35 personnes accusées dans des affaires de corruption    Opérateurs algériens et libyens se concertent sur l'impulsion de la coopération bilatérale    Rencontre mardi sur    Pétrole/gaz de schiste : opportunités et risques    Proposition de paix    «La décision de mon exclusion du bureau exécutif est antiréglementaire»    Le DEN satisfait des résultats    Deuxième place pour Reguigui    Démantèlement d'un gang armé spécialisé dans le vol par effraction    Les services douaniers ont enregistré 70 contraventions depuis le début de l'année en cours    Nécessité d'un schéma national de transport pour réduire les accidents de la route    «L'Hommage au jazz» de Noredine Chegrane    Décès du moudjahid Guergour Ahmed    Découverte d'un bain romain dans la commune de Ferkane    Le Mouloudia vidé de ses cadres !    Rien n'est confirmé Algeria 2020    Le président Tebboune ordonne la tenue d'un Conseil interministériel    Le gouvernement dément la mort de manifestants    Ankara veut créer une zone de libre-échange avec l'Algérie    Les vols à destination de la Chine suspendus    11 harraga interceptés au large d'Oran    "Mal négociés", selon Wahiba Bahloul    Visite inopinée de CHerif Omari a la laiterie de birkhadem    Objectif atteint pour les Verts    Marc Lavoine prochainement en concer    avec «force» l'attaque terroriste contre le camp militaire de Sokolo au Mali    M. Davaasuren, Secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères de Mongolie, effectuera une visite de travail en Algérie    Belhimer : consacrer la place de leader de la Télévision publique dans le secteur audiovisuel    Complexe de sidérurgie "Tosyali" d'Oran: le challenge des exportations hors hydrocarbures    Cour suprême: poursuites contre l'ancien wali de Mostaganem Abdelwahid Temmar    Une force africaine en Libye garantira le respect du cessez-le-feu    HADJADJ : Arrestation de 2 vendeurs illicites de boissons alcoolisées    L'EHU d'Oran au chevet des malades de Tiaret    Les consommateurs dénoncent    Découverte d'un bain romain    Nomination de Ahmed Bensebbane à la tête de l'EPTV    Visite d'Erdogan à Alger: le caractère stratégique des relations entre les deux pays réaffirmé    Hand/Tournois de qualification olympique: l'Algérie dans le groupe de l'Allemagne    "Le hirak n'a pas vocation à conquérir le pouvoir"    Lahouazi, Alloune, Khallil et Ferhani sous contrôle judiciaire    Un "terminus" brutal pour la JSK    Liban : le nouveau gouvernement rejeté par la rue    Hirak : discuter pour être indiscutable    5 morts et 32 blessés dans un accident de la circulation    Sortir ...Sortir ...Sortir ...    Deux moi ou la comédie romantique réinventée    Mouvement dans le corps des walis    La présidente par intérim candidate à la présidentielle    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ouyahia écarte tout retrait de Bouteflika
TOURNANT LE DOS À LA REVENDICATION DE LA RUE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 02 - 2019

Le sérail semble tourner le dos à la principale revendication exprimée on ne peut plus clairement par les milliers de manifestants sortis, vendredi dernier, à travers presque l'ensemble du territoire national, qui ont signifié leur refus catégorique d'un cinquième mandat pour le président de la République.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - C'est, encore une fois, à Ahmed Ouyahia auquel a été dévolue la mission de divulguer la lecture faite en haut-lieu des manifestations populaires inédites du week-end dernier, récusant ouvertement un cinquième mandat pour le président de la République, candidat à sa propre succession à l'occasion du scrutin prévu le 18 avril prochain.Et c'est en tant que Premier ministre qu'il l'a fait, hier lundi, devant les députés lors de sa présentation de la déclaration de la politique générale de l'exécutif qu'il coordonne.
«Que ceux qui s'opposent au 5e mandat l'expriment de façon démocratique le jour des élections», a, en effet, tonné Ouyahia comme pour écarter toute option de retrait de Abdelaziz Bouteflika de la course présidentielle du printemps prochain. «La présidentielle aura lieu dans moins de deux mois, chacun choisira librement. Chacun a le droit de défendre son candidat et d'être contre tout autre candidat, les urnes trancheront de manière pacifique et civilisée», a-t-il encore expliqué.
Plus qu'une simple fin de non-recevoir opposée par le pouvoir à la principale requête du peuple sorti le 22 février dernier, Ouyahia a réduit la requête de départ du système qu'il incarne à une simple opération de lifting politique prise en charge par le Président-candidat. Ceci à travers, a-t-il déclaré, «la conférence nationale qui rassemblera tous les partis sans exclusion».
Un conclave «unique en son genre dans l'histoire de l'Algérie. Et chacun exprimera ses idées en toute démocratie», promet encore le Premier ministre qui ne s'est pas privé, même s'il a relevé le caractère pacifique des manifestations de vendredi dernier, d'user de mises en garde quant aux «risques de dérapages dangereux», en appelant, dans la foulée, à «la vigilance face aux appels à manifester d'origine inconnue"
Pour Ouyahia, «l'Algérie a vécu suffisamment de souffrances et connu suffisamment de réformes pour avoir obtenu la possibilité de choisir dans le calme et la paix.»
Une «provocation», selon l'opposition
Cela dit, cette intervention du Premier ministre n'a du tout pas été du goût des députés de l'opposition, ni dans la forme et encore moins dans le fond. Aussi bien pour le FFS, le RCD, le PT, le MSP et autres FJD et Binaa, le gouvernement a «piétiné» une disposition constitutionnelle qui lui dicte la présentation d'une telle déclaration de politique générale annuellement. «Au lieu du bilan d'une année d'exercice, Ouyahia s'est adonné à étaler celui d'une double décennie de règne dans une campagne électorale précoce», s'indigne Nacer Hamdadouche, du MSP. Ceci pour le contenant alors que pour le contenu, l'opposition parlementaire y voit, comme le souligne Atmane Mazouz, un «véritable déni de la réalité quotidienne des Algériens», voire une «véritable provocation à l'égard des Algériens sortis dans les rue pour dénoncer leur gouvernance et la prochaine supercherie électorale en préparation».
Cette provocation, avertit le chef des députés progressistes du RCD, ne sera pas sans réponse de la rue, exprimant son souhait «qu'ils vont se ressaisir», non sans relever un «manque criant de cohésion au sein de l'allégeance».
Pour leur part, les députés du FFS qui gèlent leurs activités parlementaires depuis le fameux putsch contre l'ex-président de l'APN, Saïd Bouhadja, ont organisé un rassemblement dans le hall de l'hémicycle parlementaire.
Eux qui avaient boycotté l'allocution du Premier ministre, ont appelé le peuple algérien «à un boycott massif» des prochaines élections.
Ceci non sans relever ce qu'ils appellent une «dissidence citoyenne pacifique», avertissant dans la foulée, « contre le recours à la force par le pouvoir».
M. K.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.