algériens sortis dans les rue pour dénoncer leur gouvernance et la prochaine supercherie électorale en préparation».
Cette provocation, avertit le chef des députés progressistes du RCD, ne sera pas sans réponse de la rue, exprimant son souhait «qu'ils vont se ressaisir», non sans relever un «manque criant de cohésion au sein de l'allégeance».
Pour leur part, les députés du FFS qui gèlent leurs activités parlementaires depuis le fameux putsch contre l'ex-président de l'APN, Saïd Bouhadja, ont organisé un rassemblement dans le hall de l'hémicycle parlementaire.
Eux qui avaient boycotté l'allocution du Premier ministre, ont appelé le peuple algérien «à un boycott massif» des prochaines élections.
Ceci non sans relever ce qu'ils appellent une «dissidence citoyenne pacifique», avertissant dans la foulée, « contre le recours à la force par le pouvoir».
M. K.


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